samedi 31 octobre 2009

Il avait écrit le 5-1-92 , mon papa.
Dans une écriture majestueuse où il avait certainement sorti la langue.
Une gestuelle de grand enfant pour s'appliquer.
Ce que j'adore ce geste .
Combien me suis -je mise à l'imiter rien que pour lui ressembler mon papa.
La missive était destiné à mon époux.
Cela correspond au jour de son anniversaire.
J'ai laissé ma tête trotter toute la nuit et encore tôt ce matin pour trouver.
C'est un stylo en or qu'il lui avait offert.
Un geste très généreux plutôt onéreux lui qui n'avait plus grand chose à donner.
Mais sommes nous tous à la hauteur de ce qu'on nous donne?
Sommes nous capables de patience, de gratification et de sacrifice?
Sommes nous tous si propres pour ne pas savoir pardonner et avancer?
Véritables dons de soi sous différents aspects.
Si je mets ça en mot, cela me coûte en courage,je l'avoue.
Mais moi, j'ai décidé de bloguer en harmonie avec mon métier.
Une sorte de thérapie.
Un consensus de partage .
Une invitation à réfléchir et certainement à s'excuser avant qu'il ne soit trop tard.
Père que je n'ai pas trop vénéré,
Père que j'ai certainement décommandé,
Père que j'ai souvent déçu,
Père que j'ai tant rabroué,
Père que j'ai reconduit parce que je recevais.
Jamais contente toujours réclamante jamais satisfaite.
Toujours occupée le docteur à la con .
Père si tu m'entends là où tu es, je te demande Pardon.

oh ! ami breton qu'est-ce que je t'ai fait!

JE SUIS TOUJOURS DANS MON VOYAGE
Des pensées amies m'accompagnent,
M'empêchent de trop blues-er,
M'empêchent de dormir certaines nuits,
Surtout lorsqu'elles me questionnent sur Hédi.
Je suis dans la chambre depuis deux bonnes heures.
Je suis sur mon PC.
JE n'ai rien à faire.
Mon travail pour demain est assuré.
Je ne fais que répondre au courrier.
J'ouvre mon boîtier pour retirer mes lunettes.
L'âge commence à avoir ses raisons sur ma vision, mon diabète aussi.
Un papier jauni, plié en quatre tombe.
J'ouvre et je lis:
AU NOM DE DIEU LE MISERICORDIEUX
heureux anniversaire
vieux
le 5-1-92
Ton père Hédi

Je hume ce papier qui surgit de je ne sais où...
Il garde son odeur.
J'ai le tournis.
J'ai envie de vomir.
J'ai....
J'ai...
J'ai...
Comme à mes habitudes,je me ramasse et je crie.
Mes cris sont murés
Mes yeux sont des pluies.
Tous les jours,je sors ce boîtier
Tous les jours,je...
Ce soir seulement, ce papier décide de me rencontrer.
Il arrive sur moi comme une montagne.
Il me déflagre.
Il explose mes peaux vieillies.
Il tétanise mes jambes raidies.
Je me relève à peine de mon deuil.
Cela fait bientôt quatre ans.
Géant,démon, agneau,dément.
Cassette avariée.
Cassette à contre temps...
Je peine à oublier.
IL arrive sur moi lorsque je commence à oublier.
Il arrive sur moi comme pour me rappeler
que dans pas longtemps mon anniversaire .
Il me défait.
Il me ramène à mon enfance quand je criais encore papa .
Il n'est plus là mon papa mais combien je donnerai
Pour qu'il revienne
Pour que je lui dise les mots bleus
Pour que je remplisse les cases manquantes
Pour que je comble les vides
Pour que je rattrape le temps perdu
Pour que je lui dise combien je regrette
combien je l'aime s'il le savait
que que que.....
Mon papa n'est plus là.
Il ne m'entend plus.
Il repose avec ses morts.
Vous qui avez encore votre papa, courez le chercher.
Enterrez les mauvais souvenirs.
Lavez vous du vomi.
Zappez vos rancœurs et ne soyez pas amers.
Rencontrez encore et encore votre papa.
Probablement dans pas longtemps ,il ne sera plus là.
Et il n'y aura même pas de la place pour du regret.
Oh! ami breton qu'est-ce que je t'ai fait!

jeudi 29 octobre 2009

j'ai le cafard dans la langue de Molière

J'ai le blues
J'ai le cafard
Je suis encore à Nouakchott
Tout à l'heure,j'ai eu mon mari au téléphone.Il me manque.Sa voix me manque.Son regard me manque. Les enfants me manquent.Je descends dans la nuit pour acheter une carte pour mon crédit moi qui craint les blattes dans ma tendre phobie-folie,je descends cet étage que j'imagine garni.
ELLES SONT là Elles me guettent. Je ne suis pas folle et je le sais.
Elles ont un langage que je connais
comme une détestable musique que j'ai appris dans mes nuits de veille un peu partout à Rabat, Paris, Tunis et dans tous les couloirs de ma vie.
Libre à vous de croire mais un vétérinaire saura vous dire qu'elles ont leurpropre vocab codé
mais bon revenons à l'essentiel
j'introduis les unités
j'appelle ma fille: la prunelle de mes yeux d'une rare beauté!
Je me frotte à sa voix, la mienne vacille, se casse et la digue l'emporte.
Elle me crie, me secoue et me promets le paradis perdu: des bras blonds bronzés chauds les siens dans pas longtemps soit les vacances mais moi je veux pas y croire car ici j'ai bouffé la Toussaint
Mmmmmmmmmmmmmm et cette culpabilité de maman qui revient qui submerge tout et me ramène à la case du départ:
La digue qui emporte tout
Je suis dans la nuit.
Je m'essuie dans mes mains dans mes robes
Honte à moi mais je m'en-fous
la tempête se calme et le Nil ne déborde plus....

mardi 27 octobre 2009

Je suis toujours à Nouakchott.
Je pense retarder mon départ pour des raisons de travail.
Je pense aussi que la ville crasseuse aussi loin que porte mon regard libère imperceptiblement ses tentacules et me rattrape.
C'est plus un carrefour, une grande cité commerçante plongée dans un grand état de précarité, de manque et de misère .
Une ville incomplètement sortie de sa nuit se réveille à pas lents , défectueux et cahotants.
J'ai un rendez-vous avec l'épouse d'une personnalité importante au gouvernement.
Son chauffeur viendrait me prendre à six heures.
C'est la première fois depuis une semaine presque que je vais être introduite chez de vrais mauritaniens.
Le jour, je ne faisais que les côtoyer superficiellement .
A six heures très généreusement dépassées, mon hôte pointe personnellement conduisant sa propre voiture.La notion de la ponctualité est à discuter chez nous en général non pas par incorrection mais parcequ'à la base nous( Afrique- Arabie confondue) sommes tous un peuple jamais bousculé par le temps.
Pour nous du moins dans les générations, nos ancêtres étaient régis par juste une unique pendule:le jour et la nuit.Le reste n'était que détail.
Le peuple mauritanien continue à évoluer à ce rythme.
Jamais bousculé dans le temps;il prend sa vie sans aucun empressement, déguste les minutes qu'il étire sans stress et sans trop d'effort. Dans son costume traditionnel, elle s'encombrait peu et avec raffinement de ces mètres de soie qui lui allait à ravir et qu'elle rattachait à elle dans un sens élevé de l'élégance.
Je suis secouée devant autant de modestie et d'aisance, d'empressement et de savoir faire.
Mon hôte est une vraie parfaite femme de foyer avec une parfaite maîtrise du personnel qui évoluaient sous ses ordres de manière à la fois constante et discrète.
Je sais que toues mes chances sont dans ces secondes fatidiques, dans ce regard ami et tellement simple mais jamais dupe.
Je m'accorde le franc jeu.
Il me réussit le mieux.
Mon hôte rit aux éclats, son homme est conquis.
Je suis émerveillée devant autant de gentillesse, de sincérité couplée à une infinie simplicité.
A mon tour d'être conquise, j'abandonne mes réticences.
Je goûte sans retenue à un jus fait maison.
Un pur délice concocté savamment dans les feuilles d'hibiscus .Nos gorges se désaltèrent par ces soirées encore chaudes, nos cœurs s'ouvrent et on arrive à l'essentiel.
Nous nous adoptons et avec toute la spontanéité de la terre, elle m'offre ses services, propose ses effets et prend la jeune fille qui m'accompagne comme sa protégée.
Je crois que j'ai réussi ma mission.
C'est cela la Mauritanie :aucune complexité , aucun encombrement juste un écoulement fluide même si les conditions de vie semblent rudes. Un peuple dont une adaptation de mon ami Roger lui sierait au mieux:
un peuple pacifique sans encombre qui reste "sensible à la musique des corps, à la faiblesse des regards qui ramasse le mien" .
Il suffit juste de regarder autrement!

dimanche 25 octobre 2009



Me revoilà écrire de Nouakchott..
Pour mes yeux non encore lavés des derniers vestiges de mon pays à l'occident,je suis au cœur de l'Afrique sans réaliser que nous appartenons au même continent.
Tout me renvoie à la différence, aux grands écarts de civilisation, de culture.
La mienne semble moderne, standardisée, presque bâtarde et sans grande surprise.
Les femmes sont chez moi comme un peu partout frappées au même moule.
Même hobbies, même préoccupations, même modèles de vie ou presque.
Même vie de chienne pour la plupart même vie de galère je dirai presque.
Des femmes qui courent du matin au soir, travaillent, préparent les enfants à l'école, cuisinent, mettent des machines, asticotent, fument, aiment entre deux pauses , font l'amour sans beaucoup de cœur, têtes et jambes prises trop souvent ailleurs....
Je ne suis point amère et ne me veux point paraitre vulgaire mais je vous invite tous à emprunter mes nouveaux yeux et de partir avec moi ici en éclaireur... en Mauritanie
Un monde à part la Mauritanie.
Un désert à perte de vue,
Sable et mouvances.
Grosses chaleurs, vents de sable.
Ville à part sortie du ventre de nulle part qui bat à son propre rythme.
Tout prête au déboussolement.
Presque un cri de dégoût devant ces maisons presque en tôle aux allures sales , ces autres plus belles plus rares qui griffent le ciel couleur sahara de cet immense pays. Les rues sont sales, lézardées de crottes de bêtes et d'humains.
Le désert est couleur des murs, des rues, des voitures,des mouches collantes, des moustiques qui mordent jusqu'à l'os, des bruits, des.... de tout .
C'est presque l'enfer si on se ferme dans notre carcan de gens venus d'un endroit meilleur.
Je me lève comme à mon habitude très tôt le matin, aux premières lueurs de l'aube. Juste à un chant ami dont je suis vainement amoureuse.
Ici aussi, il me tire de ma couche non encore tiédie par mes courtes nuits.
Ici, il n'est plus très seul mais il s'accompagne de bruits des plus inconfortables pour mes tympans de citadine venue d'ailleurs: chèvres têtues qui n'arrêtent pas de hurler, hennissements de leurs voisins juste à côté.
Les ânes circulent librement sans corde la nuit et le jour.J'arrive à croire qu'ils ont leur propre itinéraire et pas de proprio.
Je suis alerte aux moindres bruits, au moindre souffle surtout des blattes qui circulent aussi sans grande gêne.
Mes bêtes noires, tyrannes de mes veilles de petite enfant encore pisseuse dans son lit et aujourd'hui encore de la femme instruite que je suis.
Le médecin que je suis, répètera savamment comme mes confrères à la con :
phobie et maux d'enfance....
Ici, ça n'existe pas.
Le cafard, on ne l'écrase même pas.
Il ne les fait pas hurler pauvre que je suis mais ils vivent ensemble en colocation libres et sans incident.Il y a de la place pour tous.
La misère colore presque tout: le sol; le ciel et les corps: des enfants noirs à la peaux très brûlées , des mouches sur les crottes-narines, haillons en guise d'habits, des cheveux malpeignés, des ventres qui bombent comme dans le marasme mais des yeux qui brillent de vie!
je dirai de bonheur .
ici rien n'est très compliqué.
tout est plat sans vent.
j'ai vu des voitures que retardait en file devant moi la voiture qui me transportait.
des minutes longue comme une vie sous ce soleil tapant, un feu qui vire cinq fois et plus et pas un klaxon. Le chauffeur était descendu au beau milieu de la circulation régler une affaire urgente que seuls messieurs les hommes de notre monde civilisé se permettent de faire.
Ici hommes, femmes et enfants n'objectent avec les besoins de la nature...
OH la honte ,j'entends dire...
DONC PAS UN KLAXON
Pas une contestation
Pas de nerf à fleur de peau
Pas de prise de tête devant ce guichet de ministère qui à onze heures n'ouvre toujours pas ou mollement très mollement.
Oui, tout la Mauritanie bat à un rythme out off grande civilisation, grands airs et grandes commodités. On parle de zéro stress et s'il m'amuse d'étudier les pathologies mentales type dépression, suicide dans ce bled , je noterai certainement un nombre infiniment inférieur à celui que connaît nos sociétés tellement avancées.
Je crois bien que les antidépresseurs, les neuroleptiques et les sédatifs n'ont pas de marché ici et que le mauritanien ignore tout de leur existence et leur nécessité.
Le ministrable, l'esclave et le patron s'agenouillent admirablement par terre sans chichi et mangent sans grande toilette dans leurs mains.
Un rythme impossible à mes yeux convertis depuis des siècles aux langage de l'occident.
Je suis toute remuée.
Je décline cette tasse de thé que m'offre royalement un hôte de passage.
Notre homme est grand fort , parle comme à la manière de son peuple soit simplement et très doucement.Il est plutôt clair couleur café miel .
Nous avons pris l'avion ensemble du Maroc à l'escale.J'appris plus tard qu'il appartenait à la tribu des maures don la noblesse.
Notre boing a attéri tard et je l'ai déjà dit. Personne à m'attendre.
Ni chauffeur de l'hôtel ni personne.
Je panique .
Une crampe commence à se mettre en route devant le tableau sordide qui s'offre à moi dès la descente de l'avion.
Deux femmes au cœur de l'Afrique parce qu'en plus nous les tunisiens très ouverts au monde extérieur : l'occident , nous nous écartelons dans nos convictions du reste de l'Afrique.
NOUS nous croyons supérieurs, plus modernes, instruits ect....
Donc, je me voyais mal partie lorsqu'une voix déjà entendue m'interpelle. C'est l'homme de tout à l'heure dans la navette de l'hôtel.
Il propose gentillement de nous prendre à notre hôtel.
Deux personnes en costumes lui emboîtaient dans un léger décalage le pas.Il les pria dans sa langue de nous débarasser de nos valises jusqu'à sa voiture .Un cortège de voiture.C'était le premier ministre du pays.Je refuse encore poliment et décide d'attendre une connaissance mais je n'avais pas de puce locale .Il se charge d'appeler et se propose de rester à attendre avec nous seuls dans l'aéroport vidé de ses passagers, des transporteurs aussi insistants qu'une nuée de mouches collantes.Nous sommes dehors car il fait très chaud.Je prends place sur un semblant de banc crasseux.Il s'assoit à côté pour nous accompagner jusqu'à l'arrivée de notre parent.
Je sais que j'ai encore une tête qui plaît, la jeune fille avec moi encore plus mais notre homme était là non pas comme prédateur ou courtisan mais parcequ'il reste dans ce peuple une avenance, un sens aigu de l'hospitalité jamais vu ailleurs. Une simplicité hors temps.
La femme est reine dans son pays. Elle jouit de son statut social.Ses paroles sont vénérées, ses gestes aussi. L'homme se plie aux volontés de sa femme.Elle est choyée, gâtée et flane à longueur de journées dans son royaume sans obligation de tâches ou de corvée. Son mâle se charge de tout..Et si par malchance le couple tourne mal, elle ne fait que s'énorguiller d'un tel échec. Ses amoureux n'en seraient que plus nombreux à sa cour.
Pour toutes ces raisons, notre ministre assure son protocole avec un tact , un raffinement et une gentillesse spontanée propre à ce peuple bédouin.
Rare comportement chez nos civilisés.
Mais à chacun ses convenances.
Je pense que je vais m'arrêter pour préparer ma leçon pour demain.
Demain ou plus tard , je vous livrerai encore Nouakchott et ses secrets!

vendredi 23 octobre 2009

La Mauritanie ... Nouakchott



Il est quatre heures du matin lorsque mon avion atterit sur la Mauritanie.
Le sol n'est plus le sol, la terre s'arrête de tourner à la manière dont je vis.
L'occident dont ma Tunisie s'est imbibée des années durant s'estompe, n'a plus de trace.
Le monde n'est plus le monde.les visages les visages .
Des yeux bruns ou noirs magnifiquement enturbanés de la tête au pied font irruption. Une langue que je ne comprends presque pas ...
Des voix qui s'interpellent fortement d'une manière calme et monocorde.
Une impression de foule pour ce minuscule aéroport
Une impression de brouhaha,de cohue
Nuage poussiéreux et piquant, celui de la sueur et du sable à perte de vue.
Aucune queue , aucune hiérarchie juste un boucan régi contradictoirement dans la passivité et sans aucun stress.
Nouakchott, une ville à une seule artère qui pillule de gens bruns ou noirs, de femmes voilées de la tête aux pieds et quelles femmes!
Souvent, nous nous confortons dans des positions, des préjugés que nous prenons pour des certitudes , des généralités .Il suffit de s'éloigner, de s'exiler pour comprendre combien nos forteresses sont éphémères et nos certitudes fragiles, facilement effritables , très secouables.
Derrière ces mètres de tissus se drapent des hommes et des femmes pour se cacher du soleil qui ne sait que taper fort.
Les hommes optent surtout pour le bleu ou un blanc saharien, les femmes des couleurs chatoyantes mais même dans ses costumes nouveaux à mes yeux de touriste , j'apprends à distinguer et mes yeux commencent lentement à repérer les nuances qui déclinent les conditions.
Des étiquettes infailliblement transcrites dans l'ordre, hiérarchie et le sang.
Les maures soit les clairs de peau sont les maîtres des lieux, des seigneurs avec des tribus et de conditions très aisées, les autres sont noirs et voués à une seconde catégorie, celle des serviteurs.
Mes sens commencent à pratiquer les censures, à éviter les bavures et surtout à apprécier.
Je commence par les femmes et quelles femmes!
De leurs boubous commencent la distinction:
le choix des tissus,
les couleurs
et puis les formes.
Plus une femme est ronde, plus elle est convoîtable, belle et sexy.
Plus une femme est révocable, plus son statut de femme désirée est élevé.
Elles le savent et usent confortablement de ces aisances.
L'occident a toujours tendance à victimiser les femmes d'Afrique ou d'orient pour leurs tenues qui ne ressemblent guère à la leur et dans leur statut différent de ceux de leurs femmes.
Leurs femmes sont ouvertes sur tous les plans sans aucune retenue,
libres dans leurs têtes et dans leurs corps .
Les nôtres en général sont plus cachées voire pudiques ,je dirai même introverties mais qui savent merveilleusement jouer pour ramener les décisons capitales dans le couple ou la famille à la leur soit un gouverné qui gouverne et un commandant sans commande!
Je ne parlerai pas du cas d'une poignée minoritaire ni de mon cas d'ailleurs franchement ambigu et hors norme d'où mon pseudo mais de façon générale si je veux comparer orient-occident.
Pour juger de l'orient, il faut s'habiller de ses yeux pour pouvoir pénétrer, voir et comprendre.
Aussi une femme ici que son mari divorce pour un oui ou un non n'est point jeté comme un torchis et ne vit jamais cela comme un desespoir mais est accueilli dans sa famille avec les yous yous et les festivités si je n'exagère rien. qu'on réserve à celle qu'on marie.
On range plus difficilement chez moi en Tunisie, petit format du modèle français une femme divorcée qu'une femme célibataire .
Ici, c'est tout à fait le contraire et le nombre des prétendants va en augmentant avec le nombre de répudiation.
Un véritable statut social et non une dépravation ou un leurre.
C'est pour cela que je me répète que nos certitudes ne sont qu'éphémères , nos résolutions vaseuses et il suffit de s'éloigner pour comprendre!
Mes paupières commencent à s'alourdir, mon esprit moins en veille alors je vous quitte pour reprendre plus tard si j'ai un break..

dimanche 18 octobre 2009

IL me reste exactement un jour pour tout boucler et être prête pour le voyage.
Je suis très excitée et quelque peu nostalgique.
Je dois m'absenter comme je ne l'ai jamais fait ...
RESTER aussi longtemps loin de la maison, des enfants, de mon mari lui aussi un grand enfant!
J'en ai les boules surtout que je ne connais rien sur ce pays d'accueil
Presque à l'aventure oui presque..
Moi qui n'aime pas les surprises
moi qui n'aime jamais fouler un sol non contourné
moi qui aime tout maitriser jusqu'à l'infime détail
moi... moi.... moi......
mais combien sommes nous petits devant notre peur de l'inconnu
Peur de l'étranger
Peur du non connu
Peur du regard de l'autre
Peur du non dit
Peur du du du du


Sur ces mots, je vous souhaite à tous ceux qui me lisent beaucoup de quiétude
et de joie
attendez-moi, je vais faire vite et revenir inchallah...