lundi 17 janvier 2011

s'il vous plaît ,ne défigurez pas leur révolution

Je suis encore sous le choc.
Ils viennent d'annoncer la nouvelle répartition du gouvernement avec un ministre de l'intérieur qui donne sa première confèrence de presse.
Il était déjà ministre dans le régime précédent puis démis puis récemment repris par Ben Ali le président déchu et là il nous sort un discours fort fulminant.
Il pestifère avec beaucoup d'arrogance sur les rumeurs qui fermentent nos journées.
Il loue les agents de police pour leurs efforts pour contenir la foule et déclare légitime leurs actions le fameux jour du 14 janvier 2011 ce jour où il y a eu plus de quatorze morts dont un reporter français sous les tirs des policiers.
La manifestation a duré plus de quatre heures sans heurt ni violence juste main dans la main dans une même voix pour répondre "Non" aux discours de crocodile de la veille du président.
Il confirme ce soir que ses agents ont tiré pour disperser lorsqu'on a tenté de se hisser sur un balcon du ministère pour arracher le drapeau tunisien.
Il a omis de préciser que c'étaient des tirs de bombes lacrymogènes en "tir tendu" plutôt qu'un "tir en cloche" .
Les professionnels savent que ce sont des tirs dans un seul but de tuer et non de disperser.
Il a omis de signaler également que c'est pour le drapeau que ces innocents se sont offerts en martyr.
Il a omis de préciser également que la chasse aux sangliers dans mon pays touchait à sa fin et qu'en bons chasseurs,les européens arrêtés vaillamment il y a un jour par nos agents de l'orde: policiers , militaires ainsi que nos civils devaient certainement le savoir .
De plus, on ne vient pas chasser dans un pays en grave insurrection et lorsque nos vols aériens sont presque nuls et dangereux et que la plupart des pays sont entrain de rapatrier leurs ressortissants .
Il a omis également de signaler que les rumeurs que la population soit disant colportées n'étaient point par pure psychose ou mensongères mais parce que nos médias locaux les diffusaient en boucle le long de la journée pour nous prévenir du danger imminent.
Il a omis surtout de présenter ses excuses pour ce peuple valeureux, héroïque qu'il a tenté de duper plus d'une fois.
Il a omis de dire aussi et ça c'est le plus important que cette révolution n'est pas une révolte de la faim mais de la liberté et qu'il n'est pas en droit de la défigurer en marchant sur les pas de l'inspecteur Javert de HUGO et en ne s'arrêtant que sur les actes de vandalisme et de vols des biens de la famille présidentielle et point sur les autres civils.
Je ne défends pas ces actes ni ces dérives.
Si j'étais lui,je m'arrêterai surtout sur ces sippers qui ont ravi la joie du peuple en terrorisant la population de jour et de nuit pour tuer, piller, brûler, semer l'horreur le lendemain de la chute du dictateur et défigurer la sainte révolution.
Ils continuent à le faire jusqu'à ce soir encore.
Trop d'omissions.
Un trop plein de manquement, d'irrespect et surtout de perséverance dans le despotisme et le crime car il n'y a pas de pire crime que de tirer sur des civils non armés comme ces glorieux manifestants ou encore ce Lucas Dolega abattu villement lors de l'exercice de ses fonctions.
Monsieur le ministre de l'interieur, j'appelle à votre devoir de vous voir démissionner pour vous livrer à votre tour à la justtice car ces crimes ne peuvent rester dans l'impunité.
Vous avez à répondre monsieur le ministre de la vie de tous ces gens tués sous vos commandements.


Ps:je tiens à vous dire que je ne comprends malheureusement rien à la politique.
Je n'appelle pas non plus ni à l'anarchie ni au chaos.
Je n'aime pas la politique . Elle ne m'a jamais séduite et pourtant, je ne puis rester sourde , muette et aveugle aux cris de Bouazizi ou de Jan Palach et tant d'autres.

dimanche 16 janvier 2011

La révolution du jasmin ou plutôt la révolution de la dignité

Je suis tremblante d'excitation devant mon écran.
La nuit commence à gagner du terrain sur un jour où la folie s'est emparée des hommes.
On parle de vandalisme, de vols et de crise de panique générale.
De terribles rumeurs néanmoins aussi importantes que vraies.
Le pire est à décrire.
Ce matin,j'ai accompagné mon mari afin de nous ravitailler en quelques provisions élémentaires .
Des barrages faits de militaires noyés dans des barrages à chaque cent mètres ou même moins encore.Des barrages d'hommes aux visages cernés aux traits tirés, sales, fatigués par des nuits de veille interminablement stressantes mais magnifiquement héroïques.
Un peuple pacifique toujours recalé au plan de peuple tranquille presque effacé si on le compare aux autres pays voisins.
Un peuple magnifiquement héroîque qui s'est soulevé sans arme ni violence pour déchoir un dictatuer non pas sous la dictée de la faim et du pain mais juste pour la Liberté.
Un doux parfum cette liberté .
Elle a l'odeur du jasmin,du musc et de l'ambre mieux encore elle a un goût aux confins du sucré,un elexir qui ramène aux vieux leur jeunesse perdue sous le joug du silence forcé, des voix étouffées , d'un air comprimé infecté de compromis et de peu de dignité.
Une alchimie cette liberté, elle vous prend par les tripes, enflamme les esprits, secoue les derniers doutes,annhile les affres de la PEUR pour regorifier et rendre plus forts plus tenaces.
J'ai livré mon fils unique à ce soulèvement consentante et réconciliée avec moi même.
Mon fils :la prunelle de mes yeux,dhaw ayouni comme on dit et là je veux l'avouer fort et haut que la veille du soulèvement,je l'ai honteusement droguée par un tranquillisant de part ma profession pour qu'il ne se réveille pas et marche avec ses amis dans les manifestations.Il ne se rendit point compte culpabilisant pour un dépassement imposé à son insu.
Le lendemain soit Le 14 JANVIER 2011ce jour mémorable de notre Liberté,j'ai recommencé parceque j'ai inspecté à son insu son FACEBOOK aprés le fameux discours du président non encore déchu qui petit devant son peuple déclinait, baissait les prix et tentait de se racheter minaudant au point de me faire pleurer.
J'ai recommencé au petit matin parceque j'ai appris dans ma violation
de son courrier que le mot d'ordre était de se rassembler devant le ministère pour dire non.
Pour rien au monde,ils ne troqueraient la mort du premier martyr Bouazizi pour un semblant de liberté .
Ils la voulaient entière et sans compromis.
Ils la voulaient vierge, totale et sans aucune tâche.
Et lorsque son téléphone sonna,il se dressa hors du lit comme tétanisé , prit en hâte une douche ne pût rien avaler, m'embrasser sur le front et fit démarrer sa voiture.
Confuse,très petite devant mon enfant qui en une fraction de seconde évoluait en géant,je le rappelle ,mets ma main sur sa tête comme j'ai vu toujours mon défunt père faire,lui plasmodie quelques versets du Coran et lui dit texto:" je te livre à Dieu qui ne perd jamais ce qu'on lui consigne".
Vous pouvez en rire mais je le lâchais fière et consentante avec une intime conviction qu'il partait avec la possibilité de ne jamais me revenir.
Je l'offrais en martyr sans aucune appréhension.
La peur tronçonne dans la chair.
La peur baillonne, étouffe et vous garde en demi-vie.
La peur rend lâche,excrécable et petit.
Infiniment petite,je me suis tenue.
Infiniment lâche, je me suis comportée.
Infiniment aimante,je me suis rattrapée pour lui souffler :va , vis et deviens mon amour.
Et lorsqu'en boucle,les doutes se bousculaient,je ne doutai point.
Et lorsqu'en masse, les médias nous inondaient d'infos et d'images,je ne m'en fît point.
Et lorsqu'en héros, les manifestants étaient bombardés de lacrimogènes et de vraies balles tirées par les snippers, je ne pris point peur.
Et lorsque son père et ma mère fulminaient et m’assaillaient de lourds reproches et de permissivité, je me sentais légère.
Mon fils m'avait étrangement libérée, magnifiquement libérée.
Un sentiment nouveau ou plutôt neuf m'habite.
La peur est un honteux souvenir.
La peur est un lot perdant.
La peur est derrière moi.
La peur est derrière mon peuple qui en une fraction de seconde bascule dans la magie du militantisme et de l’héroïsme.
Je comprends soudainement mieux cette citation Je comprends soudainement cette citation
"Une société prête à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité
ne mérite ni l'une ni l'autre et finit par perdre les deux." Benjamin Franklin

C'est que mon fils et ses semblables ont refusé et m'ont appris à refuser le peu de sécurité.
AUCUN TROC N EST PLUS POSSIBLE.

Il m'amène avec tous les autres son rêve de liberté.
Ils le construisent ensemble sas grande préparation ni préavis.
J'ai essayé de le droguer pour sa sécurité.
Il m'a droguée par la Liberté.
Depuis j'y suis accro ainsi que plus de dix millions de tunisiens!
Ce rêve, nous le construisons dorénavant tous ensemble.
Nous naissons ensemble à ce vent de liberté
Dix millions depuis des soirs le construisent ensemble main dans la main sans peur, tête haute et poumons remplis d'un air neuf vivifiant nommé Liberté s'opposant vaillamment à chaque minute à des milices enragées , des snippers qui pillent, vandalisent et lapident dans toute traîtrise et lâcheté.
Ben Ali digérant mal son détrônnement continue du plus loin de sa fuite à commanditer des criminels qu'il a pendant longtemps et sous silence endoctrinés.Des tueurs d'élite dormants méconnus de tous.
Nous les affrontons à tombeau ouvert sans munition ni bombe armés de gourdins et des barrages fabriqués sur le tas dans une hilarité et solidarité sans précédent.
Oui ce qui est fabuleux dans cette révolution, c'est qu'elle a uni par un mot d'ordre général qui est l'immolation de son premier martyr une jeunesse partagée ne pensant qu'à s'amuser mais surtout un peuple désuni.
C'est ce qui rend fort et chacun à sa manière opère pour colmater, aider et surtout se relever.
La liberté est un chant, une fable, un conte de fée qui magiquement devient le sens de nos vies.
C'est pourquoi ce soir et tous les autres à venir, je mettrai sans hésitation mon fils et mon mari ainsi que toutes les autres dehors , face à un froid qui incise, un isolement précaire et sous le son des tirs meurtriers pour non pas nous barricader mais défendre notre LIBERTÉ.

samedi 15 janvier 2011

La peur est en haillon.
Je contemple mes hommes
Dans leurs uniformes de combat
Tenues chaudes
Fourches et bâtons
Massues et chaînons
Ferrailles et pierres
Poubelles et containers
Tout est bon pour des barrages d'occasion
Le silence est morsure
La terreur est complice
Assassins de nos enfants
Briseurs de nos rêves
Succeurs de sang
Groupes armés
Hommes cagoulés,
Milices et chacals aux abois
Pillent, saccagent et tirent à bout portant
Coupés du monde,seuls sans corps défendant
Orphelins du monde, battez-vous
Orphelins de votre patrie battez-vous
De votre soulèvement
De votre histoire,vous restez seuls scripts.

Mon pays est en sang et en feu.












Mon pays est en sang et en feu.
Le peuple a dégainé
Plus de ceinturon
Plus de muselière
Abat le pouvoir
Abat le dictateur
Le dictateur tombe
Joie, soulagement, euphorie..
Le jour ouvre une paupière, se ravise
La nuit est fourbe
Poumons emplis de scènes terribles
Chaînes et armes blanches
Bêtes aux abois
Crimes, saccages dans le noir de la nuit
Viols, infanticides
Mains noires et incendiaires
Sur des civils en terreur
Sur des prisonniers pris au piège
Crémation
Piétinement
Calcination de gens sans défense
Nazisme ou coup de folie
Je descends dans ma rue
Sidi bou Said est défiguré
Plus de manteau bleu et blanc
Bougainvilliers en pleurs
Jasmins en berne
Senteurs de haine de préméditation et des pires violences
Départs en hâte ,
Rafles et banditisme
Des groupes de jeunes se tiennent aux coins de rue
Un semblant de vie redémarre
Quelques marchands ambulants
Des Bouazizi en mode veille
Bruits de course
Voix libérées
Pays en guerre
Mafia présidentielle
Le ciel est chargé
De balles et de fumées
Bombes tirées pour tuer
Civils et désarmés
Tout le monde se joint aux manifestations
Voix libérées
Un Bouazizi tombe
Le peuple le ramasse et continue à avancer
Une femme lance des youyou pour accompagner l'enfant martyr à sa dernière demeure
Une autre avance ses quatre autres pour la juste cause
Un commandant de bord refuse d'embarquer les mafieux
Chacun est dans son poste un héros
Je tâtonne entre les gens
Nous circulons à tombeau ouvert
La peur était une panique
La peur était une honte
Nous ne paniquons plus
Nous n'avons plus honte
Nous ne reculerons plus
Nous arriverons encore à rire ,à faire l'amour et à manger
Nos jardins refleurirons
Nos femmes engrossées
Nos terres refertilisées
Un Bouazizi, Labidi, Daghechi, Hami ,Bettahar renaîtront
Le ciel n'est plus lourd
Il scintille de mille feux
La Tunisie rappelle ses enfants
Un à un sommes présents
Jusqu'au dernier souffle
Jusqu'à la dernière goutte de notre sang!

samedi 27 novembre 2010

Un appel ou un manquement...

Bonsoir
Je ne sais par où commencer..
J'observe depuis quelques temps une trêve mais cela ne veut en aucun cas dire une démission.
Je ne sais pas mais c comme si le silence m'était imposé pour mieux me prononcer
souvent,je viens lire quelques uns.
Je sais que c vital pour moi de le faire..
Je roule quelques émotions fortes pour certains surtout ceux qui me sont chers mais je ne peux rester pour eux.
Il m'est impossible d'énoncer un mot ni émettre un son juste un son.
Je devine leurs souffrances et il me déplaît fort de leur montrer mon désarroi, mon souci de leur douleur.
J'ai peur de fondre et de gâcher un infime instant de paix.
J'ai peur d'être là pour eux au mauvais moment alors je m'en vais lécher ma peine en silence par respect pour leur personne jamais par lâcheté..
J'aimerai tant prendre A. dans mes bras, lui chuchoter que cela va aller, que ses cris sont venus jusqu'à moi, ses larmes étreindre les miennes mais je ne peux pas...
Je ne suis pas en droit car elle est de cette étoffe que la pitié révulse, que la compassion horrifie mais qui trouve toujours dans l'horreur,la tyrannie des destins,la tempête une rage de vivre et de vaincre l'impossible.
Je ne la cite point car elle n'en a pas besoin juste ce texto pour lui dire que je ne l'oublie pas mais que c'est ma seule façon d'ailleurs la sienne aussi, pour affronter toujours affronter...
A qui veut m'entendre la vie est un merveilleux don, ne le gâchons pas par des étourderies, du superficiel et du superflu...
A qui veut m'entendre,je suis chaque jour un peu plus amoureuse de cette vie.

samedi 30 octobre 2010

L'amour....

Il est plus d'une heure du mat..
Cela fait longtemps que je ne découche plus, par grande fatigue je suppose, car mes journées sont portées à l'extrême...
Beaucoup de boulot et une grappe de soucis..
Des ombres mal éveillées courcircuitent ma veillée..
Le souffle tantôt saccadé tantôt sibilant d'une amie de blog qui se retire dans la dignité...
Les larmes non encore asséchées d'une mémé..
Ceux de cette enfant d'à peine vingt ans qui n'arrive à rien avaler..
Ceux de cette maman à qui en plein jour des kidnappeurs ont ravi son tout dernier...
Et puis les questionnements de ma belle qui s'interroge sur l'avenir, avance d'un pas puis recule de quelques autres...
Qui régit tout ce monde?
Quelle pulsion mystérieuse met en scène, clive et départage?
Qu'est-ce qui réactive nos angoisses anciennes,fait culpabiliser et jette dans un profond compromis?
J'opterai bien pour l'AMOUR, ce "dealer universel " et qui par tous les temps rend tellement malheureux et si seul devant la perte de l'aimé.
Qui si ce n'est lui qui dans le mythe d'Abel et Cain replie sur soi, pousse au parricide et à l'interdit?
Qui si ce n'est lui qui dans ses excés amène au dérapage et aux pires crimes de jalousie?
Amour violent qui étouffe et qui tue.
Ou lui, bien manoeuvrant pousse à la créativité et au génie .
Il laisse grande ouverte la porte aux rêves et à la lumière.
Il énoblit, refigure, embellit et rassemble les frères.
Il tamponne, affectionne et rend grand.
Il est dans ce regard usé qui continue à idéaliser.
Il est dans ce pré qui continue à germer.
Il est dans ces mains fatiguées qui continuent à travailler.
Il est dans ces mots doux qui chantent une berceuse.
Il est dans ce rire sain devenu tellement rare.
Il est dans cet acte gratuit rempli de bonté.
Il est dans ces gestes de tous les jours qui se tendent vers un enfant, une âme perdue, un sans abri, un souffrant ou encore mijotent un plat, rapiècent et défendent les sans voix.

dimanche 17 octobre 2010

Je suis là...
Je vous lis petit à petit...
Je réapprends lentement à ré ouvrir vos fenêtres aussi longtemps que me le permet mon train de vie toujours en surcharge..
Je ne puis être que de la sorte..
Ces derniers temps ,je me suis encore fourrée dans un surplus de travail en m'inscrivant à un mastère spécialisé en adolescentologie.
C'est récent,nouveau mais tellement prenant et je ne puis vous décrire mon état d'excitation lorsqu'après bien des années, je reforce la porte de la faculté escortée de ma fille si fière de moi car c'est en même temps son université pour m'asseoir de nouveau sur le banc des étudiants...
Non, je n'ai pas changé: cette même hâte, cette même curiosité et puis cette impensable avidité de savoir, d'apprendre encore et encore sur les autres, sur moi, sur l'Humain...
Pourquoi à cet âge encore,j'ai ce puissant désir de me goinfrer d'idéologie, de cas cliniques et de théories?
Comment expliquer ce besoin intense de pousser toujours au plus loin mes limites?
Comment expliquer cette ferveur, cette soif jamais étanchée de recherche, de questionnements et souvent d'errance?
Pourquoi lorsque je peux me la couler douce sans trop de tracas?
Pourquoi lorsque je peux jouir de bonnes compagnies, m'amuser et me reposer?
Pourquoi et à qui suis-je toujours amenée à me surpasser?
Je sais, je ne suis pas une grande dame de salon ni du monde ..
J'ai toujours eu cette tête pensante souvent en l'air et ailleurs mais le regard de cette gamine de vingt ans Hante mes nuits..
J'entends son "au secours" griffer mes tympans..
Ses hurlements transpercent mon sommeil déjà trop fragile ...
Ses graffitis tatouent à vif mes pensées...
Son anorexie me fond le coeur..
Sa boulimie retourne mes entrailles...
Je suis levée depuis longtemps , depuis la nuit des temps avec une poignée tout comme Sue, tout comme Nanou, tout comme Enfer Noir et la liste est longue...
Je ne peux restée frigide à ses ébats ..
Je ne peux demeurée passive ..
Mon impuissance à la sortir de sa nuit me pousse à reprendre humblement le chemin de l'école pour mieux la soigner.


PS:si je vous en parle ce soir mes amis , ce n'est point pour m'en vanter vous qui avez appris à me connaître ,vous m'en savez incapable....
mais parceque vous vous inquiétez de mes silences aussi de ma santé ....
et puis parceque j'ai dit à Sue combien la vie était belle et très courte..
Oui SUE , je confirme
la vie est très belle avec toutes ses souffrances,
la vie est très belle malgré la douleur qui vernit certains jours
la vie est incroyablement belle avec cette quantité immensurable de possibilités en nous de mieux faire pour avancer dans la lumière vers notre prochain!