vendredi 22 janvier 2010

A toutes les maman d'abord, à tous les enseignants par la suite..


Tout ce que fait un indien, il le fait dans un cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde.."

Greg me propose une autre photo et cette introduction.
L'expérience semble lui plaire ,moi elle me fait planer.
J'aime que les choses aient un sens, que les mots soient un message.
J'aime construire car je sais combien il est facile de détruire.
J'ai maintes fois été confrontée à ces revers de médaille et je ne peux vous décrire combien est ma peine lorsqu'au lieu de la création vient l'echec ou la défaite.
combien est mon délire lorsque le rêve ne laisse plus de place à la laideur.
combien est ma tranquilité lorsque j'avance dans la nuit sereine, satisfaite et accomplie.
Oui j'aime arrondir les côtés, joindre les berges et souvent sans m'en rendre compte faire ces cerles non pas dans le sable comme le ferait un vrai landardiste mais dans la vraie vie au point de m'étourdir, m'étourdir , m'étourdir encore et encore...
tête baissée, les yeux fermés et vlan,je m'en prends plein face.
Pourtant une minute après, mon agitation reprend et tel un autiste dans sa sphère,je reprends mes spirales dans le vent alors je comprends que je ne peux être que comme cet indien , celui de Greg dans sa phrase de l'introduction.
Je suis sûre que certains ne voient dans cette écriture qu'un exercice de style. Moi,je tiens à boucler le cercle d'une chose qui me tient à coeur ,d'une promesse que j'ai faite à Jane une bloggeuse et dont j'ai touché le fond au cours de ces vingts dernières années, lâge de mon aîné.
Mon fils marche dans ses vingts ans dans des pas que je veux sûrs, forts et sans ombrage et pourtant combien les difficultés sont venus à lui, à moi mère trop maternelle , trop fusionnelle, trop possessive par certains jours.
Mais tellement aimante de ce morceau de chair qui est mienne que je vois grandir chaque jour un peu plus pour se détacher imparfaitement de moi.
Pourquoi imparfaitement et comment le cercle est-il bouclé?
Ala suite d'un travail pénible, agressif presque barbare vient un beau bébé blond grasouillet.
De sa couveuse à peine réanimé,son regard vif a accroché le mien la fraction d'une seconde, une petite seconde mais qui m'a ramené à la vie pendant que je m'évanouissais dans des suites de couche très hémorragiques.
Au réveil, mon enfant est encore en salle de réa mais je sais qu'il donnerait de lui, qu'il me reviendrait comme moi pour lui.
Nos regards croisés après qu'on nous ait sectionné l'un de l'autre s'étaient scellés à jamais.
Je sais que mon enfant me survivrait.
Seule une mère peut comprendre cela sans le moindre doute ou hésitation.
Nous avons survécu l'un à l'autre fortement, intimement d'une manière vscérale entretenue par cette fibre juive qui mon Dieu combien elle panique
pour la moindre montée fébrile,
pour la moindre toux,
le moindre pas qui trébuche,
pour la simple poussée dentaire,
pour le moindre bleu,
pour.. pour.. pour
et puis plus tard, lorsqu'il devient plus grand
pour le mondre retard quand il est dehors
pour cette tête qui tourne un peu trop
pour cette poussée d'hormones vers telle ou telle belle créature jamais bien à mon goût
Je dis bien nous avons survécu l'un à l'autre après ce travail laborieux et qui a mis en péril nos deux vies .
Nous avons survécu et nous vivons encore sur ce mode où la moindre embûche, le moindre faux pas ou malaise est pressenti exagérement surtout par moi.
Trop maternelle ou sensible,j'entre dans mon rôle de mère sans jamais consentir à la démission du moins au holà même après toutes ces années, même quand mon petit devient grand , un homme tbarkallah.
Ma fibre maternante a été si fébrile et secouée certainement et comme je me plais à m'excuser parceque la santé de mon fils a été un peu fragile du moins aux limites de la normale enfin un peu particulière non pas qu'il souffra hamdoullilah d'un mal invalidant mais parcequ'il sortait du lot de la normalité.
Longtemps, il a été et il l'est encore un enfant calme un peu solitaire peu bavard opérant surtout en solo.
C'est un enfant doux, sensible et peu dérangeant.
Il a monté, démonté un léggo à six mois alors qu'il fallait plus.
Il a marché à neuf mois.
Il a parlé plus de vingt mots en un an.
Il a eu sa première dent tard vers deux ans.
Il a fait son entrée à l'école à cinq ans alors que c'est à six en Tunisie.
Il s'est démarqué dans sa première année scolaire par une année difficile douloureuse face à une institutrice bornée et machiavélique allez me lire en début du blog dans " CETTE fois , j'ai eu à ma consultation une enfant de cinq ans...." et vous comprendrez.
Elle s'est acharnée sur lui aussi à mon insu.
Tout a commencé lorsque mon fils a commencé à faire un sans faute en maths, sciences et toute autre matière et que son propre fils ne réussissait pas alors qu'ils étaient assis tous les deux au même pupitre.
Mon fils n'a pas été premier de sa classe ni cette année ni bien des années après.
Son écriture qu'il a toujours d'ailleurs, est laide, griffonnante,, désarticulée comme jamais un instituteur ou enseignant n'aimera.
S'ajoute à cela un caractère pleureur sur un fond solitaire jamais bagarreur mais anxieux presque détestable pour le peu de sociabilité.
Un être qu'on n'aime pas facilement parcequ'il nous rapelle à nos insuffisances, à notre désir puissant de communication, de partage, de dépendance.
C'est malheureux que je dise cela, enfin de la bouche d'un médecin mais j'ai été maman etcombien j'ai pu souffrir de ce manque à comprendre de mon fils.
J'en ai été à frôler la dépression et plus grave encore mais sans jamais venir à douter de lui, de ses capacités, de cet être particulier et rare.
Jamais , je n'ai douté et c'est pour cela que ce soir, j'écris.
J'écris b'abord pour Jane ,une maman qui s'inquète pour son gosse.
J'écris parceque je me suis promise dans ce blog et ailleurs aussi de rester engagée dans mes dires, mes avances , mes pas et si souvent j'ai à trébucher ou tomber, ma volonté, mon désir de bien faire m'en excuse.
J'écris pour témoigner et peut être servir.
Le parcours scolaire de mon fils a été plus que parfait dans un régime scolaire stictement français sur une décision parentale apès notre déception de l'institutrice précédente.
Non pas que le système français soit le meilleur mais parcequ'il était le seul dans nos possibilités à être plus souple et un peu plus ouvert.
Pourtant les difficultés ont continué à tracasser sa scolarité non pas qu'il a manqué de capacité ou de compréhension mais parceque mon fils a eu toute sa vie une attitude ascolaire enfin une attitude non conforme peuu bavard peu dérangeant ne tenant jamais un cahier.
Pas un mot d'écrit.
Pas de prise de note.
Une pénible frustration pour ses enseignants.
Une plaie pour cet être rempli de sensibilité qui se mansardait dans une solitude performante car nul n'excellait comme lui dans ses études.
Attitude réservée presque narguante pour des enseignants limités alors que
dans l'affirmation se terrait l'anxiété,
dans le tremblement ou le tic se terrait la force,
dans l'écriture médiocre et désordonnée se cachait le génie.
Pas une séance d'éducation physique sans remontrance, sans embûche, sans mot sur le carnet.
Pas une année scolaire sans convocation chez le CPE ou parses professeurs pour une attitude négative et presque provocante
J'arrivais un sourire faux, une crampe dans le ventre:
"alors il a été bavard insolent ou un travail non fait"
Non bien au contraire madame , il a été brillant plus que brillant mais il se refuse aux régles, à l'institution. c'est un enfant imbu, ascolaire,presque asocial mais étonnamment brillant, excellent.
Une fois je me souviens il était en terminale, la CPE me convoque me répète le même topo et ajoute son prof de philo se plaint de sa non prise de note, de son entêtement à ne jamais avoir de cahier à à à à à à à et moi je ne peux le tolérer dans notre lycée et s'il arrivait à échouer son bac je lui donnerai pas la chance de s'inscrire dans ce lycée..Elle parlait delui comme s'il était un cancre alors qu'il était le premier ou le second de sa classe je ne sais plus!
Jelaquitte en larmes, les lèvres tremblant de douleur.Mon fils vient à ma rencontre se ramène voir la CPE et lui crache calmement:
MADAME AVEC TOUS MES RESPECTS POUR VOUS LA CPE mais vous oubliez qu'ici dans ce lycée, je suis sur un sol français et en France, nous avons des droits et mon droit en tant que tel me donne le droit d'être et de rester dans ce lycée avec ou sans votre consentement!
Il essuya mes larmes et n'a pas eu à redoubler mais a réussi son bac avec mention et a été le seul à êtyre accepté dans une école prépa prestigieuse et de grande renommée de Paris.
Ce qui est bien en France, c'est que c'est un pays de droit ça je le dis en passant.

J'ai oublié de mentionner qu'au cours de ce parcours difficile, nous avons eu affaire à beaucoup de gens sévères, bornés, peu tolérants parfois mais aussi à certains charmants qui prenaient la peine de venir vers lui pour le conforter et lui dire de ne pas s'inquiéter , qu'il était juste différent sortait du lot comme certains grands.
Tout comme le jour où son professeur de math m'a appelé chez moi pour me dire qu'il venait en visite voir la chambre de mon fils et le cadre où il vivait.Il m'a prié de ne rien ranger, rien toucher devant mon hésitation à lui montrersa chambre malrangée, les livres par terre, le désordre et tout le reste.
Il était aux anges devant cette vision qui semblait le réjouir à ma grande gêne.
Il a rapporté et jusqu'à cette année d'ailleurs qu'il avait affaire à un petit génie de l'ordre de Einstein et de Rousseau.Il rayonnait de plaisir et lui prédisait un grand avenir .Il riait même de mes peurs et de mon anxiété. Il me supplia de laisser mon fils à son rythme sinon il se perdait.

Nous avons grandement pataugé avec ces difficultés et nous avons même été amené à le prendre en consultation spécialisée de psy, de calligraphe , de pédiatre mais sans grand apport, on nous sortait à chaque fois mais estimez vous heureux qu'il soit bon juste quelques exercices et application et moins d'entêtement et de gâterie et son écriture s'arrangera jusqu'à cette année où la boucle s'est fermée et où nous avons enfin la confirmation que mon fils souffre d'un mal suspecté mais non confirmé appelé agréablement pour moi sa mère et que j'aime à vous répéter tellement qu'il m'allége, me submergeet me comble: E.I.P
SOIT enfant intellectuellement précoce dont le QI dépasse les 150 , dont les facultés sont importantes, dont le comportement social laisse à désirer tant ils sont solitaires, renfermés, anxieux, mal dans leur peau, toujours avec des plus âgés et dont l'écriture est pénible ...
Depuis, je suis dans l'accalmie.
Pour tout cela,ce soir j'écris.
Tout comme l'indien de Greg, mon rond a aboutit à cette conclusion .
Depuis, mon sommeil est plus calme, mes insomnies apaisées.

43 commentaires:

  1. J'ai du mal à comprendre que c'est été si compliqué. Il était premier de classe, d'habitude c'est pour les cancres qu'on s'en fait. Tant mieux pour lui et pour toi si enfin tout est pour le mieux.

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  4. Lilia,
    Je retiendrai toujours, pour mes petits-enfants, ce cri d'amour, tes mots et ce mot de l'introduction "cercle". Belle leçon de vie!
    Merci et lonque vie à vous deux.

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  5. Ton cri remue l'ancien spécialiste que je suis des enfants en difficultés. Je suis un ancien inspecteur spécialisé de l'Education Nationale en France. J'ai eu à connaître des cas semblables à celui de ton fils. Ma fille, il y a 7ans a dû être séparée de l'enfant qu'elle portait (Help Syndrome : tu dois savoir de quoi je parle). En couveuse, à Belfort, Nicolas faisait preuve déjà d'une ténacité remarquable. Il est mon Prince. j'ai des échanges rares avec lui. Nous nous enrichissons mutuellement.
    Tu as bien fait de parler et d'écrire. Tu as été merveilleuse dans ce texte qui n'est plus un texte mais ta chair vibrante. Je comprends pourquoi tu aimes les textes vrais, authentiques. L'épreuve rend beau, magnanime. A travers mes deux cancers (le 2° au foie) j'ai terriblement grandi. Comme toi tu le fais aujourd'hui. Nous en sommes sortis et heureusement pour ton fils : les femmes et les hommes ont besoin d'êtres d'exceptions comme lui. Ton fils est sur ce chemin et, même si je ne peux le bénir (mon irreligion me l'interdit) j'aime l'humanité, j'ai confiance en lui. Qu'il fasse sa vie!

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  6. Chère Lilia,
    Ton texte me touche trois fois : une fois en tant que mère, une fois en tant que grand-mère et une fois en tant qu'enseignante...
    Tant de douceurs et de douleurs ressenties en partage, tant d'émotions, tant de vérités, tant d'humanité à vivre ensemble...
    J'aime venir chez toi Lilia car je repars à chaque fois meilleure et grandie!

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  7. Nous avons survécu l'un à l'autre
    phrase ô combien bouleversante chère Lilia

    Ma petite fût une grande prématurée je suis restée 4 mois sous perfusion pour la mettre au monde et quelle plante aujourd'hui !

    Ma grande fût une enfant très sage, polie, aimante
    à 17 ans...tout a basculé pour un mauvais amour qui l'a plongé dans la drogue...
    Mère ultra protectrice ultra sensible je fus une mère "secouée et jetée à terre," par une adolescente qui me devenait inconnue
    inutile de raconter ces soufffrances
    Mais nous n'avons pas baissé les bras il n'y a pas eu d'indulgence non plus, seulement de la ténacité et bcp d'amour

    cette adolescente est aujourd'hui une mère de famille de 3 enfants , ingénieur écologue reconnue ,et qui chaque jour de sa vie nous dit merci papa merci maman...elle est ma grande fierté
    comme c'est dur ce "métier de maman" mais que de bonheur quand au bout du chemin il y a ces simples mots : merci


    et merci à toi Lilia d'être venue à ma recontre...ce n'est pas aisé d'absorber d'un seul coup tes textes...il faut y revenir , après j'y pense en vaquant à mes occupations...tu m'apportes tant de force , rajoutée à la mienne

    voilà ...je t'embrasse

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  8. Ce que tu racontes de ton fils (et de toi en tant que maman) me touche d'autant plus que je connais bien le problème des enfants précoces.
    Disons que je le connais...de l'intérieur ! ;-)

    C'est une grande souffrance que cette différence...et très peu de gens la comprennent.
    Etre premier de la classe, solitaire et plutôt asocial...c'est cumuler les raisons d'être rejeté et incompris. C'est être, dès le départ, "hors de" l'ordre normal, ordre médiocre et sans élévation...ordre fait pour une "moyenne"...mais ordre dans lequel 99,9% des gens se retrouvent et se confortent.

    Dilemme terrible: ou rester ce que l'on est...et souffrir d'une immense solitude...ou se "rabaisser" au niveau moyen, pour être accepté (pour être aimé !)... et se sentir amputé de sa véritable identité.
    Et végéter jusqu'à devenir sans goût et sans couleur, jusqu'à en tomber malade, parfois.

    Pour ceux qui n'ont pas vécu cela, imaginez que vous ayez le niveau de compréhension d'un étudiant de doctorat et que vous viviez dans un pays où personne ne dépasse jamais le niveau de l'école primaire...imaginez également que vous n'ayez aucun moyen de quitter ce pays...et qu'il n'existe pratiquement aucune autre personne qui soit dans votre cas...imaginez votre solitude...atroce.
    Et tous ceux qui sont autour de vous...sont là à vous reprocher de ne pas bien tenir votre "cahier du jour", de ne pas bien faire vos multiplications alors que vous jonglez déjà avec les différentielles et les intégrales.
    Que faire ? Que dire ? Où aller ? Avec qui parler ?

    Sache Lilia, que ton fils a d'illustres prédecesseurs: Henri Poincaré, par exemple, scientifique bien connu, n'a jamais pris une note de sa vie...il arrivait en cours sans papier et sans crayon , paraît-il... et retenait tout "de tête"...

    Je te souhaite du courage, car il en faut, à toi et à ton fils...
    Ce genre de situation, c'est la "quadrature du cercle" !
    Faut être très "doué" pour la résoudre ! Mais c'est aussi une grande richesse, un espoir vers quelque chose de "plus grand" que ce que nous vivons actuellement, vers une autre façon de voir et de comprendre la vie.
    Plus vaste, plus belle, moins "étriquée"...

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  9. Bonsoir Lilia,
    Mon poème "Consonance d'un état de conscience" peut par certain passage s'adresser à ton fils.
    Je me retrouve dans ton billet, bien que je n'ai pas l'intelligence d'une surdouée. A l'école, j'ai toujours été dans mon coin, dans ma sphère, insolente, silencieuse, solitaire, parfois sans cahier et sans crayon, ... Comme ton fils, j'ai eu mon bac, j'ai fait des études supérieures, j'ai marché parmis les hommes et les femmes de mon âge et plus, ... Puis je me suis retrouvée seule, je suis seule, je n'ai pas d'amis, ... des collègues peut-être mais je n'ai plus d'amis, ... J'ai laché leurs mains, je me suis absentée auprès d'eux pour ne plus revenir, je suis solitaire bien que je sois dans une sphère ou le monde m'entour, à vrai dire personne ne me connait vraiment ... Je te remercie pour ce billet, je ne pars jamais sans avoir pris quelque chose ici, même si parfois cela me rend triste, ...
    Sincèrement,
    Siyah

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  10. Solange, il n'a pas que les cancres qui sont en difficulté
    Pire,plus grande, dévorante est la douleur de ce qui savent que les autres ne savent pas, qui doivent taire leur savoir sinon ils sont pris pour des barjots, des nuls alors ils s'étouffent dans une tête qui va vite mais un corps qui ne doit pas suivre tu compreNds??

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  11. Gratification
    une mère sait quand son fils va mal ou pas moi je savais qu'il était surdoué mais comment le confirmer et puis à quoi bon quand tout le système est contre refuse les surdoués

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  12. Georges, mon bon ami, je suis heureuse qu'un homme de l'éducation comprenne ma douleur
    je suis prise dans une spirale infernale où je suis appelée à seconder en permanence un fils brillant étonnamment brillant mais qui bute contre du béton des esprits malveillants ou simplement qui refusent de comprendre
    sommes- Nous vraiment loin de l'ère de Copernic??

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  13. Epamin ma triple amie
    un pour la mère que je suis
    un pour la grand- mère que je deviendrai inchallah
    un pour l'enseignante que tu es et que je ne serai jamais
    dans ma langue et ma religion, nous vouons une place sacrée au maître et à l'enseignant presque un prophète car dans ses mains se pétrit l'avenir des peuples et des nations
    comme j'aurai aimé que tu sois sa maîtresse combien tu l'aurai aimé et moi alors je t'aime déjà hahahaha

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  14. chère Nanou, je tremble quand je te lis tellement que tu me touches,
    tellement je te sens proche

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  15. La LICORNE, je te dois un vers de bienvenu
    mais quel vers t'irait à part celui
    tu as en quelque mot tout compris
    tout résumé, tout dit
    l'angoisse et l'incompréhension
    l'anxiété et la frustration
    un surdoué oui mon fils l'est
    uNe fierté ou une plaie?

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  16. OUI Enfer noir moi qui t'attends toujours dans tes com, je 'ai plus rie à ajouter
    pour toi
    pour moi
    pour lui
    juste merci

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  17. comme toujours un article long parce que tu as beaucoup de choses à dire
    mon fils unique a 18 ans il aurait pu mourir l'an dernier dans un grave accident de moto, il est un rebelle et il nous a fallu une longue séparation pour qu'il me pardonne un divorce et qu'il apprenne à me dire je t'aime
    Un enfant c'est tout et rien qu'on ne puisse commander. de grandes épreuves parfois des blessures qui font pleurer l'ame et puis aussi des rayons des soleils comme seul l'amour sait en donner

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  18. oui Fransua, toujours
    toi et moi sommes faites pour le terrain
    depuis toujours
    alors fidèlement, je garde ta main

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  19. Il ne suffit que de quelques secondes pour un spécialiste, pour un enseignant ou autre pour "étiquetter" un enfant et hélas, l'enfant n'es pas épargné. Ils en parlent comme si c'était un animal qui ne comprends pas le français, qui ne comprend pas les sous entendus... de quoi à miner leurs estime de soi.
    Ils veulent absulument les mettres dans un moule (ils sont tellement vite à juger un enfant hyperactif, autiste, etc) et lorsqu'ils ne trouvent pas un moule exactent, ils inventent, ils capotent littéralement et surtout souvent, pour rien.
    Ils calculent l'intelligence en note scolaire, ils la calculent en qualité sociale... et ils faudrait que tout les enfants soient pareille.
    Ton billet m'a fait beaucoup réfléchir. À l'avenir, à mon attitude à adopté... je me rends compte que je rencontrerais surement des murs comme vous en avez rencontré...
    Bref, ça me fait réagir votre billet et je continue ma réflection, je vous en partagerais une parcelle lorsque j'aurais réfléchit à fond :)
    Merci beaucoup d'avoir pris la peine d'écrire cet article. J'ai aimé lire votre expérience parce qu'elle m'a ouvert une porte en mon fort intérieur, quelque chose à travailler, à grandir et je me suis sentie moins seule.
    Pour tout ça, encore un gros merci.
    xox
    -Jane

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  20. Désolée pour les fautes d'orthographe, j'ai écris si vite :)

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  22. Tu es belle Lilia par les messages que tu reçois et ceux que tu adresses en réponse. Te rends-tu compte de ce que tu apportes à tous ceux qui te comprennent et qui se retouvent dans tes textes?
    Ce matin, je ne suis plus le spécialiste qui écoute et comprend. Je souffre à mon tour par me fille, la mère de Nicolas mon Prince. La grève de jeudi en France, qu'elle a faite seule dans son école, a déclenché une discussion téléphonique orageuse. Tu sais comment sont les méditerranéens? On se déchire, on se mord, on s'oppose, on crie. Je souffre encore car, je me demande combien de temps cette fois-ci va durer le silence entre nous. Quand vais-je revoir Nicolas? Je suis pris en otage.
    Comment fais-tu pour aider ton fils si loin? Tu dois donc voyager souvent?
    Excuse, je ne cherche pas à savoir. Mais je m'intéresse par empathie.
    Du courage tu en as. De la joie, je te souhaite!

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  23. Bonjour Lilia,
    C'est moi qui te remercie,
    C'est vrai que je n'ai pas commenté vos commentaires, la vérité c'est que je fais un passage à vide mais cela va aller, c'est humain et puis on ne peut pas être dans la lumière constamment, ainsi que dans le bonheur (cela dit celui-là me fuit ou alors je ne le regarde pas)

    Je t'embrasse,
    Que dieu te garde
    Siyah

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  24. Je n'aime pas les cercles, ils enferment... Comme ma fille vous avez une relation fusionnelle avec vos enfants attention!! ces sont les enfants du monde... escusez mon style direct et court...amicalement MimenS

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  25. " Tout ce que fait le pouvoir de l'univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s'élève s'élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont rond l'un et l'autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le pouvoir se meut. Aussi nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du grand esprit."



    Elan noir, indien sioux oglala.

    Texte écrit en 1863, ....!!!!

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  26. salut MYCHKA ta réponse ne me dérange pas mais le cercle c'est nous et il n'y a pas de quoi en avoir peur il nous rappelle à notre départ et notre finalité
    celui qui boucle le cercle a atteint son objectif car il a fini par comprendre
    en prendre peur c vieillir à un point non retour c permettre aux rêves de s'effacer, au possibilités de s'annuler
    ma relation avec mes enfants est fusionnelle je le reconnais mais moi je suis méditerranéenne mais de l'autre côté où tout se fait dans le bruit, l'opulence, l'amour, le faste, les rires, les cris, le désordre sans discrétion sans fard sans cache et beaucoup d'expansion et de spectacle
    nous sommes pétris de la sorte et nous ne sommes bien que comme cela
    c la mer
    c le soleil surtout mais t'inquiète on va bien.
    DE PLUS s'ajoute à cela ma double appartenance qui n'arrange rien mais qui embellit tout à mes yeux me rend poète et maladivement amoureuse lorsque j'aime!
    judéoarabe e plus soit les deux frères opposés, une double concentration
    t'as k'à regarder les infos et tu comprendras
    une minute on hurle une seconde aprés on festoie et ça n'a rien de fou
    c un tempérament
    une minute ça s'entretue une seconde après main dans la main alors que dire quand on aime!!!

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  27. Géco, je crois que mon com complète le tien

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  28. je viens te faire un gros bisou..une petite intervention m'attend demain je m'y prépare et te dit à ...tout de suite...je sens ta présence...moi ausi...si proche !

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  29. Chere Lilia,
    Apres un long vol, j'ai ouvert mon laptop pour te lire parce que tu me manques trop.
    Devant ce texte touchant, je me trouve vivre la mere que je le suis pas...
    A noter, les grand noms de notre monde scientifique et/ou litteraire Einstein, Hugo, Waldo...ont ce mode solo pareil, celui de ton fils...ils n'avaient pas un parcours scolaire parfait mais ils ont ete parfait d'une qualite rare distinguees des autres.
    J'apprecie en toi la perseverance malgre les genes quotidiennes d'humain.
    Taime taime.

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  30. Bonjour Lilia, c'est en passant chez mon amie Korrigane que j'ai trouvé le lien vers ton blog. J'ai été très émue de lire tout ce que tu dis de ton fils et du lien qui vous unit. Maman aussi, je sais combien est fort l'attachement qui nous lie à nos enfants...
    Quant aux capacités exceptionnelles de ton fils et à sa différence par rapport aux autres enfants, j'avais deviné le "cas" de l'enfant précoce. Ce sont des enfants qui sont en souffrance dès le plus jeune âge car ils sont en décalage par rapport aux autres et ne peuvent trouver leur place au sein de l'éducation traditionnelle. Je pense que ton fils s'épanouira lorsqu'il travaillera dans le domaine de son choix et qu'il ne sera pas obligé de se plier à des normes qui ne lui conviennent pas. Je lui souhaite la réussite dans la vie et à toi d'accepter la légitime fierté et le grand bonheur d'avoir un enfant exceptionnel !

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  31. Juste un petit coucou pour te dire que je pense à toi!

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  32. un beau texte rempli d'amour et de tendresse, presque une poésie...

    J'ai retrouvé les pensées de ma maman à mon égard sur certains points ( ayant 23 ans ) .

    vOS Textes sont toujours aussi beaux puisqu'ils viennent de votre coeur .

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  33. je viens te faire un gros bisou d'amitié et d'admiration, en t'attendant

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  34. SANSOUN
    que puis-je te dire que bienvenu dans ton pays
    appelles-moi dés que tu peux
    je t'aimet'aime
    je dois te voir

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  35. le double -fond des mots
    mon fils est surdoué par excellence
    mais en médecine ;nous parlons d'enfant intellectuement précoce et ckif kif
    les dérives sont sont les mêmes, la souffrance comme le décrit fort et juste La LICORNE sont identiques
    merci du passage

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  36. le fou mais pas si fou
    merci
    je te lis moi aussi

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  37. Epamin t'inkiète
    je mijotais en silence et ton coucou est venu jusqu'à moi

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  38. quant à toi Oxygéne, je te laisse pour la in
    pour te dire combien j'apprécie
    pour te dire merci et surtout restes avec moi
    oui de mon fils enfin des deux (ma fille) mais chacun à sa façon, je suis fière
    bises

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  39. Ton écriture est toujours émouvante...
    Ton texte me parle.

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  40. merci A VOS COULEURS
    Ou étais-tu depuis tout ce temps?

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