
Un enfant libre
Un enfant ivre
Un enfant beau
Un enfant qui a son jumeau
Dans cet être de foi
Dans cet homme de loi
Un beau joueur
Un bon farceur
Un enfant fou
Un enfant ivre.
Ivre de rêves insolites
Où la terre rejoint la mer,
le soleil les couches des sans abris, les loges des réfugiés, les démunis .
Un enfant libre
Libre d’aimer son prochain
Libre de circuler de TEL-AVIV à GAZA
Libre de ces pulsions meurtrières
Où le puissant se transforme en vampire
Se nourrit du sang de la vierge, du vieillard et du nourrisson
Où la guerre se fait impie et sans merci
Occupants et occupés
Horde sans visage
Déformation du message
Rage identitaire
Haine raciale
Massacre radical
Folie meurtrière
Marasme et opulence
Absents de ses visions.
Tolérance et générosité sont ses seuls alliés.
Main blanche sur coeur léger
Pas de haine ni préjugé
Juste un enfant libre et bien élevé!
Cet enfant devrait être heureux.Merci pour ce beau texte.
RépondreSupprimerquel enfant élevons nous dans ce monde tourmenté? pour ce monde tourmenté? pour ne pas le tourmenter? et pourtant souhaitant que lui aussi un jour, soit tourmenté par ce que le monde est...pour qu'un jour il soit un de ceux qui le feront évoluer!
RépondreSupprimertrès touchée par cette écriture...
korrigane
un enfant terrible comme dirait Jean Ferrat, je cite :
RépondreSupprimer"
Les enfants terribles
Les enfants terribles marchent dans les rues
Si leur ciel est vide s'ils ne savent plus
Leurs mains sont avides d'étreindre demain
Les enfants terribles n'épargneront rien
Soyez terribles terribles
Soyez terribles les enfants
Les enfants terribles ont des dents de loups
Si vous en doutez prenez garde à vous
Leur soif n'a d'égal que leur appétit
Les enfants terribles luttent pour la vie
Soyez terribles terribles
Soyez terribles les enfants
Quand l'orage tonne les enfants sourient
Ils sont sûrs d'eux-mêmes et durs pour autrui
Mais quand l'amour vient les cueillir au nid
Les enfants terribles tremblent dans la nuit
Soyez terribles terribles
Soyez terribles les enfants
Avec leurs grands rires avec leurs façons
De toujours remettre le monde en question
Ce sont eux qui font les révolutions
Les enfants terribles ont toujours raison
Soyez terribles terribles
Soyez terribles les enfants
Les enfants
Les enfants...
"
Jean Ferrat
Ce poème est construit comme Prévert pouvait en construire. Des associations d'idées souvent nées des mots eux-mêmes qui se créent les uns les autres. Ils se donnent la main pour une ronde qui nous tourne la tête et nous berce. Jean Ferrat cité plus haut, regarde, a une tout autre façon de construire : cette répétition de "les enfants terribles" casse la parole mais rythme le texte. Rien de semblable chez toi dont le verbe est continu, sans retour il avance et se génère de lui-même en lui-même, toujours égal, jamais tenu dans des contraintes organisationnelles. Tu es, ta voix, au premier plan. Ton esprit, c'est ta voix. Tu n'utilises pas les détours que te ferait prendre un métalangage structurel qui pèserait sur ta parole. Ta parole es.
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