lundi 5 septembre 2011

POUR TOI LE BLESS2 DE LA R2VOLUTION

Walid et les autres blessés dans jamais je ne vous oublierai ou dans le cadre de" NSITNI" ....
Je reviens de ma visite en tant que médecin chez walid kasraoui dans le cadre de NSITNI
http://www.facebook.com/pages/Nsitni-%D9%86%D8%B3%D9%8A%D8%AA%D9%86%D9%80%D9%8A/2696811630
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un collectif miniscule récent de gens du peuple qui se sont réunis parcequ'il ya encore bavure,laissez pour compte et oubli pour nos martyrs et blessés de la révolution.
Je dois à walid ce texte que je n’arrive pas à sortir et qui bute en moi comme un sanglot étouffé comme une larme qui coince et qui ne lâche pas !
J’arrive dans ce quartier populaire kram ouest que je ne reconnais plus tellement que les maisons inachevées en briques rouges se dressent édentées griffant mal le décor accentuant le contraste avec la banlieue huppée qui lui fait bon dos.
Sa mère m’attend au coin d’une rue et nous remontons ma voiture pour mieux nous aborder.
Elle me raconte son fils, son parcours de vie, ses études interrompues par cette blessure grave qui l’a alité pendant voilà plus de huit mois .Une balle par un policier cagoulé le 13 JANVIER 2011 l’avait atteint de plein fouet après avoir effleuré son cousin ou un voisin, lui faisant éclater sa jambe juste sous le genou.
Un énorme trou fixé par d'horribles barres métalliques et bienheureuses sinon l'amputation comme alternative avec un grand bravo à mes aînés et collègues qui étaient là présents à chaque heure d'avant et aprés la révolution lorsque le couvre feu nous barricadait attérés dans nos maisons . Ce corps fabuleux a joint l'impossible pour ne pas amputer ce membre déflagré dans ses peaux irrapiéçables!Il se bat encore pour lui garder sa jambe trouée de partout comme par une tronçonneuse par cette féraille sophistiqué qui joue le rôle de charpente.
L’abîme jusqu’au moindre sourire à la moindre possibilité de rêver !
Mais de quoi sont faits les rêves d’un môme d’à peine vingt deux ans ?
Walid est un jeune homme calme avenant plutôt mignon qui pourrait faire rêver plus d’un cœur .Un teint mat sur des cheveux noir corbeau mais surtout un regard vif intelligent qui ramasse le mien, me scotche à ses lèvres à son souffle qui se lève et s’abaisse sans jamais rechigner. Nous pouvons composer avec toutes les situations .Nous pouvons maquiller lifter simuler avec exagération mais nous ne pouvons jamais inventer la dignité.
La personne en face de vous l’est ou ne l’est pas et ne le sera jamais.
RESTER DIGNE est une convention qui ne s’octroie pas ne s’achète pas et ne se vend pas !
Walid et sa famille ne laissent transparaître la moindre précarité et sa mam en bonne tun se confond en ces petits gestes que je raffole chez nos démunis.
Ils s’affairent toujours à bien recevoir, se plier en quatre pour honorer leurs invités même à vendre ou à s’endetter chez l’épicier du coin pour ne point manquer à leur devoir d’hôtes.
En aucun cas, il ne me raconte l’enfer mais je le devine au bruit de ses silences, au tintamarre de ses cauchemars en rénimation et en post-réa lors de la première opération puis la seconde lors de la greffe de tissus pour combler la béance faite dans la criminalité.
Criminel est cet ordre de tirer sur les civils fatigués et courroucés pard'interminables années d'’injustice, de précarité, de manque et d' humiliation.
Moins ou plus répréhensible ce cagoulé qui a ajusté dans les pieds la balle tueuse.
Mais sommes-nous dans le registre du procès de flic en action ou dans les suites du processus d’une révolution inachevée avortée scotomisée déviée maltraitée obnubilée par ces razzias et ses mains basses, ce mach de pingpong entre les partis politiques qui se jettent la balle dans un jeu pervers, se partagent le gâteau dans une équité qui rappelle celle des rapaces et des vautours.

En aucune fois, il ne m’a parlé de ses angoisses ou de ses souffrances.
En aucune fois ,il ne m’a soufflé une aumône ou une revendication.
En aucune fois, il ne m’a filtré sa peine ou son mal être.
En aucune fois, il ne m’a raconté les nuits de cauchemar de veille de douleur insupportable à rendre fou que ni les puissants calmants ni les prières de sa mère n’arrivent à calmer.
Demandez à une mère ce que c'est d'avoir son enfant souffrant sous les yeux avec l'incapacité folle crevante dépeçante de ne pouvoir intervenir sauf prier et encore prier..
Demandez à une maman ce que cela coûte en enfer en brûlure en larmes en douleur parcequ'il est là comme un légume un pied dans la vie l'autre dans la mort , le tout barriolé ficelé baillonné de problèmes d'infection, de surinfection, de greffe qui lâche , d'infection encore et de méchantes bêtes invisibles ou invincibles qui viennent manger dans la chair de son môme pour encore le fragiliser et qu'il lui faut combattre à bras de fer d'antibiotiques et de soins affreusement coûteux ou qu'il faut encore trouver l'argent du taxi pour le transporter un jour sur deuxpour les pansements ou encore qu'il faut ....
La galère , la misère des gens ne se raconte pas, elle se vit!
A chaque fois que le moment me devenait intense, son regard me ramassait et me clouait à son chevet.
Alors j’ai observé l’horreur dans son silence, écouté l’effroyable dans sa patience, happé l’insupportable parce qu’il n’a pas de plus insupportable que l’homme en souffrance démuni sans ressource livré seul à lui-même sans rien car « lhomme rapace »a tout pris dévié tout confisqué même le droit aux honneurs de blessé de la sainte révolution qui a balayé la carte du monde opprimé comme par un terrible coup de vent salvateur.
Le gouvernement actuel par acquis de je ne sais, s’est contenté de lui refiler quelques maigres miettes dans l’indélicatesse la plus absolue car d’autres contrées et sous d’autres cieux cela aurait été sous le son des trompettes dans les tribunes de honneurs et avec les gallons !
Les hommes politiques s’en sont vautrés puis s'en sont rapidement lavés les mains, éructés lâchement trop occupés dans leur campagne électorale qui sans ces blessés et ces martyrs n’aurait pu se faire ni même rêver un seul instant.
Le peuple abusé ou désabusé non informé ou peu formé laisse décanter salement le sang de ses enfants sans plainte ni regret !
Alors je dis à walid, dans ma ruine la plus absolue dans ma perte la plus fatidique dans mon désespoir le plus extrême dans ma tristesse la plus profonde , non nous ne te dénigrerons plus , nous sommes là cette poignée infime mais solide pour te soutenir et te tenir la main et s’il te faudra mordre pour ne pas crier lorsque la douleur te devient insupportable, nous te prêterons notre chair pour y mordre dedans mais jamais plus nous ne te laisserons seul face à l'homme opportuniste prédateur et à l’oubli.


ps :pourquoi" nsitni"
parceque nous imposerons le non oubli et la reconnaissance des blessés et de martyrs
parce que nous arracherons la vérité et nous la mettrons au grand jour
parceque nous ne monterons sur aucun cheveau ni échelon
parceque nous nous éclipserons au temps voulu après avoir fait STATUERr nos blessés et nos martyrs dans le mérite et les honneurs qui leur reviennent de droit et en urgence avant toute autre action!

vendredi 19 août 2011

Silence, on tourne ! Nous sommes le 15 aout 2011..


Il est onze heures.
Je suis sur la place Mohamed Ali.
Une cinquantaine de personne chantonnent sans grand bruit quelques slogans comme dans un échauffement timide.
Je ne vois pas de flics ni d’agents de sécurité devant le siege de l’UGGTT.
Des passants traversent la rue en s’arrêtant posent des questions et reprennent leur route.
Je m’adosse avec ma fille sur le mur qui fait le coin avec la rue Mongi slim et celle de la place Mohamed Ali et qui nous fait de l’ombre sous ce soleil tapant d’aouessou(aout).
Il fait particulièrement chaud ce matin.
Il est onze heures ou presque lorsque le sol bouge et que le ciel s’époumone de chants d’abord loin puis de plus en plus rapprochés qui nous arrivent du bas de la rue Mongi Slim.
Une masse sombre avance sur nous .Ce sont les manifestants devant le palais de justice que nous attendions. De Bab Bnet, ils ont remonté à pied la rue de Bab Souikha puis le tunnel pour finaliser à la rue Mongi Slim dans un cortège qui enfle et grossit dans une ambiance allègre pacifique sans précédent. Il n’y a aucune violence aucun casse tout le long des quelques kilomètres à déambuler avant d’arriver jusqu’à nous.
Un cortège digne d’une vierge qu’on marie dans un parfait consentement : celui des avocats dans leur uniforme en premier rang, de quelques partis politiques magnifiquement drapés de couleur du drapeau, des citoyens civils comptant des jeunes beaucoup de jeunes combien beaux de moins jeunes des femmes des hommes et mêmes de vieux.
En chœur et dans une masse unique homogène, nous crions en une seule voix mon slogan préféré :

Naame sanamoutou welékinana sanktaliou edholma minardhina
Oui nous allons mourir mais nous arracherons l’injustice de notre terre
Sans aucune consigne pilotés par un puissant sens inexpliqué d’enivrement , nous nous empruntons la rue qui mène droit sur la grande avenue Habib Bourguiba. Nous traversons les magasins ouverts, leurs vendeurs souriants à leur porte les passants et les caméras des médias professionnels ou d’occasion qui filment dans la bonne humeur la manifestation.
Je suis aux premiers rangs emportée comme aux premiers jours de la révolution en janvier.
Je chante dans un cri et répète avec mes concitoyens les mêmes slogans transportée par la même verve la même poigne la même force. Je ne me reconnais plus.Je ne reconnais plus la femme d’il ya un an si réservée et tellement effacée.
Je suis comme contaminée, le virus de la liberté est si puissant qu’il nous fait oublier la fatigue, le jeûne pour certains car nous sommes au mois de ramadan qu’il est midi et que le soleil frappe toujours chaud en ce mois d’Aout.
Je m’arrête sur les marches de la cathédrale pour attendre une amie sur facebook.
Je regarde défiler amoureusement la masse mouvante .
Nous nous rencontrons finalement .
On a beau dire, cette révolution reste unique car elle a le don de nous souder lorsque tout appelle à la dispersion à nous ramasser lorsque notre effritement est presque imminent. Je me jette dans les bras de Imen , elle se jette dans les miens.
Hilares heureuses comme de vieilles amies et malgré notre différence d’âge , nous sommes en extase .Nous goûtons au délice de la concrétisation du virtuel de l’amitié grâce à un écran fb mais surtout cette bénite révolution.
Nous rejoignons rapidement le groupe qui allonge sa reptation vers le théâtre municipal sous les regards complaisants des militaires et des policiers.
TAC
Je demande à ma compagne l’origine de ce bruit qui ressemble à celui d’une balle.
Elle me dit de ne pas m’en inquiéter et que c juste du fouchik celui que les enfants raffolent à détoner à chaque ramadan .
Une autre détonation et une odeur nauséabonde et combien devenue habituelle à mes narines en de telles occasions, celles des bombes lacrymogènes. Les tirs se succèdent déchirent le ciel et nos espérances dans un effet de surprise désolant.
Il y a des jours qui ne devraient pas se lever !
J’ordonne à ma fille de revenir en arrière ainsi qu’à mon amie Imen. C’était la dernière fois que je la voyais pour la journée.
Nous nous sommes malheureusement perdues aussi vite que retrouvées.
Quelques avocats dans leurs robes noires essayent de nous apaiser et nous demandent de ne pas reculer.
Je deviens sourde pilotée par un unique instinct de survie pour ma gamine que je traîne dans ma folie d’idéal de justice et de liberté.
J’assoie le tout dans une course effrénée et fonçons à deux dans le monoprix d’à côté fraîchement retapé après les pillages du mois de janvier . De mon refuge vitré ,je reste un pas dans la rue un autre vers l’intérieur, la lacrymo fait son effet et du coup, la plupart commence à tousser et pleurer. Nos yeux sont rouges piquent douloureusement ainsi que nos gorges mais la tension est tellement forte que nous sommes comme anesthésiées. La caissière tape mes deux cocas le regard rivé vers le dehors .Ma fille en asperge généreusement tous ceux qui arrivent de la rue à percer le rideau de fer que les agents de la sécurité baissent et lèvent dans des ordres contradictoires.
Nous tous dedans sommes tenus comme dans un même souffle à ces jeunes gens en fuite qui courent vers le haut de la rue Jamel abdenaceur assiégés par de flics sortis de toute part en motos en camions blindés et en civils. L’air n’est plus que lacrymo, le ciel est noir de détonations comme avant un orage mais cette fois en plein milieu d’un soleil brûlant. Nous oublions la faim, la soif et le jeûne, nous n’avons plus d’ouïe de yeux de pouls que pour ces jeunes que les flics pourchassent et qui hurlent et qui crient.
J’en aperçois un que les matons encerclent .IL hurle à genou et haut les mains qu’il est un vendeur ambulant (nassabe)et désigne de tous son corps tremblant sa marchandise éparpillée.
Nous tremblons lâchement pour lui mais nous nous calfeutrons fortement derrière notre porte métallique .
Le silence est compromis lâcheté et couardise..
Le silence est attente et fractionnement..
Le silence est mort à petit feu.
Nous jonglons comme des bêtes en cage vers les deux grandes portes du centre commercial l’une qui ouvre sur la rue charles de gaulles, l’autre sur la rue Jamel abdenaceur.
Des deux rues, l’une n’a rien à envier à l’autre :même topo même scènes de lâcheté et de méprise même raids violents de la part des policiers .
Il y a plus d’une heure que nous sommes là enfouis comme des rats.
Le ton monte , l’énervement commence à gagner.
Nous commençons à entendre des tirs de pierre.
J’engage un million de yeux vers les deux rues, le spectacle est désolation.
Les rues sont vides .
De part et d’autres se tiennent à coup de tirs les flics et les manifestants.
Cette fois, ils ne sont plus que des jeunes bien enrôlés aux jets de pierre et à la course.
Une avalanche de projectile répond aux tirs de bombes de lacrymo.
Certains soufflent que des balles réelles circulent chez les policiers, d’autres que ce sont des balles en plastiques. Nous regardons un jeune homme d’à peine vingt ans défier seul et mains nues un casque bleu caché derrière une armature blindée. Ses collègues s’amènent et violentent le jeune homme de leurs matraques.
Je hurle je pleure psalmodie des versets du coran mais rien ne sort de ma gorge et l’enfant continue à se faire tabasser tête haute en hurlant sa colère et son indignation. Ils sont à plus d’une dizaine pour le fourrer dans leur camion blindé.IL continue à se débattre vaillamment mais que peut la souris devant le géant.
Petit est celui qui se prend pour hercule lorsque blindé, il se mesure à un nain un sans arme un pacifique qui manifeste et qui ne possède que le son de sa voix pour riposter au son de la matraque et des tirs.
C’était d’une gratuité et d’une violence inouïe.
Des fauves affamés de coups et de blessures se déchainent dégainent leur haine meurtrière sinon comment nommer cet abus de force et de violence. Ce n’était qu’une belle manifestation pacifique .Les journalistes, la presse étrangères, les vidéos d’amateurs peuvent en témoigner.
Les idéaux sont à l’épreuve des balles .Les tirs arrivent parfois à se calmer puis reprennent de plus belle comme si une force occulte les animent.
On souffle que les combats sont maintenant plus virulents vers la place MOngi slim .
Je prends peur pour ma voiture que j’ai par mégarde garée dans une rue perpendiculaire à la place Mongi slim .J’attends un moment d’accalmie et je sors lâchement de ma cachette d’occasion en courant sous les arcades .
La rue port de France est déserte de ses habituées et gagne en laideur face à un envahissement de casque bleus de BOP de policiers ce tigres noirs et de flics cagoulés .
Un projectile s’arrête net à mes pieds .Je file direct encore me cacher cette fois dans une pâtisserie au rideau à moitié baissée.
Des passants avant moi y ont déjà pris refuge. Chacun de son côté balbutie une prière. L’ambiance est parjure et cris. Ceux de ces gens que des flics ont surpris cachés dans un square sous les arcades qui ouvre sur les deux rues. La matraque semble cravacher leurs corps,des femmes des hommes humiliés crient. Nous nous terrons encore plus lâchement dans notre misère..Nous n’avons plus de yeux pour épier ni de cœur pour soutenir juste des hommes amoindris gravement petits.Un tigre bleu marine ou noir je ne sais plus nous surprend et fait irruption dans la patisserie.
Un silence meurtrier plus long que nos vies nous partage nos jambes prêtes à détaler à chaque minute.
IL nous dévisage aveuglé par la pénombre demande de l’eau pour se laver les yeux piqués par le même poison qu’il desservait aux manifestants. Le proprio lui désigne les wc.
Il ressort sans un mot.
Les mots n’avaient plus leur place.
Nos silences parlent pour nous.
Le monde va mal et nous le savons mais ce que nous ne pouvons imaginer, c’est cette quantité de violence et de matraquage à deux et plusieurs sur des mêmes hommes qui sifflaient des rêves de liberté de justice,les pierres et les ripostes sont venus en second plan et cela, la plupart peuvent le confirmer.
Je ne suis pas pour la violence ni pour les affrontements.
Je ne suis rien qu’une simple citoyenne animée par un béguin frivole fou de liberté et de justice. Ces jeunes m’ont transmis leurs rêves et je m’en retrouve étrangement aliénée.
Est-ce un si grave délit de s’accrocher à un rêve ?
Le peuple rêve d’idéaux .
Il rêve de monde meilleur , d’équité , de justice, de liberté .
Il rêve de ne plus craindre son gouvernement et son régime policier.
Il lui faut plus qu’un gouvernement.
Il lui faut de l’espoir.
Est-ce trop demander ?
J’engage un œil au dehors par une fraction de pause où chacun prend le temps de charger d’un côté les pierres de l’autre les bombes lacrymogènes et les pierres récoltées .Un policier est blessé au visage , son nez coule de sang. IL se rabat en arrière, des soins lui sont vite donnés. Deux tampons hémostatiques et il repart plus virulent sur le champ d’action qui est la rue où parque ma voiture.
Je tremble de peur pour mon tas de ferraille.
J’ai peur pour mon gosse parti tôt ce matin et que j’ai fièrement salué en clignant des yeux lorsque je l’ai aperçu donnant le bras à un avocat d’un côté et à un médecin de renommée de l’autre aux premiers rangs.
J’ai peur pour ma fille qui se coltine à mon bras.
J’ai démesurément peur mais lorsque nous atteignons le summum de la peur, nous versons dans le contraire.Nous devenons comme affranchis de cette peur et n’avons plus peur surtout de nos idées pour les affranchir et que nous n’avons plus peur de mourir pour elles alors nous devenons libres entièrement libres ..
Ni lacrymo ni balles ni matraques ne nous atteignent plus.
Nous redevenons libres et c’est un mot unique magique formidable sensuel massif envahissant puissant impétueux .
Je verse dans cette musique lorsque j’avance escortée du proprio vers les flics et leur dis
ne tirez pas, je veux aller chercher ma voiture
un flic ahuri chef de la brigade me toise .
Je soutiens son regard.
Il hoche de la tête prend son mégaphone et hurle aux manifestants de l’autre côté de la barrière, c’est une citoyenne comme vous elle veut rentrer arrêtez les pierres nous ne tirerons plus .
J’avance comme sidérée car je suis dans la fiction cartainement
Accompagnée du même homme qui me souffle de ne pas courir, je presse malgré tout .
Je jette un regard devant moi.
La rue marchande connus pour ses tissus ne contient que le monsieur et moi et un monticule de pierres de toutes tailles.
Je regarde les manifestants ,je lève mes deux cocas achetés contre les effets de la lacrymo en haut les mains et je hurle je suis avec vous ne tirez pas .
Un chef de bande me dit de ne pas avoir peur , le flic derrière me soutient de sa voix.
A cette minute , l’air, mon cœur s’est arrêté de battre.
Qu’est-ce qu’il fallait à ces hommes pour se retrouver ?
Pourquoi fallait-il qu’ils se déchirent ?
Pourquoi le policier était-il obligé de faire le méchant,le vil , le chien lorsqu’il suffit d’un instant pour se poser réfléchir et essayer la non violence pour contenir une manifestation qui d’autant plus s’annonçait dés le début pacifique ?
Pourquoi ces ordres du gouvernement pour encore frapper, battre et rabaisser ?
Fallait-il plus d’humiliations et d’injustices pour ce peuple longtemps opprimé ?
Plus de vingt trois années sombres de dictature !
Fallait-il à ce gouvernement transitoire cette insignifiante volonté cruelle de déploiement de force pour plus le mater ?
Fallait-il plus de violence et de répression pour l’humilier et l’opprimer ?
Ce gouvernement censé faire justice du moins ne pas la retirer et encore l’interdire car elle se doit de défendre les hommes les femmes et nos idéaux.
Je remonte dans ma voiture et si j’exhibe dans cet écrit ce détail combien futile et mesquin devant ces vies qu’on truande, ces hommes qu’on rabaisse et qui ne reculent pas, c’est pour dire qu’en cette fraction de seconde tellement insignifiante digne de la fiction en ces instants de terreur l’homme chien a été capable de rengainer sa haine et sa violence pour hurler et reconnaître que l’autre le manifestant qu’il frappait c’était le peuple auquel j’appartenais et duquel il se départait . Combien contradictoire est l’homme assujetti .
Je n’aime point être à sa place dans ce relan d’humanité ou de vérité seulement ce policier y –a-t-il pensé ou réfléchi un seul instant ?
Je récupère mon engin, ma fille dans sa cachette et traverse en trombe et contresens toute l’avenue Habib BOURGUIBA sous le nez des quelques voitures qui étaient prises dans la contremanifestation et des policiers occupés à fouetter les manifestants.
Je n’ai plus d’yeux, de cœur qu’à rentrer, fuir l’horreur et intercepter mon aîné de qui je n’ai plus eu de nouvelles.
J’ai entendu à la radio qu’un homme s’est jeté du haut d’un immeuble et que son suicide a juste coïncidé avec la manifestation.
Rien à voir avec les policiers.
Je veux bien tout croire et assimiler.
Je ne suis ni légiste ni psy pour analyser les conditions de la défenestration ni le défenestré.
Je ne cautionne ni la violence ni l’horreur.
Je ne suis ni pour les casseurs ni pour les pillages.
Je ne suis ni pour la matraque ni les tirs .
Je ne suis ni pour sebsi ni pour tout autre..
La politique n'est pas mon fort, l'humain oui!
Je suis une simple citoyenne aigrie qui prend peur au quart de tour mais à qui un 14 janvier des gosses ont appris à rêver…

samedi 6 août 2011

J'accuse

J’accuse le silence lorsqu’il se dérobe aux cris gazés des insoumis et d’autres hideuses insanités.
J'accuse la nuit lorsqu'elle se débine lâchement à la clarté
J’accuse les paradoxes lorsqu’ils consument tristement nos volontés nous rendant affreusement vieux et laids.
J’accuse les langues mielleuses lorsqu’elles rendent de bois les prémices de la liberté scotchant nos rêves à des gibets.
J’accuse la gouvernance d’hérésie lorsqu’elle stérilise nos ardeurs nous chasse de notre guerre et se plait à faire de nous la risée.
J’accuse la terre d’immondice lorsqu’elle continue à porter la bête et la brute pour défigurer les hommes et les torturer.
J’accuse les tombes lorsqu’elles n’osent pas réinventer les hurlements de nos morts tombés vainement à mi- chemin de la liberté.
J’accuse nos cimetières de connivence lorsqu’ils continuent à porter l’horreur et la douleur sans rechigner.
J’accuse ces mains criminelles lorsqu’elles se tendent à nos cous asphyxie nos voix et délégitimise le combat des hommes et des femmes pour la liberté.
J’accuse tous ces êtres sataniques lorsqu’ils se damnent de nonchalance autorisent le viol des droits de l’homme et l’impunité.
J’accuse nos gouverneurs de vendus lorsqu’ils nous troquent à bas prix se vissent à d’anciennes pratiques et s’allient aux partis endiablés.
J’accuse à la Victorienne tous ces monstres de faire crever nos illusions de ne plus faire place à l’amour et de nous dépeupler.

lundi 11 juillet 2011

Algérie quand tu me cherches…..

Je viens de conclure le dernier paragraphe d’une honnête rédactrice sur la situation en Algérie et sur ces intox colportées sur des soi disant agressions en Tunisie sur de nouvelles mariées à Hamamet et à Sousse.
Dés le début de notre soulèvement, l’Algérie a affiché un silence septique.
Une visite de connivence de notre fameux sebsi au tout début puis le black out.
Nous n’avons plus jamais entendu parler hormis quelques fuites par ci par là sur des activités de contrebandes louches sur les frontières tunisolibyoalgérienne.
Du pipo certainement pas mais bon cela n’est pas à la une de nos infos.
Ce qui reste une priorité c’est cet esprit de solidarité qu’a toujours possédé l’algérien oui l’algérien ce fou fougueux au million de martyrs vis à vis de tout ce qui est justice ou encore patriotisme.
Le nôtre semble malheureusement l’incommoder.

J’erre dans les rues d’Alger.
Alger la blanche de mes mille et une nuit.
Alger de ma jeunesse et de mes quatre cents coups.
Alger des étudiants fauchés et des folies éphémères.
Alger des passions et des amours.
Alger des manques et des restrictions budgétaires
Celui qui n’a pas été en Algérie n’a encore rien visité .
Je descends vers la grande poste, Bab el Oued, la kasba puis vire vers Zéralda un havre de paix.
Rien n’a changé à Alger …
Ou plutôt si mais l’âme de cette ville rebelle reste inchangée !
Je serpente Chelef Tiaret Ain defla et Blida avec son mont réputé sur toute la lignée, un itinéraire à deux roues et une course à gagner.
Le trajet est tantôt plat tantôt rude et sinueux.
Ce qui est terrible en Algérie, c’est la rudesse de ses sentiers les chocs de reliefs du rude au plat du doux au gerçant mais surtout des angles obtus raides à l’image de ce peuple que je ne connais que trop bien.
On me souffle souvent tête de turc moi je préfère tête d’algérien parce que plus dur que ça , tu meurs tu crèves !
Un journaliste ma foi des plus branleurs depuis le début de la course se tient dans l’illégalité du parcours.
Un observateur de notre équipe l’avertit du danger sur cette piste raide et dangereuse pour les cyclistes engagés.
Un raid d’injures et de vocifération sur la nullité des entraineurs et entraînés en insistant sur un finish des plus accablants :
« C’est bien fait pour vos gueules ce que ben ali vous a fait vous le méritez.Il aurait dû vous exterminer ! »
Le silence infecte les ambiances contamine les esprits.
Comme à mon habitude, je me contiens peu. Je vire instantanément au rouge, l’empoigne du plus fort de ma personne, l’agrippe du plus violent de mes actes , le plaque à terre de la plus puissante de mes prises.
Ma poigne est dans cette voix qui monte du ventre de la terre.
Elle est lame de rasoir, faucille sur ce terrain chaud et exaspéré.
Elle fauche les aigreurs qui montent, stérilisent les regards mauvais et suspend les souffles déjà haletants.
Je reste dans mon emportement aussi invincible que le roc ou l’asphalte combiné.
Je le soulève le toise et fait tomber :
« un moins que rien ne me fera pas douter ni de l’algérien ni de l’Algérie. Rentre sous terre misérable , tu fais honte à ton pays qui a avancé un million de martyrs pour sacraliser sa terre. Le mien est aussi noble en s’affranchissant récemment de ses tortionnaires.
Des mères ont sacrifié leurs enfants pour nous libérer et toi morveux, tu viens cracher ta hargne sur leur sang frais mais ni nous ni nos algériens frères te permettent.
J’exige tes excuses et ton renvoi à la minute de cette course. L’humiliation et le déshonneur ne sont que le lot des perdants, le tien avec tes exemples à la ben ali. »

Un silence corrompt encore le paysage , la terre s’agite et gronde sous mes pieds.
Des Allahou akbar fusent de partout.
On me soulève , baise mes mains et mon corps.
Nos deux hymnes nationaux, les deux drapeaux et l’énergumène penaud et déshonoré s’arrache des excuses et part au galop.

Ce qui me désole c’est la méchanceté de certains, ils louchent d’une tromperie qu’une autre vilainerie rattrape sans vergogne ni scrupule.
Ce qui me chavire et me rend follement heureuse , c’est cette quantité de ressources dans nos populations .
Ce qui me rend maladivement triste, c’est la gratuité des violences faites à l’homme désarmé.
Ce qui me rend terriblement confiante, c’est la force de la solidarité des désarmés des moins futés des simples des moins aisés des plus vulnérables des plus exposés des plus asservis des plus disponibles des plus aimants et aimés
Ce qui me rend sensible et extrêmement croyante , c’est l’invulnérabilité de ces liens qui se tissent en dehors des traquenards et des combines des gouverneurs pour perdre leurs gouvernés.
Ce qui me rend tenace et sûre de moi, c’est nos valeurs incontestées, nos mœurs partagés notre humanité !
Alors ni sebsi ni bouteflika et son hospitalité tacite aux fuyards -famille de zaba ni la famille de zaba dispersée un peu partout en algérie qui fomente de loin contre son propre sang et son pays pour des fins que nous savons des plus répugnantes et vindicatives n’arriveront à nous ébranler ni à semer la zizanie entre les deux peuples.
De la rancune mes amis de la rancune qu’ils vendent sans hésiter en aggravant des intox et en dispersant les affinités.
Nous comprenons par respect de volonté en tant que peuple tunisien que l’algérien opte pour le mutisme sortant depuis peu de guerres sanglantes et de beaucoup d’affront mais nous ne saurons comprendre s’il se laisse berner par des ripoux et des moins que rien voleurs et suceurs de sang ou qu’il se laisse étreindre par de fausses intox dont certains esprits malsains calomnient mon pays pour le déperdre ou faussement le désécuriser.
Ne les écoutez pas, ils sont abîme et géhennée!
Continuez à venir mes amis des plus nombreux dans cette terre d’accueil qui vous a toujours été réservés !

jeudi 23 juin 2011

ET MAINTENANT CHEZ LES PETITS!

Souvent, je me pose la question et certains d'ailleurs me la posent aussi, pourquoi j'écris?
Que me valent ces écrits?
Suis-je dans l'obligation de le faire et à compte de qui?
Je ne sais vraiment pas pourquoi cela me prend mais je me sens comme pilotée par une force souveraine tenace qui ne lâche que lorsque j'accouche de ces vécus!
Je suis comme dans un état second quand cela me saisit et plus rien je dis bien plus rien ne peut en ces moments précis me faire dévier de la piste au risque de cramer de devenir dissociée et surtout de m'asphyxier.

J’œuvre fort et dangereusement, je l’avoue mais je n’invite personne à me suivre dans cette danse cabalistique car au risque de vous déplaire j’aime le rude, le dangereux, le sale et le pouilleux.
Je veux rester leur voix et je n’ai malheureusement pas de place pour autre chose.
Pas d’autre choix ni autre alternative.
Ce luxe ne m’a jamais vraiment séduit.
Je suis intimement liée à eux, eux à moi !
Je voudrai me soulever dans ma transe pour soutenir les regards impropres, trahir les forces noires de secrets honteux.
Honteux sont ces pervers qui susurrent l’interdit s’autorisent les abus.
Je revois encore ce petit malheureux aux allures d’homme bien fermées.
Il se cadnasse de silence, de trompe l’œil et de férocité.
Je la vois venir ma folie et je sais de qui la tenir.
Elle est dans cette maladie de peau et dans ce « baisse ton pantalon ».
L’air n’est plus oxygène mais sommation de malheurs et de parjures. L’ambiance est baise et sodomie.
Elle est blasphème et fêlures.
Elle est persécution et enfer à l’infini.
Je fais la dure et me retiens.
Il mesure ma peur et me crains.
Il tente une virée, je le rattrape et nous parlons.
Je jongle avec la mort et l’innommable.
Il se déclasse baisse les yeux et raconte sa peur et les mauvais traitements, les deux bergers allemands et l’horreur, raconte les fellations forcées et la douleur, raconte raconte raconte raconte jusqu’à ce que je ne puisse raconter.
Il ne s’agit pas là de le prendre dans mes bras et pleurer car le tréfonds est en ces mal-être folie et déchaînements, la moindre fausse note le moindre faux pas est gouffre et précipice, crime ou suicide.
Je tapote une joue, rassure de mes hauts diplômes à la con, fais l’intello et envoie au juge d’enfant.
Le juge d’enfant en bon instructeur fait le nécessaire et l’adresse dans un foyer d’accueil temporairement en attendant la fin de l’enquête. Enfin dans un souci pur de sécurité de l’enfant.
Je le revois quelques mois plus tard.
Il a grandi, doublé de force à mon avis.
Son regard est haine et lame de rasoir.
Ses mots sont une gifle pour mon savoir et mes acquis.
« J’ai eu droit à une tournante à la fête du bizou que les aînés m’ont donnée. Voilà madame,le foyer où vous m’avez envoyé. »
L’air n’est plus air, l’ambiance au cataclysme. Je cours lâche me terrer pour pleurer.
Ma chandelle est morte et je n’ai plus de mots.
Des mots pour raconter cette autre qui a poignardée de sang froid par un matin son amie intime et son frérot.
Des coups de couteaux dans le dos dans le visage dans les mains .
Des gamins défigurés par de terribles secrets où les forces de l’ordre du règne de Leila, la femme de zaba a fait un rapide black out car c'est de ces petits neveux balafrés qu’ils s’agissaient. La gamine est traînée comme une forcenée dans des dédalles que j’imagine des plus terribles et sombres.
Certains racontent que c’est d’une querelle de gamines et de coup de cœur qu’il s’agissait d’autres langues plus fourbes soufflaient en demi silence vu les concernés que c’est d’une deal des trabelsi qui a mal tourné…
C’est encore dans ma banlieue huppée que cela s’est passée.
Qui s’est encore chargé de l’enquête ?
Où sont nos médias pour couvrir le crime et le châtiment ?
Où sont les professeurs, le corps enseignant de cette gamine pour réclamer un rendu pour compte pour expliquer à la jeunesse terrorisée par l’acte de leur copine hier encore un petit ange au lycée ?
Qui se chargera de lever le secret mettre au grand jour maintenant que cela est terminé ?

Qui ? Qui ? Qui ?
Je ne me prétends pas le défendeur du diable ni même un conseiller mais mon regard se refuse à la braille, mes pensées à la mnésie.
Mnésique est cet enseignant cupide et petit qui ne voit en les dessins de ces disciples que de simples gribouillis.
Vingt trois ans de dictature et voire plus, on fait de nous un peuple hagard et sans grand remous.
Chacun restant cloîtré dans son égo ne voyant rien n’entendant rien kiffant grave de médisances et d’histoires à deux sous. Nous avons survécu à nos semblants de vie aussi repus que décérébrés parce que le monde continue à tourner et les destins à se croiser.
Je la vois l’instit qui a fait la "une "des journaux dans je ne sais quel pays d’occident bien entendu et qui a compris que dans le dessin de cette gamine de quatre ans, il a plus qu’une simple file de gens devant cette petite fille qui pleure.
En adhérant au corps de l’enseignement, elle a épousé son sermon et ses exigences de disponibilité et dépassement de soi au service de l’enfant. Elle a réalisé que dans ces coups de crayon ,il y a une immense détresse . Un grand drame où la petite a été aux services de ces adultes en file qui lui faisaient mal chaque soir pour la pénétrer. Des amis de papa, elle disait.
L’horreur, le blasphème, le parjure, l’innommable est dans ces comportements de bestiaux pire encore Satan s’en trouve dessaisi.
Je suis satan lorsque je laisse partir il ya plus de vingt ans cette dame aux sept enfants dont le père n’est autre que le nouveau libéré sur bonne conduite après sa peine du meurtre de la petite vieille d’un coin de France éloigné. C‘est qu’avant de la tuer, il l’avait violé la mémé !
De cette remise de peine, il profite, fait un saut au bled, le notre et viole de sang froid la tante et ses sept enfants. Cela lui revient de droit, il en est le seul sponsor.
Il ne s’agit pas de fiction ou probablement si surtout que le médecin légiste auquel j’ai référé la gamine a répondu que le bébé présente bien des grandes lésions d’irritation sans signe de défloration.
Je ferme les yeux sur l’anamnèse capitale pour un médecin, les paroles des autres gamins jamais interrogés surtout après le silence complice des autorités qui ont classé le dossier suite au retrait de la plainte de la mère qui m’a un jour narguée en me rencontrant fortuitement les bras clinquant de bracelets or vingt quatre carats, un sourire mauvais : « c’est pas vous docteur qui allez me faire vivre moi et mes sept gamins..en plus, ne vous inquiétez pas mes gosses, il n’y touchera plus, il est retourné dans sa France !»
J’aime à croire que je suis dans le délire à interprétations multiples.
Mon pays, une carte postale à accrocher.
Mon peuple des zombies.
Probablement Béatrice, probablement mais ce qui est plus que certain c’est cette volonté de fer en ces jeunes, en vous qui venez me lire et moi particulièrement de faire changer les choses , de déblayer et de construire. Dans mon désir de parler, je suis dans le registre de la catharsis et non la dénonciation destructrice mais combien consolidante qui a encore le devoir de se projeter de ses ruines dans l'avenir.
je le dois nous le devons à ma Tunisie si belle qui se refuse à ses anciennes allures persecutrices pour la sauvegarde et la beauté.
Nous construirons sur du neuf sur du beau sur une jeunesse forte et ma foi combien belle qui a fait tomber les tyrans comme un château de cartes,trembler les géants et fait arriver la révolution jusqu’à vous l’occident de nos rêves !
Alors sans rancune ni amertume construisons !

dimanche 19 juin 2011

Maintenant une visite chez les femmes!

Maintenant , chez les femmes!
Cette fois, je suis en visite chez les femmes.
Un monde à part les femmes même en prison les normes ne sont pas les mêmes, les
actes différents.
Seule la douleur est la même.
Elle a la même odeur la même couleur le même poids sans souci de race d’identité ou d’appartenance.
La prison est parjure et silence.
De la prison, les femmes parlent peu.
Moi, j’en parle beaucoup.
J’en fais ma mission !
Je me tape grave de ce qu'on dira-ton, de ce qui pourra arriver.
Mon fils un certain 14 janvier, ma fille belle comme un soleil s'est teinte fidèle à la kasba de boue et de pluie les jours d'aprés, Aziz,Yassine , Shiran ,Wejdène , Afef ma belle Afef , sansoune ,Randa mon autre enfant de sa Mauritanie lointaine a suivi minute par minute les infos , a même ramassé un corpuscule de tunsiens (le plus grand nombre) dans son "Afrique perdue" et ont hurlé "khobz wou mé w ben ali lé " et bien entendu le fameux "dégage" devant notre ambassade de ce bled perdu mais que j'aime tant...tout ce beau monde jeune et puissant avec tous les autres également m'ont appris vaillamment la liberté .
Depuis je suis libre et c'est tellement bon.
Ca sent le misc et l'ambre, mieux encore une brise du paradis mieux encore le paradis lui même car elle me rend moins égoiste plus puissante me ramène à ma finitude me rend moi une femme et me réconcilie avec Dieu!
La femme n’est plus femme, son corps épouse la honte et le parjure.
Elle est satan.
Satan est sa geôlière qui tyrannise son corps, s’autorise ses intimités et
malmène ses nuits.
Je revois cette petite de droit politique d’à peine vingt ans rattrapée par une
équipe de nuit.
Elles n’en ont fait qu’une partie car elle leur est déjà arrivée bien garnie :
hématomes et méprises sur une frêle personne dans les sous sols du ministère de
l’intérieur ou encore dans une geôle de garde à vue.
Tournante à cinq et plus, viols répétés sur la vierge qu’elle n’est plus.
Je revois cette autre de droit commun, une belle blonde effrontée et à la
crinière bien fournie.
La nuit est à peine consommée qu’elle est consommée sans entrée ni amuse gueule
juste un traitement des plus violents farcis de perversité et d’obscénités au
vu et au su des autres pensionnaires de ces hauts lieux qui se taisent parce que
le silence n’est plus lâcheté parce que la nuit n’est qu’offense et complicité !
Un traitement spécial pour une grande dame qu’on a recommandé parce que son
conjoint fait le triple de son âge et que ses ébats amoureux ne suffisent plus
et que la belle traîne quelque part dans un bois dormant…
Adultère et juste châtiment, méprise ou hérésie ?
L’hérésie est dans ces cheveux blancs qu’il teint de noir pour disposer des
pucelles avec la garantie de l’argent et du pouvoir que lui octroyait zaba.
Le matin, on retrouve notre belle blonde yeux baissés difforme et crâne rasé.
Je l’ai rencontrée plus tard au tournant d’une rue le regard vide cassé avec son
port de reine éteint à jamais !
J’entends le frêle et dernier murmure de cette autre femme frôlant la
quarantaine après s’être pendue au petit matin à son drap de lit d’occasion.
Ni sa première nuit d’initiée ni la cruelle maltraitance de ses gardiennes ni
les coups exagérés des autres prisonnières parce qu'elle a assassiné de sang froid ses trois enfants en malaxant dans le coca du fatak un pesticide puissant n’arrivent à la sortir de son
mutisme.
L'aînée a à peine quinze ans. Cela a été plus facile pour le dernier qui est encore dans ses langes.
Du lait assassin malaxé dans le biberon de subsitution.
Une voisine de quartier, elle était!
La marsa ,une banlieue ma foi huppée mais combien dichotomique où les vies se creusent dans la chair en noir et en sang. Juste il faut avoir le regard et le souffle rôdé.
Elle est partie en silence la petite dame du "ELLOTF"qu'elle vous a arraché à sa lecture, un maigre sourire sur les lèvres les yeux rivés vers
la « Kaaba", son index en extension dans une ultime prière emportant son secret
avec elle à jamais !
Qui s'est soucié de le percer?
Un triple infanticide, ce n'est pas du gâteau!
Ni les flics ni les hommes de justices ni les humains en général ne se sont jamais souciés de rendre la vérité moins accablante lorsqu'il s'agit du "dernier jour d'un condamné".
Ni Gueux ni Valjean !
Je revois les pavillons .
Ils sont infects et pouilleux surpeuplés de femmes transformées tantôt en fauves véritables enragés qui se régalent de chair humaine et de viles services ou en ânesses.
Je passe outre le corfi, les files d’attente pour les visites, le mot d’ordre de
tout taire, les vols dans les affaires, les règlements de compte, les
humiliations, les déclassements, l’isoloir ou le silloun où elle est amenée à
même le sol comme chez les hommes dans un trou à rat sans lumière aucune souvent
jetés à plusieurs comme dans une fosse humaine avec un trou découvert pour les
besoins sans rideau ni cloison , un goutte à goutte d’eau trouble et douteuse et
un seul repas infecte dans la journée. On les y jette et les tiennent pour
oubliées le temps qu’il faut pour amener le repentir.
Aucun travail de réhabilitation juste de la démolition massive pure et simple.
J'entends encore pour terminer le dernier racle d'un prisonnier car il s'agit d'un homme cette fois-ci;
Il mendiait dans un cri déchirant étouffé le repentir et le salut. C'était un ancien tortionnaire de la liste que mon bon ami Mehdi Saidi a eu la délicatesse de m'envoyer.(https://www.facebook.com/note.php?note_id=161414547242645)

Je lui adresse un grand merci car il y a des mémoires qu'il est dangereux d'effacer car elles nous kidnappent définitivement à toute possibilité de rédomption , de repentir et de réconcialiation.
Ce monsieur d'un "Z" que je noterai dans sa demeure éternelle je suis certaine,aimerait que je vous retranscrive fidèlement ses dernières pensées.
Il a été pendant longtemps le directeur d'une grande prison de renommée dans notre si petit pays.
Il a eu la main leste la colère facile les manières rudes et sans pitié pour les condamnés et lorsqu'à son tour ,il a été condamné ,il a compris son mal son mal être son crime sur l'humanité .
Il a longtemps assasiné en tant que purgateur et au purgatoire, quand ce fut son tour de purger, il est mort d'un vrai cancer de l'assassin qu'aucune Amélie si grandiose ne revendiquerait!

Allahouakbar ,je dirai!

Dois- je ajouter que ce n’est pas de la fiction et que de telles drames se
jouent sur des hommes et des femmes dans nos prisons?
Dois-je insister, soulever, hurler, frapper d’ignominie et de mécréance ces
femmes et ces hommes sans visage et sans cœur qui au lieu de garder enfourchent
leurs gardés ?
Dois-je me griffer me mordre et me dessaouler pour réaliser que je n’ai pas rêvé
pas et que ce sont bien des destinées de femmes et d’hommes qu’on tronçonne
sans pitié ?
Dois-je encore ajouter que Dieu aussi est ici absent qu’il ne fait pas et que
l’homme fait?
Dois-je regresser pour m'habiller d'ascétisme et dire que je suis malade et que je ne dois pas m'approcher?
Dois-je encore convulser secouer pour réveiller les consciences et laisser les morts dormir en paix?
Dois -je écrire sur les murs sur mon corps et le vôtre au sang et au feu cette magnifique phrase immortelle de Victor Hugo:
" Cette tête de l’homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ; vous n’aurez pas besoin de la couper."
Je me trouve dans l'obligation d'ajouter" et ne la violer pas "
Ne me parler plus jamais d'hérésie ni de mécréance car vous avez appris là à me deviner!

vendredi 17 juin 2011

Nos prisons!

Je ne sais plus si je suis dans la réalité ou encore dans le fantasme des
interdits.
Je ne sais pas mais ma tête convulse à la lecture d'un texte sur kapitalis sur
la torture dans nos prisons.
Je m'accoude au bar des tortionnés , tente une virée mais j'ai comme une
impression de vertige et de nausées.
Délire ou catharsis ?
Je ne sais pas mais j'ai comme l'impression de porter mon pays toute seule.
Je la trouve gentille la rédactrice de l'article, elle y va tout doux, à
petites mesures pour mes sens affamés de vérité.
Hier encore, j'ai dit à un ami qui me questionnait sur la valeur, le but de mes
écrits.
Je ne sais pas, je ne sais plus mais ce dont je suis sure c'est que je ne veux
plus rester sourde à cet appel qui me vient du ventre de la terre qui me secoue,
me" vulnère", me rend esclave du détail pour l'affranchir, le faire parler et
témoigner.
Je revois encore ce Samir Dilou à la télé qui raconte son arrestation et la
prison.
Il m'impressionne bien qu'il me soit étranger.
Il y a quelque chose dans son franc parler qui me touche, me remue au plus
profond de moi même, me rend triste et petite.
Son histoire revient la nuit me hanter.
Ils sont nombreux depuis à le faire et depuis quelques jours, j'essaie
d'échapper à ce désir fou d'écrire et de hurler.
J'ai mon examen à réussir et pourtant les cris de cet enfant d'à peine dix neuf
ans à la prison de Roumi continue à me percer.
Ils l'attachent à l'arbre sur lequel le matin, ils ont pissé puis versé le
fameux coca.
Nos gardiens de paix sont des pro.
Ils poussent le génie, inventent le monde et calculent la barbarie.
Consignes ou hérésie?
Ce n'est plus un arbre mais un nid de fourmis et le soir lorsque le petit en
fait des siennes parce qu'il a peur de la nuit et de ses prédateurs, ils le sortent prendre l'air en
petites tenues et torse nu .
Ils l'attachent à l'arbre qu'il enlace menotté malgré lui.
J'entends encore ses hurlements qui déchire la nuit et le jeu pervers des
fourmis dévorantes partout sur son corps et dans le moindre de ses trous.
Vous convenez bien dés lors qu'il il ne s'agit plus que de béances et de trous.
Dieu est absent de ses atrocités.
Il ne fait plus.
L'homme fait !
Je ne suis pas mes amis dans le blasphème mais le blasphème est dans ce que
j'ai surpris dans ce regard aboyant, ce souffle pervers qui rôde la nuit,
oublie son rôle de monter sa garde pour monter ses gardés.
Le blasphème est encore à la prison de Roumi que je ne connais que de nom mais
dont la réputation dépasse l'inhumain lorsque le jour du convoi des islamistes
arrive.
Un autre jour dont l'homme est encore seul inventeur.
L' « airéa » ou la grande cour est dans sa belle robe pour les accueillir,
tuyaux d'arrosage à haut débit….
toujours en petites tenues : slip et torse nu
mais cette fois dévalant le camion blindé dans la fameuse position de "la
poule" avec l'ordre de traverser la cour dans cette marche de bipèdes volaillées
sous les jets puissants et la pluie des cravaches pour bien pimenter le
caquetage de ces "volailles d'occasion"!
Que puis-je ajouter sinon courir vers la prison de l'intérieur, rouler un oeil
inquisiteur vers cette infirmerie où un homme est pris de cours sous le silence
des agneaux , fait une tournante perverse avec les gardiens de paix immortalisée
par une caméra perverse qui démolira son imago auprès de ses coreligionnaires.
J'entends encore ses cris .
Ils arrivent jusqu'à moi, me déflagrent pour que je n'oublie.
Ce n’est plus d’un homme érudit qu’il s’agit mais quelqu’un de
dépersonnalisé complément abusé et détruit.
Qui a donné l'ordre de squatter ce semblant havre de soin ?
Où sont passés les infirmiers et les docteurs ?
Un silence complice emprunt d'horreur lorsqu'ils laissent faire, taisent leurs
témoignages dans leurs rapports sur les sévices faits sur les prisonniers. Des
fois, ils en rajoutent et se délectent par un accueil odieux et une maltraitance
hors sermon ennuyés ou excédés par la misère dérangeantes des incarcérés qui
continuent à croire en l'infirmerie comme source de soins et de bénéfices
secondaires pour échapper à l'angoisse insupportable de leurs vécus.
Je reviens à ces docteurs.
Je m’arrête à leurs sciences et savoir qui se débine devant autant de
monstruosités.
Pourquoi se fait-il mnésique et frappé de stérilité lorsqu’il simule la santé
lorsque le « chambri »n’est que horreur, odeur de sperme et de vomi ?
Pourquoi menottent-ils la vérité, cadenassent –ils l’inhumain s’allient au
diable et permettent l’innommable ?
Combien les archives détiennent-elles de cas de viol ou de sodomisation, de
coups et de passage à tabac jusqu’à la mort parfois ?
Pourquoi les statistiques sur de cas de tuberculose, de maladies vénériennes
et même infectieuses simples de gale et de tique manquent sinon comment
expliquer que les pavillons continuent à regorger de plus de cent détenus dans
des espaces fermés blindés humides sans fenêtre de moins de un mètre carré par
personne avec chacun deux baluchons pour linge propre d’été et d’hiver, un autre
sale, trois couffins pour la semaine et un seau en plastique comme baignoire,
garde manger et table de travail ou de jeux de carte selon la circonstance .Tout
cela dans un mètre carré et même moins par personne.
Où se trouvent les rapports sur l’hygiène sinon comment permettraient-ils ce
surpeuplement et ces encombrements ?
Où sont les équipes sanitaires pour désinfecter, dératiser et rendre salubre jour et nuit?
Imaginer le confinement lorsqu’ils sont à cent et plus.
Imaginer un seul instant le brouhaha et le vacarme lorsque chacun place un mot
ou lorsque l’air se réchauffe ou s’électrifie.
Des hommes ramenés à un état bestial par manque de dignité et de pudeur.
L’homme amoindri est alors en droit de se comporter en bête féroce.
Je ne veux rien rajouter juste résumer et à la hâte l’état de nos prisons et je
reste indulgente car je ne dirai qu’un mot sur les files d’attente dehors dans
les parloirs , la misère et les souffrances des familles qu’allègent juste la vue de l’aimé derrière ces barreaux qui asphyxient l’air entre des cloisons minuscules sans aucune intimité avec le voisin qui écoute malgré lui et le gardien de paix qui pénètre en maître des lieux les pensées , les discussions !
Je vous ferai grâce de quelques autres détails honteux.
Juste un regard triste vers cette jeune sœur ou femme ou cette animatrice de télé qui arrive écrasée
par la honte ranimée par la vue de ses aimés violée dans son intimité profonde
par les pénétrations intrusives du regard , de cette main qui traîne ou cette
autre qui se hasarde insistante et perverse encouragée par la poigne du pouvoir
que possède le minable ou le hakir sur les misérables..
Que d’injustices, d’abus et c’est encore peu raconter nos prisons !
Celui qui n’ a pas connu les convois de déclassement n’a pas connu la prison !
Celui qui n’a pas été par un mouchardage terrassé dans la nuit par un état de
siège et de départ forcé vers l’inconnu une autre prison plus radicalisée n’a
rien appris encore !
Il faudrait se serrer à trente dans ce camion blindé avec ses fameux balluchons de misères et un seau collectif pour les besoins collectifs du voyage menottés ankylosés et chacun dans cette nouvelle épreuve s’arrange à sa manière pour ne pas pleurer !
Un dernier mot sur la prison de « lahwereb», je ne peux pas ne pas le faire.
Je ne suis pas en droit de m’abstenir. Je me suis promise la vérité.
Il ne s’agit pas de prison car la prison devient clémence et apaisement.
Un camp de concentration sur une terre de désolation jetée dans entre les flancs
d’une région aride sèche et stérile où la nature se fait complice du démon pour
rendre l’air irrespirable par canicule ou gel des hivers gerçant et la vie
impossible.
Et pourtant, on continue à y jeter des hommes assujettis à leur peine par
centaine dans des pavillons sordides puants et où les manières sont des plus
musclées que ce soient de la part des tortionnaires que des pensionnaires de ces hauts lieux entre
eux.
Lahwereb c’est pire que les oubliettes c’est les convois sans retour une antichambre de la mort sans
vestige d’humain de réel de descriptible.
Celui qui n’a pas été à Lahwereb n’a rien connu de la prison !
Même les rats n’y vivent plus. Désertion massive par démission ou peur de
contamination ?
Tout cela et pire encore nos prisons !
Mais alors pourquoi ce désir féroce de mettre au grand jour ?
Pourquoi ?

Je reste dans la précarité des acquis et je me veux effacée devant tant de
souffrance.
Quelque chose de fort de puissant me cheville à ces misères , à la tourmente de
ces prisonniers que ce soit de droit politique ou de droit civil .La différence
m’importe peu car chaque individu s’aligne au pas de la décence et de la
dignité.
Nous devons le respect à ces hommes qui ont une peine à purger et tant que ces hommes
sont prisonniers, ils doivent écoper dans la dignité leurs années.
Notre regard doit être porteur consolidant et si nous voulons que cela change, il
faut commencer par cela.
Humaniser les maisons de détentions.
Par cet écrit que je veux fort et souvent aux limites de la pudeur, je tente d’
arracher les mauvaises herbes non pas dans un but vindicatif mais réparateur,
consolidant.
Je veux raviver les berges en bon interventionniste pour mieux oxygéner.
Je veux dans cette poigne de relever le défi, d’encore croire en cette
révolution me hasarder sur ces sentiers tabous et décrire l’innommable pour le
dramatiser à son juste titre en faire une cause et un motif de reconstruction .
Je ne tiens pas à faire le justicier, ce rôle ne m’est point donné de part mon
métier.
Je veux juste ne plus me taire et mettre le point sur l’abcès.
Il n’est point important de savoir d’où me viennent ces données qui restent
très vérifiables et encore moins que la vérité mais l’essentiel réside dans
l’urgence des remaniements dans les milieux carcéraux.
Il faut une grande remise à niveau avec un grand mouvement de
réaménagement et de détersion afin de permettre à la décence de se mettre en
place et à l’homme de continuer d’exister.
Lorsque j’incise dans le médical c’est juste parceque c’est le seul corps que je maîtrise assez.
Ce n’est pas dans un délire
culpabilisant mais dans un but de réappropriation de ce corps si noble pour ses
prorogatifs pour les impératifs de ce métier que j’aime tant !
Je voudrai qu’ils soient dans l’empathie du service de la santé de l’homme et rien que l’homme
quelque soit sa condition et donc uniquement et exclusivement pour sa santé .
Ecrire sur tout cela reste mon unique manière de vérifier le pouls , d’éléctrochoquer et faire redémarrer la vie !