mercredi 28 avril 2010

Mon bonjour à tout ceux qui attendent mon retour
Mon bonjour à tout ceux qui sont venus aux nouvelles
Mon bonjour à tout ceux qui ont poussé la porte de mon absence , secouer mes silences pour s'unir à moi dans une même prière comme celle de mon ami Géco.



Je vois ces hommes qui se déchirent pour un gain éphémère , je détourne mes yeux.
Je vois ces femmes qui se vendent non plus pour un pain mais pour un plaisir toujours tout aussi éphémère , je détourne mes yeux.
Je vois ces couples en panne d'amour qui autorisent les tournantes, les tromperies pour ne pas perdre en dommage et intérêts, je détourne mes yeux.
Je vois ces partenaires qui se violentent, se raccommodent, se violentent un peu plus chaque jour perdant en dignité et en fierté et là j'ai une pensée douloureuse pour cette frêle jeune fille qui a nécessité récemment mes soins après un passage à tabac de son copain qu'elle continue à défendre et aimer, je détourne mes yeux.
Je vois ces mamies qui se perdent en procès avec leur propre progéniture et je dis cela en ayant une douce pensée cette fois envers Grimimi, je détourne mes yeux.
Je vois ces ado égarés qui se perdent pour un joint , une joie tout aussi éphémère,je détourne mes yeux.
Je vois ces guignols aux commandes qui cautionnent les abus, la misère, je détourne mes yeux.

Je Je Je Je Je Je Je jusqu' avoir le tournis à force de tourner la tête.
je chancèle , je me sens tomber, le sol est tesson, la terre est de feu.
Je perds au change, mes yeux se brouillent, mes idées se confondent, mes revers sont immondes , mes sources tarées.
Le vide comble mes limites.
Mes idées s'entrechoquent au bord de l'abîme
Passion et délire.
Démence et idées morbides jusqu'à ce que ce vieux me rattrape : celui de Greg et sa dernière installation .
Un monde de couleur et d'éternité où les hommes se donnent la main pour s'élever dans l'amour et les bons sentiments.
alors rien que pour ça, je sens l'envie à nouveau de partager...
Pour cela, les prières de Nanou m'ont encore atteinte, ceux des autres aussi
Pour cela,je vous offre celle de GREG qu'il m'a offert il n'y a pas si longtemps mais que mon silence a liquéfié !





Cet africain est peut-être Adam dans sa quête première...
Son bâton est probablement celui de Moïse lorsque Dieu lui ordonna de traverser la mer avec ses fidèles en la frappant avec son bâton...
Cette terre est certainement d'Afrique berceau de l'humanité.
Sur ce, je me retire pour vous laisser méditer

dimanche 14 mars 2010



Hier au soir, j'ai été au théatre.
Une belle soirée.
Du beau monde.
Des hommes en costume-cravate.
Des femmes de toutes beautés. Des vieilles, des moins vieilles, des maquillées, des siliconées, des fortes, des moins fortes mais toutes en tenues élégantes pour cette sortie du soir.
C'est que les sorties pour le théatre ont toujours revêtu un aspect de chiche et d'élégance, de raffinement et de spiritualité.
C'est toujours du beau monde jamais identique à celui du cinéma surtout intellectuel qui cherche dans la pièce un côté fait de poésie et d'art vivant.
Un public pas forcèment riche mais élitique tant par son esprit critique que par son côté artistique.
Un vieux couple se donne le bras, trottine galamment en escaladant avec difficulté les marches du Colisée, cette belle salle du temps du colon français.
Elle se bat vaillamment pour tenir encore entre des géants poussant de nulle part sans grande âme.
J'ai de la peine pour ses murs tenant mal , ses rideaux d'un pourpre éteint, ses colonnes délabrées , sa mezzanine royale qui semble hurler en silence sa gloire d'il n'y pas si longtemps.
Un brouhaha joyeux couvre avec élégance les files d'attente qui commencent à se faire longues .
Les jeunes,à ma gande surprise bien que je ne sois pas une adepte du théatre ni des sorties du soir ont été en grand nombre.
Je les vois plus à mon grand détrompement dans les pubs ou les boîtes de nuit à danser, rapper , slamer,boire et fricoter mais rien avoir à cirer aux proses et aux vieux jeux.
Je les ai entendus rire partout dans la salle .
Un rire franc et spontané juste parceque le mot appelle au rire .
Un rire sain et asexuel où les instincts charnels s'éclipsent honorablement pour des instincts plutôt spirituels ou tout simplement humains.
Un rire charmant et enchanteur.
Un rire général car nous avons tous beaucoup ri pendant le spectacle.
Un one womenshow superbe où l'artiste , une jeune femme tunisienne a tout simplement excellé .
Un superbe jonglage de personnages, une parfaite maîtrise de l'art sur un merveilleux pouvoir de création.
La création du rire.
Un rire franc et spontané sans faste ni chiche.
Un rire simple où se gargarisent avec force la joie et l'hilarité et où se rendent admirablement l'amertume des jours passés, l'usure des jours sans rire.
Oh! comme nous avons beaucoup ri tous sans exception.
Comme il fait bon de rire d'un rire franc et sans aucune convention.
Oh combien nos têtes tellement savantes, nos corps tellement repus ont perdu le savoir de bien rire, de rire tout simplement.
Un déridement collectif sans gêne ni encombrement.
Juste du rire .
Un rire impérieux regénérant car dans nos vies bousculées chacun à sa façon, dans notre course quotidienne contre les secondes et les minutes,nous oublions souvent de prendre le temps de rire.
Un rire simple et peu coûteux .
Un rire sympathique qui lève les freins et efface le temps.
Un rire bénéfique où il n'y a nul besoin de chirurgie pour gommer les rides.
Un rire vital où il n'y a nul besoin d'anxiolytiques ou d'antidépresseurs pour traiter l'humeur.
Une journée sans rire est une nuit sans fin qui se refuse à la percée du soleil.
Une journée sans rire fait de l'homme un animal ennuyé et ennuyeux .
Une journée sans rire fait de nous des êtres figés et très vieux .
Une journée sans rire est une journée de perdu.
Une journée sans rire est une journée creusant dans le noir et le désespoir.
Une journée sans rire est une journée maccabre qui invite à la mort d'une partie de soi chaque seconde un peu plus .

jeudi 4 mars 2010







Je suis à Jerba depuis quelques jours.
Pour du travail bien sûr..
Jerba la douce.
Jerba l'île des rêves..
Jerba de ma mère,
de ses ancêtres ,
de ses cierges allumées,
de ses rabins,
de sa croix gammée,
de ses illusions retrouvées,
de ses silences confondus,
du temps qui s'est arrêté..
Le soleil n'y fait pas défaut.
Il dore mon dos dur, mes nerfs à fleur de peau.
La mer est là .
Je ne la vois pas bien de ma chambre d'hôtel mais je la devine.
Je l'entends même dans le vacarme des enfants en maillots qui la dénigrent mauvaisement.
Un beau monde:des hommes, des femmes à moitié nus se gargarisent au creux d'une piscine immense sentant le faste mais surtout la poisse javellisée de ces corps tout blanc rappelant les pigeons.
J'entends venir à moi ma grande bleue concubine et conquérante le soir pour bercer mes nuits fragmentées par le bruit de ces tourites en vacances qui se soucient peu du repos d'autrui..
J'entends leur rire, leur discussion au pas de leur chambre et surtout la télé qu'ils allument sans grand souci.
Je l'entends s'introduire sans gêne dans ces rigoles creusées par les passants ou ces spirales de landart.
Chacun y inscrit à sa façon ses rêves et ses illusions, son désamour ou sa passion.
L'hôtel est bondé au grand bonheur des commerciaux .
Jerba ne désemplit jamais..
Des français surtout, des allemands, des italiens mais également des algériens , des lybiens.
Je dois être de ces rares avec le personnel à y rester travailler.
Une ambiance festive, hilare.
Les hommes, les femmes chantent, dansent en tout lieu et se roulent des regards mielleux.
ça parle fort, ça se bouscule presque dans les files gourmandes au buffet et moi je traîne un peu la patte seule en fin de file pour mieux regarder.
J'hésite moi qui ai la parlotte facile à engager quelconque conversation.
Je commence à mimer un peu les étrangers dans leur froid.
Déprime ou gel de la passion?
Je ne crois pas mais juste je fais le plein.
De ses deux qui se cherchent ,
De ce couple de vieux aux cheveux tout banc qui se tient debout difficilement se donnant le bras toujours aussi amoureusement.
Elle n'a d'yeux que pour lui.
Il n'a d'yeux que pour elle.
De cet autre qui sort de table appuyé sur sa canne, cherche une fleur du mince vase déposé et la pique délicatement derrière l' oreille de sa compagne toute rose de bonheur.
De ces deux qui se bécquettent de manière osée et sans grand encombre .
Je prends mon assiette et sors manger sur la terrasse.
Le soleil est si fort,si beau qu'il conqiert la grande masse.
Je n'ai pas faim pourtant je n'hésite pas à remplir mon assiette de multiples mets que je gôute à peine.
Cette opulence, ce faste tamponne mes creux , on dirait.
Je me trouve à forcer la dose sur des choses combien interdites.
Sans scrupule.
Je ne m'en cache pas .
Un, deux, trois péchés mignons..
Une pensée éclair à ma fille et s'il elle me voyait...
Un amour de fille mon enfant tellemnt belle dans son empressement pour les autres, combien soucieuse de ma santé.
Elle me reprendrait en hurlant :tu veux mourir c ça tu es inconsciente ,toi le médecinqu'on dirait pas!
C qu'elle n' y va pas par quatre chemins. Elle irait avec toute la force de son âge jusqu' à me retirer de ma bouche ce qu'il pourrait rester de sucreries que je n'ai pas eu le temps d'avaler.
Elle a pas tort la petite, c que je me suis lâchée la bride depuis que je suis ici..
Au diner, c promis,je me suis surveillée .
Un halot que je ne connaissais que trop commencer à troubler ma vue pendant que je me suis mise au balcon.
Je contemple avec enchantement ce que la nature m'offre avec grâce.
Un charme inoui.
Des palmiers centenaires grattent le ciel.
Des oliviers, des jasmins taquinent l'air.
Beaucoup de soleil
Beaucoup de lumière.
Pas d'ombrage.
Pas de nuage.
Pas de grisaille juste le ciel,la terre, la mer et une poignée d'heureux qui dégustent le jus à perte de vue.

mercredi 17 février 2010



















Amulettes ou allumettes.
Amulette est cette main de Fatma, ce petit poisson, ce garn en or ou en argent
solidement épinglés à nos haillons
dévotion ancestrale au marabout Sidi Mahrez ou Sidi Belhassen
conviction générale que nous serions préserver dans nos vies contre des bataillons
chacune depuis qu'elle est mère s'aqcuiert le droit de se rattacher au régiment.
Toutes feront la guerre au mauvais oeil, au mauvais pressentiment avec la même véracité.
Chacune dans sa foi traitera chaque jour un peu plus, son rêve avec interêt.
Chacune lira son café tasse renversée sur l'assiette savamment décantée .
Son aîné sera certainement docteur , avocat ou héritier princier.
Sa fille lui est promis un beau mariage, une vie aisée...
Que de belles résolutions.
Que de belles fins pour des histoires romancées.
Hbiba , Michelle, Sara ou Aicha nul besoin de s'encombrer.
Toutes se fondaient dans les mêmes croyances à un prophète prêt.
Smallah hachekom, bismillah et la maltaise qui se signait.
Toutes ou presque prisaient coquinement la neffa de ma grand-mère qui les initiait
à ce tabac brun, l'âge un fin allié l' autorisait.

Qu'elles étaient belles mes femmes, du plus loin de mes souvenirs.
Chevelure luisante noir-corbeau ou carotte teinte à la mardouma ou au hénné
Joues rougies par ces regards discrets qui les cherchent sous leur sefsari.
Lèvres pulpeuses, dents laiteuses au souac soigneusement frottées.
Yeux langoureux de khol enduits rendant un regard mon Dieu
tantôt mielleux tantôt de feu.
Produits de beauté faits maison dans une alchimie inouie.
Faite de feuillis des plantes pétris dans les parfums de mille et une nuit.
Hammam pour la journée programmée comme une fête et une grande sortie.
Epilation, soins, spah entre les mains des harza,
Femmes imposantes et imposées par ces lieux humides et vaporeux.
Femmes puissantes qui vendent la mèche parfois et rompent les secrets.
Un tatouage, une infimité ou encore un doute sur une virginité.
Des vies se font et se défont au gré des langues de ces femmes de statut diminué.
Pourtant combien on a acheté leur silence,évité de les froisser.
Toutes gagnaient à lever les hostilités.
Toutes goûtaient au couscous du vendredi.
La musulmane envoyait son marmot la nuit
allumer chez la voisine le feu interdit.
La maltaise ses fameux confetti.
Vies structurées dans la soumission et les compromis .
Vies doubles où les gouverneurs se faisaient manipuler par les gouvernés.
Femmes introduites dans le coeur d'hommes tyrans de jour agneaux de nuit
Allumettes sont les propos haineux que colportent les informations
Terre brûlée, femmes éventrées, sacrilège et profanation
Endoctrinement, xénophobie, pires ennemis sur une terre
D'il n'a pas si longtemps frères
Rage identitaire, fossoyeurs et mauvais garnements
Frères plus de sein que de sang
Meiha la sage femme au généreux décolleté
a donné pratiquement à tous ces gueux la tétée
pendant que la nouvelle maman se reposait!
Funambules sur fin fil de rasoir.
Vérités dérisoires, jugements qu'on ne peut asseoir.
Ces amitiés autrefois cultivées dans la sagesse et la sérénité
Clochardisation des rêves et paix perdue
Amertume sur un temps révolu
Apprivoiser de tels hommes restera-t-il du domaine du possible
Pour ne plus avoir femmes,vieux et enfants pour cible!

jeudi 11 février 2010













GAZA




TREBLINKA









Chuchotis..
clapotis..
Murmures au fond des terroirs.
Soleil au levant.
Nature dans son sommeil agitée.
Vérités sur fil de rasoir.
Vérités vengeant sur toutes les autres.
Vie et finitude.
Renaissance, résurrection.
Infinie béatitude.
Devant cet éternel recommencement.
Je me vois presser le pas
Emprunter celui de Sue dans son histoire.
Logorrhée ou étrange mélopée.
Je suis toujours chez les aînés.
Pas plus tard qu'hier mon mari me l'a répété.
Pas du tout moqueur mais juste pour me taquiner.
Et puis c tellement vrai.
Mon fils, ma fille et puis moi sommes toujours d'un quart de tour emmêlés
QI élevés ou destins des surdoués
Je ne sais pas Nanou.
Je ne sais plus.
TOI qui, il n'a pas longtemps dans un commentaire soufflé.

Mes paupières sont des portes ouvertes sur mes ancêtres qui dans la mêlée
ont connu la ségrégation, la discrimination, l'étoile jaune dure à porter!
Elles me racontent,
Racontent la dualité.
Racontent la folie.
Racontent la criminalité.
Racontent la barbarie.
Racontent Anne Frank et son fantôme qui assiège ma mémoire.
Racontent ma mère, ses soeurs et leurs déboires.
L'ignorance plaide à l'erreur .
Les moyens à la rancune.
La bestialité cautionne l'horreur.
Univers maudit aux allures d'écurie.
L'homme est maladresse et fausses manœuvres.
Sacrifice de la vierge et de la mémé.
Sur le temple de la criminalité et de la folie.
Fours crématoires et solution finale.
Le temps observe une pause,
Les guerres une halte.
On continue à radier pour la maladie ou la couleur.
Génocide et crimes de guerre.
Autrefois Treblinka.
Aujourd'hui Gaza.
J'ai encore peur d'être mal interprétée.
On continue à vampiriser de sang froid des enfants haïtiens.
Regards aux abois, froid et faim.
Opulence et jeux de société .
Dites moi alors,qu'est-ce qui a changé?
Dites-moi alors,sur qui pleurer?

mardi 2 février 2010



Sur une note que je désire gaie
je reviens vous parler de mes amours.
Sans censure ni détour.
Des souvenirs se gargarisent au creux de ma mémoire.

Une petite fille modèle qui joue à la marelle.
Cette autre qui saute à l'élastique.
Une partie de cinq pierres,toupie et querelles.
Des jeux simples faits de cris,de pleurs et de joie.
Une mère à son tricot .
Un vieux sur le patio .
Des bonheurs simples à la portée de la main.
Une grande marmite, un couscoussier.
Les mains se tendent, à peine un morceau pour chacun.
Les voix se taisent.
Le mot d'ordre est vite donné
le chef est rentré.
Un aîné va passer.
Pas un souffle .
Pas un murmure.
Tout se fige comme par magie.
Peur surdimensionnée
Sens aigu du respect.
Quand je pense que de nos jours
on ose jurer et bousculer
une femme enceinte ou une mémé,
mansarder son père,sa mère et l'oublier
pour un jeu ou une fille glamour
perdre son honneur
vendre son bonheur pour une poignée.


Je vais encore zapper .
Une scène comique me fait rire toujours
Mon frère court à la vue de mon oncle se réfugier
dans les bras d'un homme sur le palier.
Il le supplie de le cacher de son oncle
qui l'a surpris dans la rue entrain de jouer
L'homme rit aux éclats.
Il n'était autre que mon oncle .
Des temps forts.
Des temps durs où de mise était la rigueur,
un culte le respect des aînés .
Des temps difficiles .
Les manières étaient plus à la pudeur,
l'éducation moins douce et plus musclée

Deux paires d'yeux se cherchent.
Un regard coquin.
Un autre insistant.
L'homme et la femme.
Une quête permanente depuis la nuit des temps.
Elle est Ève.
Il est Adam.
Ils brûlent de passion.
Ils ne consommeront pas l'amour.
Seulement au grand jour.
Jeux hypocrites ou corrompus.
Jeux interdits ou fallacieux.
Je ne sais plus!

Puis vient la parade amicale.
Un régal.
Trois hommes dans un café.
Un jeu de carte, un narguilé.
Ils parlent, tergiversent et décident des nations
tournent de l'oeil ensemble au passage de cette femme cachée.
Voile ou sefsari,une splendeur nature à fantasmer.
Kippa, sebha ou croix.
Oui étrange possibilité des trois
Adonay, Allah,Dieu!
Tous communient finalement au même Créateur .
Alors comment expliquer aujourd'hui
Folie meurtrière et frères ennemis .
Hommes sans visage et têtes à prix.
Temps révolus.
Paix perdue.

Je zappe encore
Deux ado à peine éclos.
Dans un coin se fricotent.
Des lèvres se cherchent.
Des minutes se bousculent.
Des rêves fous à la Roméo.


Pas d'ordi pas de play .
Pas de télè.
Juste une nuée.
Une théière,de la menthe et un canoun.
Des souffles suspendus.
Aux lèvres d'un magnifique conteur ou conteuse.
le plus une mémé.
Elle raconte Shérazade , Ali Baba et les quarante voleurs.
Tranche ,décapite et soulève nos petits coeurs.
Y mêle ses déceptions,ses rêves les plus fous.
Etale les trésors.
Colorie notre misère.
Egaye nos vies.
Fantasme et paradis.
Nous devenions dés lors
Hors d'atteinte
Haut perchés
Solidaires de notre mamie.
Solidaires de cette veillée.
Solidaires de nos familles.
Ni le froid
Ni la faim
Ni la précarité n'arrivaient à nous toucher.
Je connais des enfants et des plus grands
perdus maintenant
pour un jeu non acheté
pour un joint
pour une relation non à point
pour de grandes désespérances
cultivées dans la solitude et de l'argent
nourries dans un froid familial sans précédent!

Je zappe encore
Un linge blanc sur ses genoux.
Nos petites têtes prises en otage .
Des mains habiles.
Furètent et font la chasse aux poux.
un, deux, trois.. écrasés .
Je vois d'ici vous venir le dégoût.
Mais combien de temps passé à démêler nos cheveux frisés.
Combien d'amour dans ces gestes de tous les jours.
Une chevelure soigneusement peignée
tiraillée dans tous les sens et sous mes cris
Ma mère ne lâchera prise non sans fierté
Une ridicule couronne sur la tête tressée
Elle fera sans départir de moi à l'école une risée
Nostalgie et pensées radoucies
pour une époque d'il n'ya pas si longtemps


Je zapperai encore si le temps n'arrive à vous manquer.
J'ai peur aussi d'ennuyer.
Et si j'ai encore un message à passer
c'est de prendre le temps avec nos familles et nos enfants.
Des petits bonheurs qui font une vie
Comme un diner , une sortie
A goûter ensemble sans grande pompe ni argent
Juste une écoute et de l'affection.


Ton soleil Greg me fait revenir à tout cela.
Un soleil doux.
Un soleil chaud.
Un soleil fait de mouches et d'eau stagnantes certainement.
Mais de combien de joies et de passions.
Et si l'ami, j'ai pris tout ce temps
non par manque d'inspiration
mais surtout pour déguster au mieux
cet admirable lever ou coucher
comme le faisaient les amoureux
sur une plage ou en haut d'un sommet .
Sans rien précipiter.
Sans avoir toujours à se dévêtir
Puis à vite se haïr
Mais juste prendre le temps d' admirer.
Le temps de s'aimer.



voici le lien de Greg
visitez le, c un champion
le blog de Grégory Goffin

vendredi 22 janvier 2010

A toutes les maman d'abord, à tous les enseignants par la suite..


Tout ce que fait un indien, il le fait dans un cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde.."

Greg me propose une autre photo et cette introduction.
L'expérience semble lui plaire ,moi elle me fait planer.
J'aime que les choses aient un sens, que les mots soient un message.
J'aime construire car je sais combien il est facile de détruire.
J'ai maintes fois été confrontée à ces revers de médaille et je ne peux vous décrire combien est ma peine lorsqu'au lieu de la création vient l'echec ou la défaite.
combien est mon délire lorsque le rêve ne laisse plus de place à la laideur.
combien est ma tranquilité lorsque j'avance dans la nuit sereine, satisfaite et accomplie.
Oui j'aime arrondir les côtés, joindre les berges et souvent sans m'en rendre compte faire ces cerles non pas dans le sable comme le ferait un vrai landardiste mais dans la vraie vie au point de m'étourdir, m'étourdir , m'étourdir encore et encore...
tête baissée, les yeux fermés et vlan,je m'en prends plein face.
Pourtant une minute après, mon agitation reprend et tel un autiste dans sa sphère,je reprends mes spirales dans le vent alors je comprends que je ne peux être que comme cet indien , celui de Greg dans sa phrase de l'introduction.
Je suis sûre que certains ne voient dans cette écriture qu'un exercice de style. Moi,je tiens à boucler le cercle d'une chose qui me tient à coeur ,d'une promesse que j'ai faite à Jane une bloggeuse et dont j'ai touché le fond au cours de ces vingts dernières années, lâge de mon aîné.
Mon fils marche dans ses vingts ans dans des pas que je veux sûrs, forts et sans ombrage et pourtant combien les difficultés sont venus à lui, à moi mère trop maternelle , trop fusionnelle, trop possessive par certains jours.
Mais tellement aimante de ce morceau de chair qui est mienne que je vois grandir chaque jour un peu plus pour se détacher imparfaitement de moi.
Pourquoi imparfaitement et comment le cercle est-il bouclé?
Ala suite d'un travail pénible, agressif presque barbare vient un beau bébé blond grasouillet.
De sa couveuse à peine réanimé,son regard vif a accroché le mien la fraction d'une seconde, une petite seconde mais qui m'a ramené à la vie pendant que je m'évanouissais dans des suites de couche très hémorragiques.
Au réveil, mon enfant est encore en salle de réa mais je sais qu'il donnerait de lui, qu'il me reviendrait comme moi pour lui.
Nos regards croisés après qu'on nous ait sectionné l'un de l'autre s'étaient scellés à jamais.
Je sais que mon enfant me survivrait.
Seule une mère peut comprendre cela sans le moindre doute ou hésitation.
Nous avons survécu l'un à l'autre fortement, intimement d'une manière vscérale entretenue par cette fibre juive qui mon Dieu combien elle panique
pour la moindre montée fébrile,
pour la moindre toux,
le moindre pas qui trébuche,
pour la simple poussée dentaire,
pour le moindre bleu,
pour.. pour.. pour
et puis plus tard, lorsqu'il devient plus grand
pour le mondre retard quand il est dehors
pour cette tête qui tourne un peu trop
pour cette poussée d'hormones vers telle ou telle belle créature jamais bien à mon goût
Je dis bien nous avons survécu l'un à l'autre après ce travail laborieux et qui a mis en péril nos deux vies .
Nous avons survécu et nous vivons encore sur ce mode où la moindre embûche, le moindre faux pas ou malaise est pressenti exagérement surtout par moi.
Trop maternelle ou sensible,j'entre dans mon rôle de mère sans jamais consentir à la démission du moins au holà même après toutes ces années, même quand mon petit devient grand , un homme tbarkallah.
Ma fibre maternante a été si fébrile et secouée certainement et comme je me plais à m'excuser parceque la santé de mon fils a été un peu fragile du moins aux limites de la normale enfin un peu particulière non pas qu'il souffra hamdoullilah d'un mal invalidant mais parcequ'il sortait du lot de la normalité.
Longtemps, il a été et il l'est encore un enfant calme un peu solitaire peu bavard opérant surtout en solo.
C'est un enfant doux, sensible et peu dérangeant.
Il a monté, démonté un léggo à six mois alors qu'il fallait plus.
Il a marché à neuf mois.
Il a parlé plus de vingt mots en un an.
Il a eu sa première dent tard vers deux ans.
Il a fait son entrée à l'école à cinq ans alors que c'est à six en Tunisie.
Il s'est démarqué dans sa première année scolaire par une année difficile douloureuse face à une institutrice bornée et machiavélique allez me lire en début du blog dans " CETTE fois , j'ai eu à ma consultation une enfant de cinq ans...." et vous comprendrez.
Elle s'est acharnée sur lui aussi à mon insu.
Tout a commencé lorsque mon fils a commencé à faire un sans faute en maths, sciences et toute autre matière et que son propre fils ne réussissait pas alors qu'ils étaient assis tous les deux au même pupitre.
Mon fils n'a pas été premier de sa classe ni cette année ni bien des années après.
Son écriture qu'il a toujours d'ailleurs, est laide, griffonnante,, désarticulée comme jamais un instituteur ou enseignant n'aimera.
S'ajoute à cela un caractère pleureur sur un fond solitaire jamais bagarreur mais anxieux presque détestable pour le peu de sociabilité.
Un être qu'on n'aime pas facilement parcequ'il nous rapelle à nos insuffisances, à notre désir puissant de communication, de partage, de dépendance.
C'est malheureux que je dise cela, enfin de la bouche d'un médecin mais j'ai été maman etcombien j'ai pu souffrir de ce manque à comprendre de mon fils.
J'en ai été à frôler la dépression et plus grave encore mais sans jamais venir à douter de lui, de ses capacités, de cet être particulier et rare.
Jamais , je n'ai douté et c'est pour cela que ce soir, j'écris.
J'écris b'abord pour Jane ,une maman qui s'inquète pour son gosse.
J'écris parceque je me suis promise dans ce blog et ailleurs aussi de rester engagée dans mes dires, mes avances , mes pas et si souvent j'ai à trébucher ou tomber, ma volonté, mon désir de bien faire m'en excuse.
J'écris pour témoigner et peut être servir.
Le parcours scolaire de mon fils a été plus que parfait dans un régime scolaire stictement français sur une décision parentale apès notre déception de l'institutrice précédente.
Non pas que le système français soit le meilleur mais parcequ'il était le seul dans nos possibilités à être plus souple et un peu plus ouvert.
Pourtant les difficultés ont continué à tracasser sa scolarité non pas qu'il a manqué de capacité ou de compréhension mais parceque mon fils a eu toute sa vie une attitude ascolaire enfin une attitude non conforme peuu bavard peu dérangeant ne tenant jamais un cahier.
Pas un mot d'écrit.
Pas de prise de note.
Une pénible frustration pour ses enseignants.
Une plaie pour cet être rempli de sensibilité qui se mansardait dans une solitude performante car nul n'excellait comme lui dans ses études.
Attitude réservée presque narguante pour des enseignants limités alors que
dans l'affirmation se terrait l'anxiété,
dans le tremblement ou le tic se terrait la force,
dans l'écriture médiocre et désordonnée se cachait le génie.
Pas une séance d'éducation physique sans remontrance, sans embûche, sans mot sur le carnet.
Pas une année scolaire sans convocation chez le CPE ou parses professeurs pour une attitude négative et presque provocante
J'arrivais un sourire faux, une crampe dans le ventre:
"alors il a été bavard insolent ou un travail non fait"
Non bien au contraire madame , il a été brillant plus que brillant mais il se refuse aux régles, à l'institution. c'est un enfant imbu, ascolaire,presque asocial mais étonnamment brillant, excellent.
Une fois je me souviens il était en terminale, la CPE me convoque me répète le même topo et ajoute son prof de philo se plaint de sa non prise de note, de son entêtement à ne jamais avoir de cahier à à à à à à à et moi je ne peux le tolérer dans notre lycée et s'il arrivait à échouer son bac je lui donnerai pas la chance de s'inscrire dans ce lycée..Elle parlait delui comme s'il était un cancre alors qu'il était le premier ou le second de sa classe je ne sais plus!
Jelaquitte en larmes, les lèvres tremblant de douleur.Mon fils vient à ma rencontre se ramène voir la CPE et lui crache calmement:
MADAME AVEC TOUS MES RESPECTS POUR VOUS LA CPE mais vous oubliez qu'ici dans ce lycée, je suis sur un sol français et en France, nous avons des droits et mon droit en tant que tel me donne le droit d'être et de rester dans ce lycée avec ou sans votre consentement!
Il essuya mes larmes et n'a pas eu à redoubler mais a réussi son bac avec mention et a été le seul à êtyre accepté dans une école prépa prestigieuse et de grande renommée de Paris.
Ce qui est bien en France, c'est que c'est un pays de droit ça je le dis en passant.

J'ai oublié de mentionner qu'au cours de ce parcours difficile, nous avons eu affaire à beaucoup de gens sévères, bornés, peu tolérants parfois mais aussi à certains charmants qui prenaient la peine de venir vers lui pour le conforter et lui dire de ne pas s'inquiéter , qu'il était juste différent sortait du lot comme certains grands.
Tout comme le jour où son professeur de math m'a appelé chez moi pour me dire qu'il venait en visite voir la chambre de mon fils et le cadre où il vivait.Il m'a prié de ne rien ranger, rien toucher devant mon hésitation à lui montrersa chambre malrangée, les livres par terre, le désordre et tout le reste.
Il était aux anges devant cette vision qui semblait le réjouir à ma grande gêne.
Il a rapporté et jusqu'à cette année d'ailleurs qu'il avait affaire à un petit génie de l'ordre de Einstein et de Rousseau.Il rayonnait de plaisir et lui prédisait un grand avenir .Il riait même de mes peurs et de mon anxiété. Il me supplia de laisser mon fils à son rythme sinon il se perdait.

Nous avons grandement pataugé avec ces difficultés et nous avons même été amené à le prendre en consultation spécialisée de psy, de calligraphe , de pédiatre mais sans grand apport, on nous sortait à chaque fois mais estimez vous heureux qu'il soit bon juste quelques exercices et application et moins d'entêtement et de gâterie et son écriture s'arrangera jusqu'à cette année où la boucle s'est fermée et où nous avons enfin la confirmation que mon fils souffre d'un mal suspecté mais non confirmé appelé agréablement pour moi sa mère et que j'aime à vous répéter tellement qu'il m'allége, me submergeet me comble: E.I.P
SOIT enfant intellectuellement précoce dont le QI dépasse les 150 , dont les facultés sont importantes, dont le comportement social laisse à désirer tant ils sont solitaires, renfermés, anxieux, mal dans leur peau, toujours avec des plus âgés et dont l'écriture est pénible ...
Depuis, je suis dans l'accalmie.
Pour tout cela,ce soir j'écris.
Tout comme l'indien de Greg, mon rond a aboutit à cette conclusion .
Depuis, mon sommeil est plus calme, mes insomnies apaisées.