Je suis à Victoria square.
Mon regard balaye cette immense place en plein coeur de Montréal.
La place est occupée non plus par limmense marche de foin et des agriculteurs venus des des campagnes voisines comme il ya quelques siecles déjà mais de gens venus de toute part dans cette très belle place monderne dotée de son préstigieux centre mondial du commerce de Montréal et de la tour de la bourse..
Les gens arrivent en nappe chantant et branlant des slogans .Les enfants sont portes sur les épaules et chantent la liberté.
Des jeunes et des moins jeunes hurlent la famine dans le monde et la pauvreté.
Certains se hissent sur la statue de la reine Victoria dénonçant la guèrre et pronant la paix.
L'oeil tient en entier le ciel de drapeaux et de banderoles flotillant sous un air frisquet.
Nous sommes les 99 pour cent et nous rebaptisons le square en place des peuples.
Certains grattent leur guitare crachant leur colère contre les multinationales qui continuent à faire bon dos à la spéculation et l'appauvrissement des peuples.
D'autres tapent dune main sure sur des tamtam de vrai ou d'occasion appellant au développement durable et a l'abondance de part le monde.
D'autres portent le fameux masque révolutionnaire de Guy Falks pointant les injustices, les bankers et les gangsters internationaux .
Certains se mettent en ronde et dansent l'insoumission rendant le pouvoir au peuple et seulement au peuple. D'autres dressent des tentes pour le squatt de la nuit.
Chacun chante et danse à son rythme une transe unique ou les frontières nont plus de sens et ou les rapaces sont partout identiques.
J'exporte mon regard.
Il est tunisien et clame douloureusement une révolution que l'homme tente d'avachir sinon d'avorter.
Mon coeur tremble une impression de deja vecu de deja vu .
Je suis encore a la kasba il ya voici neuf mois presque .
Je suis comme transportee .
Plus de soupape , plus de harnais.
Mon esprit est clarte, mes poumons nouvel air et liberte.
Je danse et chante à mon rythme une dictature fraichement accouchée par voie basse tandis que mon coeur tremble encore pour cet accouchement dystocique et laborieux que souffre terriblement le peuple syrien ou encore celui du yemen ou récemment le libyen.
Je n'ai de mot que pour les miens, de rève que tunisien.
Un seul me revient avec insistance et je le hurle comme un souffle salvateur qui contamine la foule exaltée...: Dégage !!!
voici le lien http://occupymontreal.tk/
mercredi 19 octobre 2011
dimanche 2 octobre 2011
Encore Montreal et moi
Je me retourne une derniere fois vers la batisse d enfermement des femmes de joie.Une pensee me griffe le coeur pour nos prisons dans ma contree eloignee.Nous qui sommes dans une transition unique arriverons nous a bon port en asseyant la justice et l equite pour que les hommes ne volent plus ne tuent plus et ne sont plus enfermes pour leurs idees
Ferat-on de nos prisons non des depotoirs pour des dechets humains ou des hommes detruits mais de vrais instituts de correction et de rehabilitation a la vie
Combien mom reve est grand dans cette transition qui fait enfievrer nos journees et nos nuits en Tunisie terre neuve, nouveau ne
je hoche la tete et continue mon cours dhistoire improvisee par cette belle balade atravers maintenant les rues montrealaise car notre bateau devient bus sans exagere.
Elle remonte la rue de la commune qui longe le fleuve bifurque sur la rue saint -Jacques le coeur du premier centre des affaires de Montréal, véritable « Wall Street » du Canada. La présence des sièges sociaux des grandes institutions financières en font le coeur de la haute finance.Elle Y pointe du doigt ledifice du premier journal canadien la maison la presse fierte des francais puis la fameuse banque de Molson qui a eu le genie dimporter la biere qui porte encore son nom .Un rapide coup doeil au musee de la monnaie puis a cet autre monument .
ELLE nous raconte encore si loin lhistoire que je mimagine bien a la place des armes ou dans ce quartier latin replique de celui de France avec sa place des arts, ses peintres et leur toile , ses cafes terrasse, ses librairies et ses tabagies autrefois veritable centre culturel et d enseignement universitaire de theologie dehistoire et de medecine auquel se contrepose l universite MacGill dans ce meme defi de competition et de concurrence des anglais auxfrancqais et vis versa.
Notre guide fait une viree dans le contemporain et nous designe les plus grans hotels et edifices de montreal a savoir cette immense gartte ciel a la terasse tournante qui nous fait decouvrir toutes les facettes de montreal sans avoir a changer de place attabledans ce somptueux restaurant tournant.
Elle souligne severement que letat interdit impardonablemet toute blessure au patrimoine et nous designe cette vieille batisse bouffee par un incendie et dont il ne reste que la facade et que la commune a convertie avec pour decor ce mur lezarde par le feu en un splendide restaurant cafe tout en verdure.
Une autre pensee me taraude mauvaisement en reflechissant sur ce que nos gouverneurs ont sacrifie en detruisant en masse au lieu de restaurer danciens , de beaux,d historiques et de fabuleux monuments et des maisons anciennes devores certes par la vieillesse mais qui gardaient sans comparaison un eclat et une beaute que n ont point egale daffreuses nouvelles constructions modernes sans aucun style ni classe.
Jai une tendre pensee pour nos vieux quartiers arabes nos souks et nos vieilliries...
Elle continue si loin et si longtemps sans que nous ayons a nous ennuyer ni a trouver le temps mort ou lourd comme lors de nos fameux cours dhistoiredans encore mon pays.
Cetaient des cours de supplice ou encore de fausses copies ou de mots fleches ou de complete les carreaux ou pire encore d entremetteuse pour les plus vieilles dentre nous ou les couples se faisaient et se defaisaient au gre de nos passions et de nos reves les plus fous.
Nous zappions le maitre dans ses habits malendimanches qui lui aussi arrivait sur nous la face morne les pieds ballants aigri par le maigre salaire et autres soucis.
Lhistoire de notre pays nous etait raconte de la maniere la plus difforme et la plus laide, la moins honnete et la plus defiguree .
Ils ne nous apprirent en aucun cas a connaitre notre patrimoine notre culture nos richesses et nos manques..
Lhistoire, la notre se resumait a celle du reich et d un furher a la bourguibienne dabord puis a celui de zaba, ces vingt trois dernieres anneees.
Ils firent de nos heros et des valeureux guerriers qui ont traverse notre histoire des portraits figes sans vie ni interet .
Bouguiba qu il nen plaise a certains, a scotomise notre histoire la rendant borgne pour se se reserver la majeure partie nous rendant batards au plus profonds de nous memes sans identite ni grande estime de soi.
oh comme je leur en veux davoir empeche lhistoire de venir jusqua moi m eclairer pour mieux la connaitre et maimer..
Saimer cest aussi aimer son pays, son peuple pouvoir en etre fier pouvoir le pavaner et le montrer..
Je leur en veux a mourir de nous avoir rendus betes et futiles en ignorant nos origines nous rendant gauches de nos acquis de nos legs ancestraux qui datent de milliers dannees et non dune grappe maigre d annees..
Je leur en veux mauvaisement de nous avoir pousse a nous meconnaitre et avoir ce geste maladroit, cette attitude fausse et gauchhe devant l occident alorsque nous le valons bien...
Je pense a notre chasse sans merci aux frisotis de nos cheveux et a notre mal etre nous les femmes devant cette chevelure si soyeuse et si blonde de la femme doccident
Je pense a nos regimes et nos desapppointements devant notre mesestime de l embonpoint de toujours nos femmes et leurs rondeurs
Je pense a notre accent qu on desherite pour epouser un faux et un cliquant qui sonne mal et qui va de pair avec cette histoire fausse et biaisee
Combien jaimerai retourner en arriere m apprendre que mes cheveux qui frisent font mon charme , la generosite de nos formes de l exquis dans nos sefsari d antant et notre couleur brune et mate notre soleil dont on ne deride jamais
C estun peu tout cela un cours dhistoire.
C est rendre la vie dans ce qui nous a appartenu, le magnifier pour mieux accepter ce leg non plus comme un bagage honteux ou lepreux mais comme ce quil ya de plus beau et de plus authentique et d identitaire....
Ferat-on de nos prisons non des depotoirs pour des dechets humains ou des hommes detruits mais de vrais instituts de correction et de rehabilitation a la vie
Combien mom reve est grand dans cette transition qui fait enfievrer nos journees et nos nuits en Tunisie terre neuve, nouveau ne
je hoche la tete et continue mon cours dhistoire improvisee par cette belle balade atravers maintenant les rues montrealaise car notre bateau devient bus sans exagere.
Elle remonte la rue de la commune qui longe le fleuve bifurque sur la rue saint -Jacques le coeur du premier centre des affaires de Montréal, véritable « Wall Street » du Canada. La présence des sièges sociaux des grandes institutions financières en font le coeur de la haute finance.Elle Y pointe du doigt ledifice du premier journal canadien la maison la presse fierte des francais puis la fameuse banque de Molson qui a eu le genie dimporter la biere qui porte encore son nom .Un rapide coup doeil au musee de la monnaie puis a cet autre monument .
ELLE nous raconte encore si loin lhistoire que je mimagine bien a la place des armes ou dans ce quartier latin replique de celui de France avec sa place des arts, ses peintres et leur toile , ses cafes terrasse, ses librairies et ses tabagies autrefois veritable centre culturel et d enseignement universitaire de theologie dehistoire et de medecine auquel se contrepose l universite MacGill dans ce meme defi de competition et de concurrence des anglais auxfrancqais et vis versa.
Notre guide fait une viree dans le contemporain et nous designe les plus grans hotels et edifices de montreal a savoir cette immense gartte ciel a la terasse tournante qui nous fait decouvrir toutes les facettes de montreal sans avoir a changer de place attabledans ce somptueux restaurant tournant.
Elle souligne severement que letat interdit impardonablemet toute blessure au patrimoine et nous designe cette vieille batisse bouffee par un incendie et dont il ne reste que la facade et que la commune a convertie avec pour decor ce mur lezarde par le feu en un splendide restaurant cafe tout en verdure.
Une autre pensee me taraude mauvaisement en reflechissant sur ce que nos gouverneurs ont sacrifie en detruisant en masse au lieu de restaurer danciens , de beaux,d historiques et de fabuleux monuments et des maisons anciennes devores certes par la vieillesse mais qui gardaient sans comparaison un eclat et une beaute que n ont point egale daffreuses nouvelles constructions modernes sans aucun style ni classe.
Jai une tendre pensee pour nos vieux quartiers arabes nos souks et nos vieilliries...
Elle continue si loin et si longtemps sans que nous ayons a nous ennuyer ni a trouver le temps mort ou lourd comme lors de nos fameux cours dhistoiredans encore mon pays.
Cetaient des cours de supplice ou encore de fausses copies ou de mots fleches ou de complete les carreaux ou pire encore d entremetteuse pour les plus vieilles dentre nous ou les couples se faisaient et se defaisaient au gre de nos passions et de nos reves les plus fous.
Nous zappions le maitre dans ses habits malendimanches qui lui aussi arrivait sur nous la face morne les pieds ballants aigri par le maigre salaire et autres soucis.
Lhistoire de notre pays nous etait raconte de la maniere la plus difforme et la plus laide, la moins honnete et la plus defiguree .
Ils ne nous apprirent en aucun cas a connaitre notre patrimoine notre culture nos richesses et nos manques..
Lhistoire, la notre se resumait a celle du reich et d un furher a la bourguibienne dabord puis a celui de zaba, ces vingt trois dernieres anneees.
Ils firent de nos heros et des valeureux guerriers qui ont traverse notre histoire des portraits figes sans vie ni interet .
Bouguiba qu il nen plaise a certains, a scotomise notre histoire la rendant borgne pour se se reserver la majeure partie nous rendant batards au plus profonds de nous memes sans identite ni grande estime de soi.
oh comme je leur en veux davoir empeche lhistoire de venir jusqua moi m eclairer pour mieux la connaitre et maimer..
Saimer cest aussi aimer son pays, son peuple pouvoir en etre fier pouvoir le pavaner et le montrer..
Je leur en veux a mourir de nous avoir rendus betes et futiles en ignorant nos origines nous rendant gauches de nos acquis de nos legs ancestraux qui datent de milliers dannees et non dune grappe maigre d annees..
Je leur en veux mauvaisement de nous avoir pousse a nous meconnaitre et avoir ce geste maladroit, cette attitude fausse et gauchhe devant l occident alorsque nous le valons bien...
Je pense a notre chasse sans merci aux frisotis de nos cheveux et a notre mal etre nous les femmes devant cette chevelure si soyeuse et si blonde de la femme doccident
Je pense a nos regimes et nos desapppointements devant notre mesestime de l embonpoint de toujours nos femmes et leurs rondeurs
Je pense a notre accent qu on desherite pour epouser un faux et un cliquant qui sonne mal et qui va de pair avec cette histoire fausse et biaisee
Combien jaimerai retourner en arriere m apprendre que mes cheveux qui frisent font mon charme , la generosite de nos formes de l exquis dans nos sefsari d antant et notre couleur brune et mate notre soleil dont on ne deride jamais
C estun peu tout cela un cours dhistoire.
C est rendre la vie dans ce qui nous a appartenu, le magnifier pour mieux accepter ce leg non plus comme un bagage honteux ou lepreux mais comme ce quil ya de plus beau et de plus authentique et d identitaire....
Montreal et moi
Il meurt lentement celui qui ne voyage pas..
Il y a des mots qui ne meurent jamais alors que d autres meurent avant d être nés..
Il y a des passages de nos vies que nos mémoires impriment a jamais comme ce matin nuageux qui semble refuser de s étioler.
Nous prenons le bus numéro 30 pour nous mener au vieux port vers onze heures du matin.
nous y arrivons gais comme deux jeunes écoliers mon frangin et moi.
Je suis une personne transformée qui s est volontairement éloignée de tout pour mendier un léger mieux être. Mes années ne me portent plus et je ne les porte plus moi non plus.
J ai comme l étrange satisfaction de vivre dos au mur au moins pour un cours instant.
Aussi, je happe tout ,renifle a plein poumon et rafle au passage le moindre air du temps heureux dénue de tourments.Le monde ne semble plus m exporter ses drames pour un moment.
Le bus nous dépose en haut de la rue de la commune ou s érige le vieux port.
La vieille ville renaît de ses mondanités.
Un décor hors pair,une destination touristique pour ses différents styles architecturaux et ses multiples façades .
Je tends une main, une ouie attentive pour accroher lhistoire de ce pays au creux de ma memoire en montant dans l amphibus .
Le guide une jeune femme nous raconte Jacques Cartier et sa decouverte de cet immense etat, Lachine et son genie pour avoir su mettre au point ce systeme decluses qui a mater le plus grand fleuve au monde le fleuve saint Laurent pour permettre aux bateauxde traverser et daccoster sans danger.Ils lappeleront depuis la smokeen vallee pour ses nombreux bateaux fumant le charbon a ce moment et la grande animation de ce port autrefois si actif .
Nous passons devant la statue de monsieur Young qui tenait les registres de la douane en taxant fermement les chalutiers et les bateaux qui traversaient.
Elle nous raconte le voeu de Paul de chomeday sieur de Maisonneuve le fondateur de montreal pour esperer une annee fertile sans innondation d aller de ses mains accrocher une croix au point le plus culminant du mont royal.Leciel l a exauce et il est alle plante sa fameuse croix que nous distinguons dici et qui semble se detacher majestueuse hors temps defiant les nouveaux grattes –ciel, les tours et les connow.
Elle nous raconte les premiers conquerants les francophones les Anglophones les irlandais et scoths d ou les quatre symbole du drapeau canadien a chaque coin a cote de la fameuse croix. Elle ne nous raonte pas le combat des hommmes de chaque jour pour asservir encore les hommes les iriquois les autochthones et la nature..
Elle nous raonte le mont fertile longeant le fleuve , ses champs de ble or et dore le ble de linde comme les cheveux de ses femmes encore plus blanches que les petits pains blancs de mon enfance et qui nirritent pas ma vue.
Je crois entendre le rire des hommesqui remplissent les silots don’t letat na garde qu un seul gigantesaue pour l expo 67comme la guide repete joliment.
Je crois entendre le soufflé puissant des hommes et leurs chants sous terre pour creuser le fameux metro montrealais avant meme que la ville ne soit nee..
Elle oublie de tacher mon après-midi soleil de pensees tristes pour ces hommes assujetis en esclaves ou Presque pour creuser et encore creuser a moins de quarante degre.Elle precise juste car lhistoire s ecrit toujours sans nous que ces homes ont encore deblaye les gravats pour les deporter a travers lle fleuve en faire une ile quils ont par la suite planter en magnifiques jardins et ou ils ont construit les fameuses residences en cuve ouen union de voisinage tellement complexes et modernes quaucun voisin ne pouvait avoir acces sur la vue de lautre par souci dintimite ou de bon voisinage ou encore de non espionage car ces beaux appartements seront destines a recevoir les amiraux et les nobles invites de loccident conquerant qui viendrait temoigner du nouvel etat montrealais moderne et sophistique.Du fleuve encore car notre bus sest engouffre sous nos cris et nos regards eblouis dans ce long fleuve fils de locean majeur.Elle nous designe laville gigantesque dabord le vieux montreal puis vient sy annexer dans un style exquis et harmonieux le nouveau montreal
Moderne.
Elle nous dresse un inventaire de ses merveilles en pointant du doigt la fameuse croix qui surplombe la ville benite puis l eglise de la saint sulpice qui me rappelled grandement celle de Paris. Elle precise quils ont mis plus dun demi siècle en non stop pour la repliquer.
Elle pointe lancien palais de justice detruit dans un incendie pendant les guerres de rebellion et qui est devenu la retraite des pompiers par ironie du sort.Elle pointe encore un batiment gratte ciel de ce moment ,de huit etage si je ne me trompe et que lingenieur constructeur a flanque de trous pour parer aux eventuels tremblements de terre.un batiment gris en beton sans une once dacier quil q fallu encore aux hommes asservis de monter pour l eriger sous le genie de lhomme savant.elle pointe un autre edifice a trios tours gigantesques egalement ou Molson a eu le genie cette fois den faire en quelque sorte les frigos de ces temps la en important sa biere qui a fait de lui lhomme le plus riche. Elle pique une plaisanterie en pointant la statue du sieur de Maisonneuve qui donne du dos au fleuve parceque repete-t-on avait le mal de mer malgre ses multiples voyages et conquetes .
Quelle honte,ils ont du en plaisanter ou encore une ironie du destin car il donne reellement du dos a son homologue anglais l admiral Nelson.
Ils sont terribles ces anglais en construisant sur lun des quais du vieux port une replique du big ben a Londres.Je lentends encore dici sonner toutes les heures metransportant au Coeur de Time square. Elle pointe du doigt le fameux pont de la concorde une replique de son semblable a Paris puis vers le fameux pont de Jacques cartier qui mene au casino de montreal et qui serait le second pont meurtrier dans le monde par taux de suicide.Elle insiste pour nous montrer une coque noire dun navire delabre centenaire et plus converti en spa ultramoderne ou de jolies jeunes et fraiches creatures drapees de serviettes blanches nous clament en criant.Nous echangeons les bye bye .Decidement partout dans le monde,il est ecrit que certains samusent la ou dautres galerent.Elle termine notre croisiere par un commentaire sur le pont dune vielle batisse trouee de six fenetres au plafond.Cetait la prison des femmes la plupart des prostituees.De ces fenetres barricadees entraient les seules lumieres avant la mort.Decidement,il a toujours fallu des prisons aux hommes pour tenir captifs certains autres hommes.
Notre navire devient alors un vrai bus sous nos regards eblouis et la commence une autre randonnee que je vous raconterai.
Il y a des mots qui ne meurent jamais alors que d autres meurent avant d être nés..
Il y a des passages de nos vies que nos mémoires impriment a jamais comme ce matin nuageux qui semble refuser de s étioler.
Nous prenons le bus numéro 30 pour nous mener au vieux port vers onze heures du matin.
nous y arrivons gais comme deux jeunes écoliers mon frangin et moi.
Je suis une personne transformée qui s est volontairement éloignée de tout pour mendier un léger mieux être. Mes années ne me portent plus et je ne les porte plus moi non plus.
J ai comme l étrange satisfaction de vivre dos au mur au moins pour un cours instant.
Aussi, je happe tout ,renifle a plein poumon et rafle au passage le moindre air du temps heureux dénue de tourments.Le monde ne semble plus m exporter ses drames pour un moment.
Le bus nous dépose en haut de la rue de la commune ou s érige le vieux port.
La vieille ville renaît de ses mondanités.
Un décor hors pair,une destination touristique pour ses différents styles architecturaux et ses multiples façades .
Je tends une main, une ouie attentive pour accroher lhistoire de ce pays au creux de ma memoire en montant dans l amphibus .
Le guide une jeune femme nous raconte Jacques Cartier et sa decouverte de cet immense etat, Lachine et son genie pour avoir su mettre au point ce systeme decluses qui a mater le plus grand fleuve au monde le fleuve saint Laurent pour permettre aux bateauxde traverser et daccoster sans danger.Ils lappeleront depuis la smokeen vallee pour ses nombreux bateaux fumant le charbon a ce moment et la grande animation de ce port autrefois si actif .
Nous passons devant la statue de monsieur Young qui tenait les registres de la douane en taxant fermement les chalutiers et les bateaux qui traversaient.
Elle nous raconte le voeu de Paul de chomeday sieur de Maisonneuve le fondateur de montreal pour esperer une annee fertile sans innondation d aller de ses mains accrocher une croix au point le plus culminant du mont royal.Leciel l a exauce et il est alle plante sa fameuse croix que nous distinguons dici et qui semble se detacher majestueuse hors temps defiant les nouveaux grattes –ciel, les tours et les connow.
Elle nous raconte les premiers conquerants les francophones les Anglophones les irlandais et scoths d ou les quatre symbole du drapeau canadien a chaque coin a cote de la fameuse croix. Elle ne nous raonte pas le combat des hommmes de chaque jour pour asservir encore les hommes les iriquois les autochthones et la nature..
Elle nous raonte le mont fertile longeant le fleuve , ses champs de ble or et dore le ble de linde comme les cheveux de ses femmes encore plus blanches que les petits pains blancs de mon enfance et qui nirritent pas ma vue.
Je crois entendre le rire des hommesqui remplissent les silots don’t letat na garde qu un seul gigantesaue pour l expo 67comme la guide repete joliment.
Je crois entendre le soufflé puissant des hommes et leurs chants sous terre pour creuser le fameux metro montrealais avant meme que la ville ne soit nee..
Elle oublie de tacher mon après-midi soleil de pensees tristes pour ces hommes assujetis en esclaves ou Presque pour creuser et encore creuser a moins de quarante degre.Elle precise juste car lhistoire s ecrit toujours sans nous que ces homes ont encore deblaye les gravats pour les deporter a travers lle fleuve en faire une ile quils ont par la suite planter en magnifiques jardins et ou ils ont construit les fameuses residences en cuve ouen union de voisinage tellement complexes et modernes quaucun voisin ne pouvait avoir acces sur la vue de lautre par souci dintimite ou de bon voisinage ou encore de non espionage car ces beaux appartements seront destines a recevoir les amiraux et les nobles invites de loccident conquerant qui viendrait temoigner du nouvel etat montrealais moderne et sophistique.Du fleuve encore car notre bus sest engouffre sous nos cris et nos regards eblouis dans ce long fleuve fils de locean majeur.Elle nous designe laville gigantesque dabord le vieux montreal puis vient sy annexer dans un style exquis et harmonieux le nouveau montreal
Moderne.
Elle nous dresse un inventaire de ses merveilles en pointant du doigt la fameuse croix qui surplombe la ville benite puis l eglise de la saint sulpice qui me rappelled grandement celle de Paris. Elle precise quils ont mis plus dun demi siècle en non stop pour la repliquer.
Elle pointe lancien palais de justice detruit dans un incendie pendant les guerres de rebellion et qui est devenu la retraite des pompiers par ironie du sort.Elle pointe encore un batiment gratte ciel de ce moment ,de huit etage si je ne me trompe et que lingenieur constructeur a flanque de trous pour parer aux eventuels tremblements de terre.un batiment gris en beton sans une once dacier quil q fallu encore aux hommes asservis de monter pour l eriger sous le genie de lhomme savant.elle pointe un autre edifice a trios tours gigantesques egalement ou Molson a eu le genie cette fois den faire en quelque sorte les frigos de ces temps la en important sa biere qui a fait de lui lhomme le plus riche. Elle pique une plaisanterie en pointant la statue du sieur de Maisonneuve qui donne du dos au fleuve parceque repete-t-on avait le mal de mer malgre ses multiples voyages et conquetes .
Quelle honte,ils ont du en plaisanter ou encore une ironie du destin car il donne reellement du dos a son homologue anglais l admiral Nelson.
Ils sont terribles ces anglais en construisant sur lun des quais du vieux port une replique du big ben a Londres.Je lentends encore dici sonner toutes les heures metransportant au Coeur de Time square. Elle pointe du doigt le fameux pont de la concorde une replique de son semblable a Paris puis vers le fameux pont de Jacques cartier qui mene au casino de montreal et qui serait le second pont meurtrier dans le monde par taux de suicide.Elle insiste pour nous montrer une coque noire dun navire delabre centenaire et plus converti en spa ultramoderne ou de jolies jeunes et fraiches creatures drapees de serviettes blanches nous clament en criant.Nous echangeons les bye bye .Decidement partout dans le monde,il est ecrit que certains samusent la ou dautres galerent.Elle termine notre croisiere par un commentaire sur le pont dune vielle batisse trouee de six fenetres au plafond.Cetait la prison des femmes la plupart des prostituees.De ces fenetres barricadees entraient les seules lumieres avant la mort.Decidement,il a toujours fallu des prisons aux hommes pour tenir captifs certains autres hommes.
Notre navire devient alors un vrai bus sous nos regards eblouis et la commence une autre randonnee que je vous raconterai.
jeudi 29 septembre 2011
Montreal et moi
Mon rêve est montréalais , mes jours aussi.
je suis a Montréal depuis trois jours déjà .
je marche dans ma tête , y croque un souvenir puis revient a cette immense métropole.
Une ville majestueuse aussi mondaine qu ancestrale.
Les pigeons viennent encore hardis picorer dans ces immenses parcs plombes.
Des enfants continuent a jouer dans les rayons d un soleil audacieux.
Tout le monde va encore dehors pour mieux se ravitailler en chaleur telle une fourmi pour les journées d hiver et de gel.
Les gens sont simples, effaces, solitaires ou en duo.
Une ville cosmopolite ou toutes les identités sont présentes parfaitement malaxées ou il est bon de vivre et de partager.
Je n ai pas eu la sensation d être dépaysée pour mes nerfs assez éprouvés par cette année difficile unique de remue ménage politique que sécuritaire.
Je laisse derrière moi ma famille, mon mari, mes enfants, mon pays en pleine révolution .
Je laisse aussi derrière moi mon peuple en pleine ébullition.
Je laisse mes rêves les plus fous de liberté de justice et d équité.
Je fais place a l envoûtement du nouveau du beau et du sensationnel.
Une ville qui brille de jour et de nuit.
Une ville qui transpire la mondanité , l opulence et la richesse.
Une ville qui abrite un monde fou de million de races, de gens tous plus occupes les uns que les autres mais sans cet empressement a la New yorkaise ni a la parisienne qui fait éclipser les couleurs du jour et de l homme serein.
Une ville sans ce stress empoisonnant qui mange tous les instants de paix de plaisir et de joie.
Une sérénité typiquement montréalaise faite d un dialecte mielleux chantonnant et dautres multisonorités.
Je traverse leurs vies sans grand bruit .
Je marche dans leur métro en habitue presque car il est si facile de vivre dans cette ville
on apprend vite et on intègre presque spontanément le ventre de cette ville de milliers d immigres.
Je rentre dans leurs espaces commerciaux géants.
Je monte la rue sainte Catherine, la cote des neiges et quelques autres artères principales
Je me fonds dans cet immense marche de jean talon ou il m est bon de fermer les yeux et de sentir les senteurs épicées de mon pays si loin et si pres.
De nombreux commerces orientaux pullulent sur la place du marche et hormis le brouhaha non criard des vendeurs et des clients,je me croirai dans une ville de mon pays.
Je traîne dans la rue tard dans la nuit.
Je me considère une personne de la nuit.
J aime la nuit mais depuis quelques mois,je ne l aime plus car elle m est porteuse ainsi qu a mon peuple qui même ici continue a m habiter , de sordides peurs et d angoisses multiples.
Ici,elle opère a me reséduire et je réapprends a l aimer.
Je piétine sur les vitrines éclairées et m attable a une deux des milliers de librairies.
Montréal est aussi une ville de livres et de lecture.
Je rentre dans le couloir anime du métro qui mène a la bibliothèque nationale.
Je me croirai dans un hypermarché.
Tous les livres sont la ou presque.
Tous les classiques, les contemporains, les poètes des années les plus reculées, les ascètes et les plus libérés.
Je rentre,je flaire auelaues uns.
J aime passer ma main sur la couvertures des livres comme sur un tissu soyeux comme pour l appivoiser.
Je ne sais plus trop bien qui de nous deux finit par s adopter en premier.
Je prends placesur une chaise de la cafeteria et je me fige avec lui dans un tete a tete tantot idyllique tantot boudeur en attendant la fin du cours de mon benjamin
ps /mon clavier est anglais et je nai pas encore la main
je suis a Montréal depuis trois jours déjà .
je marche dans ma tête , y croque un souvenir puis revient a cette immense métropole.
Une ville majestueuse aussi mondaine qu ancestrale.
Les pigeons viennent encore hardis picorer dans ces immenses parcs plombes.
Des enfants continuent a jouer dans les rayons d un soleil audacieux.
Tout le monde va encore dehors pour mieux se ravitailler en chaleur telle une fourmi pour les journées d hiver et de gel.
Les gens sont simples, effaces, solitaires ou en duo.
Une ville cosmopolite ou toutes les identités sont présentes parfaitement malaxées ou il est bon de vivre et de partager.
Je n ai pas eu la sensation d être dépaysée pour mes nerfs assez éprouvés par cette année difficile unique de remue ménage politique que sécuritaire.
Je laisse derrière moi ma famille, mon mari, mes enfants, mon pays en pleine révolution .
Je laisse aussi derrière moi mon peuple en pleine ébullition.
Je laisse mes rêves les plus fous de liberté de justice et d équité.
Je fais place a l envoûtement du nouveau du beau et du sensationnel.
Une ville qui brille de jour et de nuit.
Une ville qui transpire la mondanité , l opulence et la richesse.
Une ville qui abrite un monde fou de million de races, de gens tous plus occupes les uns que les autres mais sans cet empressement a la New yorkaise ni a la parisienne qui fait éclipser les couleurs du jour et de l homme serein.
Une ville sans ce stress empoisonnant qui mange tous les instants de paix de plaisir et de joie.
Une sérénité typiquement montréalaise faite d un dialecte mielleux chantonnant et dautres multisonorités.
Je traverse leurs vies sans grand bruit .
Je marche dans leur métro en habitue presque car il est si facile de vivre dans cette ville
on apprend vite et on intègre presque spontanément le ventre de cette ville de milliers d immigres.
Je rentre dans leurs espaces commerciaux géants.
Je monte la rue sainte Catherine, la cote des neiges et quelques autres artères principales
Je me fonds dans cet immense marche de jean talon ou il m est bon de fermer les yeux et de sentir les senteurs épicées de mon pays si loin et si pres.
De nombreux commerces orientaux pullulent sur la place du marche et hormis le brouhaha non criard des vendeurs et des clients,je me croirai dans une ville de mon pays.
Je traîne dans la rue tard dans la nuit.
Je me considère une personne de la nuit.
J aime la nuit mais depuis quelques mois,je ne l aime plus car elle m est porteuse ainsi qu a mon peuple qui même ici continue a m habiter , de sordides peurs et d angoisses multiples.
Ici,elle opère a me reséduire et je réapprends a l aimer.
Je piétine sur les vitrines éclairées et m attable a une deux des milliers de librairies.
Montréal est aussi une ville de livres et de lecture.
Je rentre dans le couloir anime du métro qui mène a la bibliothèque nationale.
Je me croirai dans un hypermarché.
Tous les livres sont la ou presque.
Tous les classiques, les contemporains, les poètes des années les plus reculées, les ascètes et les plus libérés.
Je rentre,je flaire auelaues uns.
J aime passer ma main sur la couvertures des livres comme sur un tissu soyeux comme pour l appivoiser.
Je ne sais plus trop bien qui de nous deux finit par s adopter en premier.
Je prends placesur une chaise de la cafeteria et je me fige avec lui dans un tete a tete tantot idyllique tantot boudeur en attendant la fin du cours de mon benjamin
ps /mon clavier est anglais et je nai pas encore la main
lundi 5 septembre 2011
POUR TOI LE BLESS2 DE LA R2VOLUTION
Walid et les autres blessés dans jamais je ne vous oublierai ou dans le cadre de" NSITNI" ....
Je reviens de ma visite en tant que médecin chez walid kasraoui dans le cadre de NSITNI
http://www.facebook.com/pages/Nsitni-%D9%86%D8%B3%D9%8A%D8%AA%D9%86%D9%80%D9%8A/2696811630
61498
un collectif miniscule récent de gens du peuple qui se sont réunis parcequ'il ya encore bavure,laissez pour compte et oubli pour nos martyrs et blessés de la révolution.
Je dois à walid ce texte que je n’arrive pas à sortir et qui bute en moi comme un sanglot étouffé comme une larme qui coince et qui ne lâche pas !
J’arrive dans ce quartier populaire kram ouest que je ne reconnais plus tellement que les maisons inachevées en briques rouges se dressent édentées griffant mal le décor accentuant le contraste avec la banlieue huppée qui lui fait bon dos.
Sa mère m’attend au coin d’une rue et nous remontons ma voiture pour mieux nous aborder.
Elle me raconte son fils, son parcours de vie, ses études interrompues par cette blessure grave qui l’a alité pendant voilà plus de huit mois .Une balle par un policier cagoulé le 13 JANVIER 2011 l’avait atteint de plein fouet après avoir effleuré son cousin ou un voisin, lui faisant éclater sa jambe juste sous le genou.
Un énorme trou fixé par d'horribles barres métalliques et bienheureuses sinon l'amputation comme alternative avec un grand bravo à mes aînés et collègues qui étaient là présents à chaque heure d'avant et aprés la révolution lorsque le couvre feu nous barricadait attérés dans nos maisons . Ce corps fabuleux a joint l'impossible pour ne pas amputer ce membre déflagré dans ses peaux irrapiéçables!Il se bat encore pour lui garder sa jambe trouée de partout comme par une tronçonneuse par cette féraille sophistiqué qui joue le rôle de charpente.
L’abîme jusqu’au moindre sourire à la moindre possibilité de rêver !
Mais de quoi sont faits les rêves d’un môme d’à peine vingt deux ans ?
Walid est un jeune homme calme avenant plutôt mignon qui pourrait faire rêver plus d’un cœur .Un teint mat sur des cheveux noir corbeau mais surtout un regard vif intelligent qui ramasse le mien, me scotche à ses lèvres à son souffle qui se lève et s’abaisse sans jamais rechigner. Nous pouvons composer avec toutes les situations .Nous pouvons maquiller lifter simuler avec exagération mais nous ne pouvons jamais inventer la dignité.
La personne en face de vous l’est ou ne l’est pas et ne le sera jamais.
RESTER DIGNE est une convention qui ne s’octroie pas ne s’achète pas et ne se vend pas !
Walid et sa famille ne laissent transparaître la moindre précarité et sa mam en bonne tun se confond en ces petits gestes que je raffole chez nos démunis.
Ils s’affairent toujours à bien recevoir, se plier en quatre pour honorer leurs invités même à vendre ou à s’endetter chez l’épicier du coin pour ne point manquer à leur devoir d’hôtes.
En aucun cas, il ne me raconte l’enfer mais je le devine au bruit de ses silences, au tintamarre de ses cauchemars en rénimation et en post-réa lors de la première opération puis la seconde lors de la greffe de tissus pour combler la béance faite dans la criminalité.
Criminel est cet ordre de tirer sur les civils fatigués et courroucés pard'interminables années d'’injustice, de précarité, de manque et d' humiliation.
Moins ou plus répréhensible ce cagoulé qui a ajusté dans les pieds la balle tueuse.
Mais sommes-nous dans le registre du procès de flic en action ou dans les suites du processus d’une révolution inachevée avortée scotomisée déviée maltraitée obnubilée par ces razzias et ses mains basses, ce mach de pingpong entre les partis politiques qui se jettent la balle dans un jeu pervers, se partagent le gâteau dans une équité qui rappelle celle des rapaces et des vautours.
En aucune fois, il ne m’a parlé de ses angoisses ou de ses souffrances.
En aucune fois ,il ne m’a soufflé une aumône ou une revendication.
En aucune fois, il ne m’a filtré sa peine ou son mal être.
En aucune fois, il ne m’a raconté les nuits de cauchemar de veille de douleur insupportable à rendre fou que ni les puissants calmants ni les prières de sa mère n’arrivent à calmer.
Demandez à une mère ce que c'est d'avoir son enfant souffrant sous les yeux avec l'incapacité folle crevante dépeçante de ne pouvoir intervenir sauf prier et encore prier..
Demandez à une maman ce que cela coûte en enfer en brûlure en larmes en douleur parcequ'il est là comme un légume un pied dans la vie l'autre dans la mort , le tout barriolé ficelé baillonné de problèmes d'infection, de surinfection, de greffe qui lâche , d'infection encore et de méchantes bêtes invisibles ou invincibles qui viennent manger dans la chair de son môme pour encore le fragiliser et qu'il lui faut combattre à bras de fer d'antibiotiques et de soins affreusement coûteux ou qu'il faut encore trouver l'argent du taxi pour le transporter un jour sur deuxpour les pansements ou encore qu'il faut ....
La galère , la misère des gens ne se raconte pas, elle se vit!
A chaque fois que le moment me devenait intense, son regard me ramassait et me clouait à son chevet.
Alors j’ai observé l’horreur dans son silence, écouté l’effroyable dans sa patience, happé l’insupportable parce qu’il n’a pas de plus insupportable que l’homme en souffrance démuni sans ressource livré seul à lui-même sans rien car « lhomme rapace »a tout pris dévié tout confisqué même le droit aux honneurs de blessé de la sainte révolution qui a balayé la carte du monde opprimé comme par un terrible coup de vent salvateur.
Le gouvernement actuel par acquis de je ne sais, s’est contenté de lui refiler quelques maigres miettes dans l’indélicatesse la plus absolue car d’autres contrées et sous d’autres cieux cela aurait été sous le son des trompettes dans les tribunes de honneurs et avec les gallons !
Les hommes politiques s’en sont vautrés puis s'en sont rapidement lavés les mains, éructés lâchement trop occupés dans leur campagne électorale qui sans ces blessés et ces martyrs n’aurait pu se faire ni même rêver un seul instant.
Le peuple abusé ou désabusé non informé ou peu formé laisse décanter salement le sang de ses enfants sans plainte ni regret !
Alors je dis à walid, dans ma ruine la plus absolue dans ma perte la plus fatidique dans mon désespoir le plus extrême dans ma tristesse la plus profonde , non nous ne te dénigrerons plus , nous sommes là cette poignée infime mais solide pour te soutenir et te tenir la main et s’il te faudra mordre pour ne pas crier lorsque la douleur te devient insupportable, nous te prêterons notre chair pour y mordre dedans mais jamais plus nous ne te laisserons seul face à l'homme opportuniste prédateur et à l’oubli.
ps :pourquoi" nsitni"
parceque nous imposerons le non oubli et la reconnaissance des blessés et de martyrs
parce que nous arracherons la vérité et nous la mettrons au grand jour
parceque nous ne monterons sur aucun cheveau ni échelon
parceque nous nous éclipserons au temps voulu après avoir fait STATUERr nos blessés et nos martyrs dans le mérite et les honneurs qui leur reviennent de droit et en urgence avant toute autre action!
Je reviens de ma visite en tant que médecin chez walid kasraoui dans le cadre de NSITNI
http://www.facebook.com/pages/Nsitni-%D9%86%D8%B3%D9%8A%D8%AA%D9%86%D9%80%D9%8A/2696811630
61498
un collectif miniscule récent de gens du peuple qui se sont réunis parcequ'il ya encore bavure,laissez pour compte et oubli pour nos martyrs et blessés de la révolution.
Je dois à walid ce texte que je n’arrive pas à sortir et qui bute en moi comme un sanglot étouffé comme une larme qui coince et qui ne lâche pas !
J’arrive dans ce quartier populaire kram ouest que je ne reconnais plus tellement que les maisons inachevées en briques rouges se dressent édentées griffant mal le décor accentuant le contraste avec la banlieue huppée qui lui fait bon dos.
Sa mère m’attend au coin d’une rue et nous remontons ma voiture pour mieux nous aborder.
Elle me raconte son fils, son parcours de vie, ses études interrompues par cette blessure grave qui l’a alité pendant voilà plus de huit mois .Une balle par un policier cagoulé le 13 JANVIER 2011 l’avait atteint de plein fouet après avoir effleuré son cousin ou un voisin, lui faisant éclater sa jambe juste sous le genou.
Un énorme trou fixé par d'horribles barres métalliques et bienheureuses sinon l'amputation comme alternative avec un grand bravo à mes aînés et collègues qui étaient là présents à chaque heure d'avant et aprés la révolution lorsque le couvre feu nous barricadait attérés dans nos maisons . Ce corps fabuleux a joint l'impossible pour ne pas amputer ce membre déflagré dans ses peaux irrapiéçables!Il se bat encore pour lui garder sa jambe trouée de partout comme par une tronçonneuse par cette féraille sophistiqué qui joue le rôle de charpente.
L’abîme jusqu’au moindre sourire à la moindre possibilité de rêver !
Mais de quoi sont faits les rêves d’un môme d’à peine vingt deux ans ?
Walid est un jeune homme calme avenant plutôt mignon qui pourrait faire rêver plus d’un cœur .Un teint mat sur des cheveux noir corbeau mais surtout un regard vif intelligent qui ramasse le mien, me scotche à ses lèvres à son souffle qui se lève et s’abaisse sans jamais rechigner. Nous pouvons composer avec toutes les situations .Nous pouvons maquiller lifter simuler avec exagération mais nous ne pouvons jamais inventer la dignité.
La personne en face de vous l’est ou ne l’est pas et ne le sera jamais.
RESTER DIGNE est une convention qui ne s’octroie pas ne s’achète pas et ne se vend pas !
Walid et sa famille ne laissent transparaître la moindre précarité et sa mam en bonne tun se confond en ces petits gestes que je raffole chez nos démunis.
Ils s’affairent toujours à bien recevoir, se plier en quatre pour honorer leurs invités même à vendre ou à s’endetter chez l’épicier du coin pour ne point manquer à leur devoir d’hôtes.
En aucun cas, il ne me raconte l’enfer mais je le devine au bruit de ses silences, au tintamarre de ses cauchemars en rénimation et en post-réa lors de la première opération puis la seconde lors de la greffe de tissus pour combler la béance faite dans la criminalité.
Criminel est cet ordre de tirer sur les civils fatigués et courroucés pard'interminables années d'’injustice, de précarité, de manque et d' humiliation.
Moins ou plus répréhensible ce cagoulé qui a ajusté dans les pieds la balle tueuse.
Mais sommes-nous dans le registre du procès de flic en action ou dans les suites du processus d’une révolution inachevée avortée scotomisée déviée maltraitée obnubilée par ces razzias et ses mains basses, ce mach de pingpong entre les partis politiques qui se jettent la balle dans un jeu pervers, se partagent le gâteau dans une équité qui rappelle celle des rapaces et des vautours.
En aucune fois, il ne m’a parlé de ses angoisses ou de ses souffrances.
En aucune fois ,il ne m’a soufflé une aumône ou une revendication.
En aucune fois, il ne m’a filtré sa peine ou son mal être.
En aucune fois, il ne m’a raconté les nuits de cauchemar de veille de douleur insupportable à rendre fou que ni les puissants calmants ni les prières de sa mère n’arrivent à calmer.
Demandez à une mère ce que c'est d'avoir son enfant souffrant sous les yeux avec l'incapacité folle crevante dépeçante de ne pouvoir intervenir sauf prier et encore prier..
Demandez à une maman ce que cela coûte en enfer en brûlure en larmes en douleur parcequ'il est là comme un légume un pied dans la vie l'autre dans la mort , le tout barriolé ficelé baillonné de problèmes d'infection, de surinfection, de greffe qui lâche , d'infection encore et de méchantes bêtes invisibles ou invincibles qui viennent manger dans la chair de son môme pour encore le fragiliser et qu'il lui faut combattre à bras de fer d'antibiotiques et de soins affreusement coûteux ou qu'il faut encore trouver l'argent du taxi pour le transporter un jour sur deuxpour les pansements ou encore qu'il faut ....
La galère , la misère des gens ne se raconte pas, elle se vit!
A chaque fois que le moment me devenait intense, son regard me ramassait et me clouait à son chevet.
Alors j’ai observé l’horreur dans son silence, écouté l’effroyable dans sa patience, happé l’insupportable parce qu’il n’a pas de plus insupportable que l’homme en souffrance démuni sans ressource livré seul à lui-même sans rien car « lhomme rapace »a tout pris dévié tout confisqué même le droit aux honneurs de blessé de la sainte révolution qui a balayé la carte du monde opprimé comme par un terrible coup de vent salvateur.
Le gouvernement actuel par acquis de je ne sais, s’est contenté de lui refiler quelques maigres miettes dans l’indélicatesse la plus absolue car d’autres contrées et sous d’autres cieux cela aurait été sous le son des trompettes dans les tribunes de honneurs et avec les gallons !
Les hommes politiques s’en sont vautrés puis s'en sont rapidement lavés les mains, éructés lâchement trop occupés dans leur campagne électorale qui sans ces blessés et ces martyrs n’aurait pu se faire ni même rêver un seul instant.
Le peuple abusé ou désabusé non informé ou peu formé laisse décanter salement le sang de ses enfants sans plainte ni regret !
Alors je dis à walid, dans ma ruine la plus absolue dans ma perte la plus fatidique dans mon désespoir le plus extrême dans ma tristesse la plus profonde , non nous ne te dénigrerons plus , nous sommes là cette poignée infime mais solide pour te soutenir et te tenir la main et s’il te faudra mordre pour ne pas crier lorsque la douleur te devient insupportable, nous te prêterons notre chair pour y mordre dedans mais jamais plus nous ne te laisserons seul face à l'homme opportuniste prédateur et à l’oubli.
ps :pourquoi" nsitni"
parceque nous imposerons le non oubli et la reconnaissance des blessés et de martyrs
parce que nous arracherons la vérité et nous la mettrons au grand jour
parceque nous ne monterons sur aucun cheveau ni échelon
parceque nous nous éclipserons au temps voulu après avoir fait STATUERr nos blessés et nos martyrs dans le mérite et les honneurs qui leur reviennent de droit et en urgence avant toute autre action!
vendredi 19 août 2011
Silence, on tourne ! Nous sommes le 15 aout 2011..
Il est onze heures.
Je suis sur la place Mohamed Ali.
Une cinquantaine de personne chantonnent sans grand bruit quelques slogans comme dans un échauffement timide.
Je ne vois pas de flics ni d’agents de sécurité devant le siege de l’UGGTT.
Des passants traversent la rue en s’arrêtant posent des questions et reprennent leur route.
Je m’adosse avec ma fille sur le mur qui fait le coin avec la rue Mongi slim et celle de la place Mohamed Ali et qui nous fait de l’ombre sous ce soleil tapant d’aouessou(aout).
Il fait particulièrement chaud ce matin.
Il est onze heures ou presque lorsque le sol bouge et que le ciel s’époumone de chants d’abord loin puis de plus en plus rapprochés qui nous arrivent du bas de la rue Mongi Slim.
Une masse sombre avance sur nous .Ce sont les manifestants devant le palais de justice que nous attendions. De Bab Bnet, ils ont remonté à pied la rue de Bab Souikha puis le tunnel pour finaliser à la rue Mongi Slim dans un cortège qui enfle et grossit dans une ambiance allègre pacifique sans précédent. Il n’y a aucune violence aucun casse tout le long des quelques kilomètres à déambuler avant d’arriver jusqu’à nous.
Un cortège digne d’une vierge qu’on marie dans un parfait consentement : celui des avocats dans leur uniforme en premier rang, de quelques partis politiques magnifiquement drapés de couleur du drapeau, des citoyens civils comptant des jeunes beaucoup de jeunes combien beaux de moins jeunes des femmes des hommes et mêmes de vieux.
En chœur et dans une masse unique homogène, nous crions en une seule voix mon slogan préféré :
Naame sanamoutou welékinana sanktaliou edholma minardhina
Oui nous allons mourir mais nous arracherons l’injustice de notre terre
Sans aucune consigne pilotés par un puissant sens inexpliqué d’enivrement , nous nous empruntons la rue qui mène droit sur la grande avenue Habib Bourguiba. Nous traversons les magasins ouverts, leurs vendeurs souriants à leur porte les passants et les caméras des médias professionnels ou d’occasion qui filment dans la bonne humeur la manifestation.
Je suis aux premiers rangs emportée comme aux premiers jours de la révolution en janvier.
Je chante dans un cri et répète avec mes concitoyens les mêmes slogans transportée par la même verve la même poigne la même force. Je ne me reconnais plus.Je ne reconnais plus la femme d’il ya un an si réservée et tellement effacée.
Je suis comme contaminée, le virus de la liberté est si puissant qu’il nous fait oublier la fatigue, le jeûne pour certains car nous sommes au mois de ramadan qu’il est midi et que le soleil frappe toujours chaud en ce mois d’Aout.
Je m’arrête sur les marches de la cathédrale pour attendre une amie sur facebook.
Je regarde défiler amoureusement la masse mouvante .
Nous nous rencontrons finalement .
On a beau dire, cette révolution reste unique car elle a le don de nous souder lorsque tout appelle à la dispersion à nous ramasser lorsque notre effritement est presque imminent. Je me jette dans les bras de Imen , elle se jette dans les miens.
Hilares heureuses comme de vieilles amies et malgré notre différence d’âge , nous sommes en extase .Nous goûtons au délice de la concrétisation du virtuel de l’amitié grâce à un écran fb mais surtout cette bénite révolution.
Nous rejoignons rapidement le groupe qui allonge sa reptation vers le théâtre municipal sous les regards complaisants des militaires et des policiers.
TAC
Je demande à ma compagne l’origine de ce bruit qui ressemble à celui d’une balle.
Elle me dit de ne pas m’en inquiéter et que c juste du fouchik celui que les enfants raffolent à détoner à chaque ramadan .
Une autre détonation et une odeur nauséabonde et combien devenue habituelle à mes narines en de telles occasions, celles des bombes lacrymogènes. Les tirs se succèdent déchirent le ciel et nos espérances dans un effet de surprise désolant.
Il y a des jours qui ne devraient pas se lever !
J’ordonne à ma fille de revenir en arrière ainsi qu’à mon amie Imen. C’était la dernière fois que je la voyais pour la journée.
Nous nous sommes malheureusement perdues aussi vite que retrouvées.
Quelques avocats dans leurs robes noires essayent de nous apaiser et nous demandent de ne pas reculer.
Je deviens sourde pilotée par un unique instinct de survie pour ma gamine que je traîne dans ma folie d’idéal de justice et de liberté.
J’assoie le tout dans une course effrénée et fonçons à deux dans le monoprix d’à côté fraîchement retapé après les pillages du mois de janvier . De mon refuge vitré ,je reste un pas dans la rue un autre vers l’intérieur, la lacrymo fait son effet et du coup, la plupart commence à tousser et pleurer. Nos yeux sont rouges piquent douloureusement ainsi que nos gorges mais la tension est tellement forte que nous sommes comme anesthésiées. La caissière tape mes deux cocas le regard rivé vers le dehors .Ma fille en asperge généreusement tous ceux qui arrivent de la rue à percer le rideau de fer que les agents de la sécurité baissent et lèvent dans des ordres contradictoires.
Nous tous dedans sommes tenus comme dans un même souffle à ces jeunes gens en fuite qui courent vers le haut de la rue Jamel abdenaceur assiégés par de flics sortis de toute part en motos en camions blindés et en civils. L’air n’est plus que lacrymo, le ciel est noir de détonations comme avant un orage mais cette fois en plein milieu d’un soleil brûlant. Nous oublions la faim, la soif et le jeûne, nous n’avons plus d’ouïe de yeux de pouls que pour ces jeunes que les flics pourchassent et qui hurlent et qui crient.
J’en aperçois un que les matons encerclent .IL hurle à genou et haut les mains qu’il est un vendeur ambulant (nassabe)et désigne de tous son corps tremblant sa marchandise éparpillée.
Nous tremblons lâchement pour lui mais nous nous calfeutrons fortement derrière notre porte métallique .
Le silence est compromis lâcheté et couardise..
Le silence est attente et fractionnement..
Le silence est mort à petit feu.
Nous jonglons comme des bêtes en cage vers les deux grandes portes du centre commercial l’une qui ouvre sur la rue charles de gaulles, l’autre sur la rue Jamel abdenaceur.
Des deux rues, l’une n’a rien à envier à l’autre :même topo même scènes de lâcheté et de méprise même raids violents de la part des policiers .
Il y a plus d’une heure que nous sommes là enfouis comme des rats.
Le ton monte , l’énervement commence à gagner.
Nous commençons à entendre des tirs de pierre.
J’engage un million de yeux vers les deux rues, le spectacle est désolation.
Les rues sont vides .
De part et d’autres se tiennent à coup de tirs les flics et les manifestants.
Cette fois, ils ne sont plus que des jeunes bien enrôlés aux jets de pierre et à la course.
Une avalanche de projectile répond aux tirs de bombes de lacrymo.
Certains soufflent que des balles réelles circulent chez les policiers, d’autres que ce sont des balles en plastiques. Nous regardons un jeune homme d’à peine vingt ans défier seul et mains nues un casque bleu caché derrière une armature blindée. Ses collègues s’amènent et violentent le jeune homme de leurs matraques.
Je hurle je pleure psalmodie des versets du coran mais rien ne sort de ma gorge et l’enfant continue à se faire tabasser tête haute en hurlant sa colère et son indignation. Ils sont à plus d’une dizaine pour le fourrer dans leur camion blindé.IL continue à se débattre vaillamment mais que peut la souris devant le géant.
Petit est celui qui se prend pour hercule lorsque blindé, il se mesure à un nain un sans arme un pacifique qui manifeste et qui ne possède que le son de sa voix pour riposter au son de la matraque et des tirs.
C’était d’une gratuité et d’une violence inouïe.
Des fauves affamés de coups et de blessures se déchainent dégainent leur haine meurtrière sinon comment nommer cet abus de force et de violence. Ce n’était qu’une belle manifestation pacifique .Les journalistes, la presse étrangères, les vidéos d’amateurs peuvent en témoigner.
Les idéaux sont à l’épreuve des balles .Les tirs arrivent parfois à se calmer puis reprennent de plus belle comme si une force occulte les animent.
On souffle que les combats sont maintenant plus virulents vers la place MOngi slim .
Je prends peur pour ma voiture que j’ai par mégarde garée dans une rue perpendiculaire à la place Mongi slim .J’attends un moment d’accalmie et je sors lâchement de ma cachette d’occasion en courant sous les arcades .
La rue port de France est déserte de ses habituées et gagne en laideur face à un envahissement de casque bleus de BOP de policiers ce tigres noirs et de flics cagoulés .
Un projectile s’arrête net à mes pieds .Je file direct encore me cacher cette fois dans une pâtisserie au rideau à moitié baissée.
Des passants avant moi y ont déjà pris refuge. Chacun de son côté balbutie une prière. L’ambiance est parjure et cris. Ceux de ces gens que des flics ont surpris cachés dans un square sous les arcades qui ouvre sur les deux rues. La matraque semble cravacher leurs corps,des femmes des hommes humiliés crient. Nous nous terrons encore plus lâchement dans notre misère..Nous n’avons plus de yeux pour épier ni de cœur pour soutenir juste des hommes amoindris gravement petits.Un tigre bleu marine ou noir je ne sais plus nous surprend et fait irruption dans la patisserie.
Un silence meurtrier plus long que nos vies nous partage nos jambes prêtes à détaler à chaque minute.
IL nous dévisage aveuglé par la pénombre demande de l’eau pour se laver les yeux piqués par le même poison qu’il desservait aux manifestants. Le proprio lui désigne les wc.
Il ressort sans un mot.
Les mots n’avaient plus leur place.
Nos silences parlent pour nous.
Le monde va mal et nous le savons mais ce que nous ne pouvons imaginer, c’est cette quantité de violence et de matraquage à deux et plusieurs sur des mêmes hommes qui sifflaient des rêves de liberté de justice,les pierres et les ripostes sont venus en second plan et cela, la plupart peuvent le confirmer.
Je ne suis pas pour la violence ni pour les affrontements.
Je ne suis rien qu’une simple citoyenne animée par un béguin frivole fou de liberté et de justice. Ces jeunes m’ont transmis leurs rêves et je m’en retrouve étrangement aliénée.
Est-ce un si grave délit de s’accrocher à un rêve ?
Le peuple rêve d’idéaux .
Il rêve de monde meilleur , d’équité , de justice, de liberté .
Il rêve de ne plus craindre son gouvernement et son régime policier.
Il lui faut plus qu’un gouvernement.
Il lui faut de l’espoir.
Est-ce trop demander ?
J’engage un œil au dehors par une fraction de pause où chacun prend le temps de charger d’un côté les pierres de l’autre les bombes lacrymogènes et les pierres récoltées .Un policier est blessé au visage , son nez coule de sang. IL se rabat en arrière, des soins lui sont vite donnés. Deux tampons hémostatiques et il repart plus virulent sur le champ d’action qui est la rue où parque ma voiture.
Je tremble de peur pour mon tas de ferraille.
J’ai peur pour mon gosse parti tôt ce matin et que j’ai fièrement salué en clignant des yeux lorsque je l’ai aperçu donnant le bras à un avocat d’un côté et à un médecin de renommée de l’autre aux premiers rangs.
J’ai peur pour ma fille qui se coltine à mon bras.
J’ai démesurément peur mais lorsque nous atteignons le summum de la peur, nous versons dans le contraire.Nous devenons comme affranchis de cette peur et n’avons plus peur surtout de nos idées pour les affranchir et que nous n’avons plus peur de mourir pour elles alors nous devenons libres entièrement libres ..
Ni lacrymo ni balles ni matraques ne nous atteignent plus.
Nous redevenons libres et c’est un mot unique magique formidable sensuel massif envahissant puissant impétueux .
Je verse dans cette musique lorsque j’avance escortée du proprio vers les flics et leur dis
ne tirez pas, je veux aller chercher ma voiture
un flic ahuri chef de la brigade me toise .
Je soutiens son regard.
Il hoche de la tête prend son mégaphone et hurle aux manifestants de l’autre côté de la barrière, c’est une citoyenne comme vous elle veut rentrer arrêtez les pierres nous ne tirerons plus .
J’avance comme sidérée car je suis dans la fiction cartainement
Accompagnée du même homme qui me souffle de ne pas courir, je presse malgré tout .
Je jette un regard devant moi.
La rue marchande connus pour ses tissus ne contient que le monsieur et moi et un monticule de pierres de toutes tailles.
Je regarde les manifestants ,je lève mes deux cocas achetés contre les effets de la lacrymo en haut les mains et je hurle je suis avec vous ne tirez pas .
Un chef de bande me dit de ne pas avoir peur , le flic derrière me soutient de sa voix.
A cette minute , l’air, mon cœur s’est arrêté de battre.
Qu’est-ce qu’il fallait à ces hommes pour se retrouver ?
Pourquoi fallait-il qu’ils se déchirent ?
Pourquoi le policier était-il obligé de faire le méchant,le vil , le chien lorsqu’il suffit d’un instant pour se poser réfléchir et essayer la non violence pour contenir une manifestation qui d’autant plus s’annonçait dés le début pacifique ?
Pourquoi ces ordres du gouvernement pour encore frapper, battre et rabaisser ?
Fallait-il plus d’humiliations et d’injustices pour ce peuple longtemps opprimé ?
Plus de vingt trois années sombres de dictature !
Fallait-il à ce gouvernement transitoire cette insignifiante volonté cruelle de déploiement de force pour plus le mater ?
Fallait-il plus de violence et de répression pour l’humilier et l’opprimer ?
Ce gouvernement censé faire justice du moins ne pas la retirer et encore l’interdire car elle se doit de défendre les hommes les femmes et nos idéaux.
Je remonte dans ma voiture et si j’exhibe dans cet écrit ce détail combien futile et mesquin devant ces vies qu’on truande, ces hommes qu’on rabaisse et qui ne reculent pas, c’est pour dire qu’en cette fraction de seconde tellement insignifiante digne de la fiction en ces instants de terreur l’homme chien a été capable de rengainer sa haine et sa violence pour hurler et reconnaître que l’autre le manifestant qu’il frappait c’était le peuple auquel j’appartenais et duquel il se départait . Combien contradictoire est l’homme assujetti .
Je n’aime point être à sa place dans ce relan d’humanité ou de vérité seulement ce policier y –a-t-il pensé ou réfléchi un seul instant ?
Je récupère mon engin, ma fille dans sa cachette et traverse en trombe et contresens toute l’avenue Habib BOURGUIBA sous le nez des quelques voitures qui étaient prises dans la contremanifestation et des policiers occupés à fouetter les manifestants.
Je n’ai plus d’yeux, de cœur qu’à rentrer, fuir l’horreur et intercepter mon aîné de qui je n’ai plus eu de nouvelles.
J’ai entendu à la radio qu’un homme s’est jeté du haut d’un immeuble et que son suicide a juste coïncidé avec la manifestation.
Rien à voir avec les policiers.
Je veux bien tout croire et assimiler.
Je ne suis ni légiste ni psy pour analyser les conditions de la défenestration ni le défenestré.
Je ne cautionne ni la violence ni l’horreur.
Je ne suis ni pour les casseurs ni pour les pillages.
Je ne suis ni pour la matraque ni les tirs .
Je ne suis ni pour sebsi ni pour tout autre..
La politique n'est pas mon fort, l'humain oui!
Je suis une simple citoyenne aigrie qui prend peur au quart de tour mais à qui un 14 janvier des gosses ont appris à rêver…
samedi 6 août 2011
J'accuse
J’accuse le silence lorsqu’il se dérobe aux cris gazés des insoumis et d’autres hideuses insanités.
J'accuse la nuit lorsqu'elle se débine lâchement à la clarté
J’accuse les paradoxes lorsqu’ils consument tristement nos volontés nous rendant affreusement vieux et laids.
J’accuse les langues mielleuses lorsqu’elles rendent de bois les prémices de la liberté scotchant nos rêves à des gibets.
J’accuse la gouvernance d’hérésie lorsqu’elle stérilise nos ardeurs nous chasse de notre guerre et se plait à faire de nous la risée.
J’accuse la terre d’immondice lorsqu’elle continue à porter la bête et la brute pour défigurer les hommes et les torturer.
J’accuse les tombes lorsqu’elles n’osent pas réinventer les hurlements de nos morts tombés vainement à mi- chemin de la liberté.
J’accuse nos cimetières de connivence lorsqu’ils continuent à porter l’horreur et la douleur sans rechigner.
J’accuse ces mains criminelles lorsqu’elles se tendent à nos cous asphyxie nos voix et délégitimise le combat des hommes et des femmes pour la liberté.
J’accuse tous ces êtres sataniques lorsqu’ils se damnent de nonchalance autorisent le viol des droits de l’homme et l’impunité.
J’accuse nos gouverneurs de vendus lorsqu’ils nous troquent à bas prix se vissent à d’anciennes pratiques et s’allient aux partis endiablés.
J’accuse à la Victorienne tous ces monstres de faire crever nos illusions de ne plus faire place à l’amour et de nous dépeupler.
J'accuse la nuit lorsqu'elle se débine lâchement à la clarté
J’accuse les paradoxes lorsqu’ils consument tristement nos volontés nous rendant affreusement vieux et laids.
J’accuse les langues mielleuses lorsqu’elles rendent de bois les prémices de la liberté scotchant nos rêves à des gibets.
J’accuse la gouvernance d’hérésie lorsqu’elle stérilise nos ardeurs nous chasse de notre guerre et se plait à faire de nous la risée.
J’accuse la terre d’immondice lorsqu’elle continue à porter la bête et la brute pour défigurer les hommes et les torturer.
J’accuse les tombes lorsqu’elles n’osent pas réinventer les hurlements de nos morts tombés vainement à mi- chemin de la liberté.
J’accuse nos cimetières de connivence lorsqu’ils continuent à porter l’horreur et la douleur sans rechigner.
J’accuse ces mains criminelles lorsqu’elles se tendent à nos cous asphyxie nos voix et délégitimise le combat des hommes et des femmes pour la liberté.
J’accuse tous ces êtres sataniques lorsqu’ils se damnent de nonchalance autorisent le viol des droits de l’homme et l’impunité.
J’accuse nos gouverneurs de vendus lorsqu’ils nous troquent à bas prix se vissent à d’anciennes pratiques et s’allient aux partis endiablés.
J’accuse à la Victorienne tous ces monstres de faire crever nos illusions de ne plus faire place à l’amour et de nous dépeupler.
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