
Shana Tova

Bonne fête
A tous mes frères juifs
A tous ceux qui font le jeûne et se préparent à le lever, je souhaite Shana Tova.
A ma mère que Dieu me la garde.
D'ici de ma Tunisie,
Je lèverai les yeux ce soir au ciel
Je compterai mon fils et moi
Allégremment et dans la joie:
Un, deux , trois ..non quatre et cela recommence...
LE DOUTE
Toujours ce doute permis et cultivé
Chez notre bon juif d'à côté.
Tu as beau juré les avoir bien comptés
Il ne lèvera son jeûne que si le ciel est totalement étoilé.
Coings piqués de girofles
Enbaumant des senteurs sans précédent.
Des tables seigneurales.
Même si notre ami est de condition modeste
Le juif met toujours pour sa table le paquet.
Olives, dattes séchées
Grenades, miel et fruits confis
Jus de raisin ou encore du vin
Puis le chef de maison lira das une belle cérémonie
Une prière :la brekha si je ne me trompe.
Il trempera des lèvres délicates
Dans un verre argenté
Puis le passera à un autre mâle de la maison
A la seule condition
Qu'il soit juif ou borma casher
Le verre fera dans la foi
Le tour de tous les gosiers
Le jeûne est alors levé.
Rires , discussions en fleuve
Cris , intonnations fortes et air de fête.
Nos juifs orientaux ne sauront jamais bien se tenir à table
Attitudes guindées et dos droits
Serviettes propres et bouche fermées
Ils aiment étaler à l'oriental
Les signes de leur allégresse
Dans le malheur ou dans la joie,
Ils sont toujours aussi bruyants.
Nous terminerons par une douceur
Nos rancunes, nos querrelles seront enterrées
Par ce Youm Kippour mémorial
Jour du Grand Pardon
Pour ce peuple errant...
Ces douceurs s'offrent à moi
Non plus "en life "comme au bon vieux temps
Mais d'une cassette que ni le temps ni l'âge n'arrivent à avarier
Souvenirs mielleux
Aux confins du merveilleux
Ma mémoire.
Alors je vous invite à y goûter.
Tu as de la chance, Lilia, ici la caravane passe et les chacals hurlent. Pas de pleine lune mais un croissant d'argent et des larmes de sel, jusqu'à ma bouche. Nos enfers, nous les emportons. Qui donc réveille Vulcain, qui scelle les yeux des morts, et laisse aux vivant, la peine. Il y a un poème à ramasser, à lire, sur le chemin des grands jardins, je l'ai laissé auprès de celui écrit parti vers l'Orient Eternel en 2008. Nous étions nés la même année en 1942, nous avons parcouru la même terre, regardé les mêms étoiles et j'aurai voulu le connaitre. Les homes ne méritent pas souvent des poèmes, nous sommes considérés comme des chiens. ça me donne la rage. Aimer le monde en son entier n'est plus envisageable. les fous de Dieu sont aux manettes. Va, quitte la table et prends ce chemin indiqué pour le Youm kippour mémorial. c'est un voyage sans retour que celui de la poésie. L'issue en est fatale.
RépondreSupprimerQue l'avenir te soit radieux à toi, ta fille, loin et ton fils ,proche et garde la Tunisie de toute guerre.
Roger
Le jour n'est pas encore levé sur la France. Je suis à recopier des haïku écrits hier, dans la soirée.
RépondreSupprimerEn voici un cueilli pour toi, en regard de cette magnifique page que tu nous offre sur ton blog
Parmi les sens
Se retrouver
Et sombrer quand même.
Roger Dautais 30 septembre 2009
merci Roger pour le haïku
RépondreSupprimerj'aimerai ne pas sombrer mais...
Pourquoi ne réponds-tu pas à mes mails?
Une autre belle page, j'aime ta façon d'écrire.
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