dimanche 30 janvier 2011

Une trés belle leçon de vie

Une jeune femme a un vol à prendre.Elle s'installe dans la salle d'embarquement un journal à la main pour faire passer le temps,un paquet de biscuit pour faire taire une fringale
Un homme pas très in sans grande allure s'assoit à côté son journal entamé
Elle ouvre le sien, se sert dans son paquet
LE monsieur fait de même.
ELLE LEVE LES YEUX LE TOISE POUR SON AUDACE, son manque de tact.
IL NE LA REGARDE MEME PAS ET CROQUE DANS SON BISCUIT.
il est vraiment culotté manque de tact et pas très gentleman.
Elle le snobe.. Après tout, elle est plus classe k lui pour s'abaisser à son niveau
Elle laisse passer l'acte se ressert et continue à lire.
Il fait de même une ,deux, trois fois jusqu'au dernier biscuit.
Furieuse, elle rumine et se promet de voir jusqu'ou il peut aller.
Il prend le dernier biscuit, le partage en deux puis SANS MOT remet dans la boite une moitié ,croque dans la seconde sans se gêner.
Hors d'elle même et sans un mot, elle prend ses affaires et monte dans l'avion qu'on vient d'annoncer.
UNE FOIS installée, elle ouvre son sac et lance un cri d'efffroi.
Son paquet de biscuit était intact au fond de son sac
Pour une fois, elle se sent petite très petite ET A HONTE.....



w hdithna kyess


Dans la vie, tout est dans ces exemples et quatre choses sont irréversibles:
une pierre jetée pour détruire.
une parole méchante prononcée.
un acte fait sans être réfléchi.
la jeunesse les années perdues Futilement et qui ne reviendront jamais.


je pense avoir été fidèle dans ma traduction
belle histoire ki trouve sa place dans ma tunisie en pleine guerre surtout ce kon a pu pensé dit ou fait à l'égard des manifestants de la kasba (la vieille médina dont je vous ai déjà parlé)
Des manifestants venus de toute part surtout du fin fond de mon petit pays pour acclamer la résolution du nouveau gouvernement parce qu'il continue quoiqu'amélioré à détenir des membres de l'ancien gouvernement)
cette jeunesse a et est plus lucide probablement moins diplômée k moi et mes semblables moins aisée car j'ai vite mordu à l'hameçon et cru en leur bonne foi de changement mais ce gouvernement continue à nous berner puis à nous mentir et cela est insupportable
ce qui est encore plus insupportable c'est que cette jeunesse a été avant hier battu à mort pour l'obliger à déguerpir et quitter les lieux des gamins civilisés propres certes démunis mais mille et incomparablement doués d'un sens de civisme de propreté et surtout de dignité
Des gamins de pas plus de trente ans généreux qui ont offert leur vie dans cette révolution de la dignité et non du jasmin comme aime le dire les médias ni pour le pain ni pour l'argent mais la dignité juste la dignité un homme de moins de trente ans s'est immolé pour dire non ne pas s'agenouiller donner un bakchich pour avoir la liberté de circuler avec sa charrette de légumes;
A ces jeunes gens on doit cette révolution mais que leur a lancé le peuple en remerciement??
DES PIERRES
PIRE DES HUMILiATIONS
Les info ont défiguré les manifestants et les ont assiégés dans leur dos après que les militaires qui étaient censés les protéger se soient retirés crapuleusement LES LIVRANT CRUS SANS PREAVIS AUX CHIENS POLICIERS ET A UNE BRIGADE POLICIERE DES PLUS MEURTRIERES
Le malheur c que dans notre hâte de revaquer à notre tranquille quotidien, nous nous sommes vite prêter au jeu et cru à ces viles manigances.Des fois pour vite en finir nous aimons nous conforter de ce qu'on nous avance sans vérifier ni aviser.
Honte à nous
Ils se sont tus pour kon parle
ILS se sont avancés pour nous servir de bouclier
ILS se sont humiliés eu froid, faim POUR NOUS LIBERER
jamais saccager, casser ou voler
toujours têtes hautes mains propres et Dieu seul sait avec kel tact finesse et savoir faire .
oui eux que nous avons traité de bergers ,d'arriviste et de pilleurs.
alors HONTE A NOUS KI AVONS LE SNOBISME DE LA JEUNE FEMME de DE L'AEROPORT, SES ACCESSOIRES POSTICHES ET EPHEMERES.
Honte de notre lâcheté, faiblesse, imbécillité et surtout notre peur permanente pour notre confort personnel nos petites vies de bourj alors qu'ils ont offert vaillamment leurs vies et celles de leur famille pour nous.

J'AI HONTE POUR MOI MAIS JE N'AI PAS HONTE DE L'AVOUER ET DE LEUR DEMANDER PARDON
ET VOUS?

mercredi 26 janvier 2011

"vaillants" perdus sans collier

Suis-je une vaillante lorsque tout le monde est sorti hurler sa colère, sa hargne vindicative?
Suis-je une vaillante lorsque les mots se meurent encore avant d'être expulsés?
Suis-je une vaillante lorsque taraudée par un scepticisme non pour les principes et les motifs de la révolution mais des doutes sur l'avenir de ce peuple qui n'est autre que le mien?
Suis-je à la hauteur de mes écrits qui se veulent authentiques, vrais et sans censure?
Suis-je à la hauteur de ces jeunes qui découchent très loin de leur famille, arrivent par vague incessante depuis des jours et des nuits sur Tunis la capitale, s'exposent aux morsures des nuits glaciales d'un janvier en feu, aux dalles impitoyablement gelées du quartier de la Quasba de la vieille médine où siège le palais du gouvernement?
Un gouvernement certes dans ses dernières heures continue à sévir dangereusement rendant la vie de tous les jours impossible, les revendications d'un peuple longtemps opprimé sans écho mais surtout affichant un outrageant sens de despotisme de menfoutisme de sans gêne de crevez-tous mais nous ne partirons pas avant d'avoir tout geler, saccager, briser jusqu'au moindre centime , moindre miette moindre rêve mais surtout surtout en semant l'anarchie, la pagaille et les règlements de compte à couteaux aiguisés parmi les civils
un gouvernement bafouant toutes les règles, les scrupules, laissant fleurir les rumeurs pour en faire avorter d'autres, alimentant les nuits de terreur et de crimes impunis puis se délécte du chaos, de la peur des innocents , continue à tirer dans le dos et à bout portant, vire à gauche, prend un sens contraire arrive en trombe sur la foule exaspérée pour aspirer sa colère, jouir de l'infamnie et dans un avant dernier soupir crache son ingominie en décrétant un avis de recherche contre les ben ali et les trabelsi à travers un interpol pas très puissant en Arabie puis se redresse lâchement à travers des menaces encore des menaces contre les manifestants de la Quasba puis dernièrement se livre crapuleusement en lançant des appels à comparution et des arrestations pour des chefs d'inculpation dérisoires presque fantôches
un semblant de justice de pénalité dans le seul but de lancer des miettes à cette population en révolte pour avorter sa colère et ses revendications
des meurtres par milliers dans l'impunité, corruption, usurpation, fraudes, abus de pouvoir et je ne sais .
qu'attend ce gouvernement en agonie à part pour moi la citoyenne apolitisée et pour tant d'autres d'ailleurs que de gagner du temps pour plus écouler les preuves de leurs mains immaculées du sang des innocents et surtout offrir à la zizanie, l'anarchie et le chaos le champs de mieux piluler.
Je suis comme tant d'autres effacée et sans grand bruit insuffisamment politisée parceque la politique est une culture, une science qu'on nous a tous interdits.
Liberté provisoire, rêves confisqués,je suis de ces gens et si aujourd'hui le monde craint pour nous du " trop de liberté", j'affiche depuis ce fameux 14janvier2011
UNE CONFIANCE SANS PRECEDENT EN CE PEUPLE VAILLANT PERDU SANS COLLIER
certainement que nous allons patauger, nous perdre et bafouer.
certainement que nous allons trébucher, saigner et se tromper.
certainement que le prix à payer sera cher, la facture considérable mais le printemps reviendra , les hirondelles retrouveront leurs abris et notre ciel rebrillera encore plus beau plus neuf qu'avant et ce ne sont pas des mots
La politique est une culture que nous cultiverons .
La politique est une science que nous apprendrons .
La poltique a besoin de ces jeunes qui ont dit non.
et si certains se mettront sur le chemin pour nous dérouter, nous les arrêtrons.
et si des épines se dressent sous nos foulées pour nous faire saigner, nous les arracherons .
et nous continuerons FIERS VAILLANTS PERDUS peut-être mais SANS COLLIER.



« Lorsqu’un jour le peuple veut vivre, force est pour le destin de répondre, force est pour les ténèbres de se dissiper, force est pour les chaînes de se briser. » ABOU EL KACEM ECHEBBI

mardi 25 janvier 2011

Les oiseaux "ne" se cachent "plus "pour mourir.

Le calme semble se frayer une rigole dans ce terrible tremblement de terre qui secoue mon petit pays.
Un semblant de vie semble reprendre ses droits sur la mort, la déchéance et le chaos.
Les magasins réouvrent.
Les marchands s'installent anarchiquement dans les avenues marchandes.
La population se réorganise dans ce couvre feu du mieux qu'elle peut.
Les hirondelles reviennent timidement sur nos toits.
Je rentre dans mes journées active, remplie de bonne foi et lorsque ce matin,je rentre dans mon bureau ,je tombe dans une inanition frôlant la folie.
"Voleuse, criminelle, mains sales , sale pute, usurpatrice, conspiratrice avec l'ancien gouvernement et sa belle famille...je te poursuiverai jusqu'en enfer et nous le peuple nous nous vengerons."
Il se lève vers moi et tente de me frapper.
Il n'est autre que mon collègue au travail , un médecin comme moi.

J'ai toujours marché sur le bas côté, jamais dans les grosses artères pour ne pas être écrasée.
J'ai toujours appris à retenir ma respiration, à vivre en sorte d'apnée pour ne faire place qu'au souffle des autres.
J'ai toujours joué dans la cour des petits où la voix retentit sans faire d'écho.
J'ai toujours mangé , ruminé, évolué sans rot ni bruissement ni bruit juste très peu ou suffisamment pour faire figure de présence.
Juste de présence..
J'ai toujours fait foi de silence lorsque je devais hurler.
J'ai toujours ri lorsque je devais pleurer.
J'ai toujours tu, enjolivé ou pommadé lorsque je devais arracher et refuser.
J'ai toujours compris ou essayé de comprendre lorsqu'il n'y avait rien à comprendre ni à supporter.
J'ai toujours dosé, fait attention, pris des gants et des précautions jusqu'à m'interdire de jouir ou de ne me réjouir qu'à moitié.
J'ai toujours esquivé, paré lorsque je devais me défendre et dire non.
Je me suis toujours cachée pour pleurer, panser une plaie ou rire à fond.
A cela se jalonnent les intempéries de la vie qui m'enfoncent un peu plus dans cette sorte d'ascétisme forcé et presque inné.
Pourquoi ?
parce que j'appartiens à cette minorité qui se doit de faire profil bas
parceque j'appartiens à ce corpuscule qui a appris à marcher face au mur ne
voyant rien n'entendant rien et murmurant dans ses souliers
parce que j'appartiens à cette gente qui doit se taire lorsqu'il faut parler
parce que j'appartiens à ce groupe qui n'a rien à dire rien à rappliquer rien à juger rien à décider rien à soutenir rien à défendre juste qu'ils ont été là au mauvais moment et quand il ne faut pas.
Allez demandez à un estropié ce qu'il aimerait faire dans son fort intérieur lorsqu'un minable se dresse pour le violenter et peut-être vous comprendrez
Allez demander à une prostituée ce qu'elle aimerait faire subir à son mac lorsque la nuit, elle est livrée aux fantômes de ceux qui l'ont pénétrée et peut-être là vous comprendrez
Allez demandez à un enfant battu de ce qu'il voudrait faire de son parent violent et peut-être là vous comprendrez
Allez demandez à un serviteur ce qu'il aimerez faire de son patron despote et exécrable et peut-être là vous comprendrez
Allez demander à tous les opprimés, les faibles, les sans voix ce qu'ils aimeraient faire de leurs bourreaux et peut-être là vous comprendrez

J'ai connu la guerre des six jours alors que je n'étais pas plus haute que trois pommes comme dit Gabin,je crois.
J'ai surpris la terreur dans le regard de mes femmes de ma famille maternelle mon seul monde fréquenté(l'autre s'est fermé à moi par la force des choses et des préjugés)
J'ai connu l'exil sans exil et c'est pire car on vous oblige à tout ce que j'ai déjà énuméré et plus encore que je n'oublie.
Exilée dans son propre pays, sa propre bande son école ses amis dans le moindre jeu d'enfant et lorsque cela tourne au roussi, on criera non pas au plus fort ni au gagnant mais toujours au perdant rien qu'au perdant soit l'estropié, la prostituée, la violée....et Dieu seul sait si cela n'est vrai.
faîtes votre enquête demandez autour de vous et vous verrez..
on en veut toujours un peu à la gamine qui s'est mise dans les pattes de son père pour qu'il bande et la touche ou cette autre courant seule dans ce bois ou cet autre qui a exacerbé les tensions en revendiquant ...
toutes ces victimes, on commence certes à les reconnaître, les plaindre mais nous ne pactisons jamais avec le feu.
Nous préférons rester prudent.
si j'avais à choisir un ami,je prendrai pour ma fille ou mon fils un propre sans tâche dans son dossier jamais un fils de violeur, de sans papier d'irrégulier ou moins que nous toujours mieux toujours mieux
EXCUSEZ-MOI, je divague et me perds.
mais c'est parce qu'un ras le bol furète mes arrières.
Une marée montante emporte mon passé.
Un débâcle diarrhéique inonde mon présent.
Je me lève galvanisée par Samson,HERCULE ou Titan.
J'ai plusieurs têtes, cinq mains et cent voix.
Je hurle ,m'empare de lui le médecin du matin, le soulève,le projette hors de mon bureau
Je le crible de jurons, de mots que je n'ose répéter.
Je l'achève en refusant de prendre peur, de jouer son jeu, d'endosser injustement et surtout de me taire et de subir comme avant l'outrage et l'injustice en faisant dos au vent jusqu'à ce que la tempête tombe.
Non cette fois,je suis la tempête.
Mon dos ne se veut plus lisse , courbe pour supporter jusqu'à la fin
Le Nil est à sa crue .
Il casse les barrages,emporte la digue,les non dits,les années de mutisme,le semblant de survie à deux sous.
Une fracture terrestre soulève des chapes d'injustice anciennes et récentes.
Je me rue vers lui et pour une fois écroule sous ma voix des années de ténèbres, de tâtonnements et de brisure.
Je le défonce sans scrupule ni hésitation parce que j'ai connu les esprits mal tournés,les fantasmes des fausses rumeurs, les dérives des obtus et des bornés, le joug du fanatisme et de l’intolérance
Pour tout cela, j'ai décidé de ne plus me cacher pour mourir.

vendredi 21 janvier 2011

ENCORE UNE NUIT D'HORREUR DANS LA SERIE DE BEN ALI ET LA , C'EST VOTRE RESPONSABLITE!

Je dormais lorsque mon frère habitant pas très loin de chez moi et réquisitioné avec tous les hommes dehors de leur propre chef en gardiens de cités pour notre sécurité comme tous les soirs depuis une semaine sans fin me secoue doucement.
Je ne les ai pas vu venir mon fils et lui moi l'insomniaque invétérée que le moindre souffle , bruissement réveille.
Ils trembalent comme des bambins rampant à terre en me secouant.
Il met sa main sur ma bouche et chuchote: des gens armés dans une voiture de luxe nous pourchasse.Je me suis glissé avec tous les hommes par la clôture arrière du jardin.Ils sont à nos trousses et cherchent dans quelle maison notre groupe s'est refugié.Un groupe restreint fait de moins d'une dizaine depuis qu'un lèger mieux s'est déclaré dans le pays soit depuis hier matin.Beaucoup d'hommes n'ont plus fait le guet croûlant sous un semblant de sécurité médiatisée et sous un lourd sommeil depuis des nuits convoîté.
La population est ressortie. J'ai fait sortir ma mère.Je l'ai même prise terrosisée depuis un mois au champion. Nous avons pris un café dehors, discuté, papoté et même ri comme si de rien n'était.
La ville entière respire mieux comme si on se réveillait petit à petit d'un mauvais cauchemar.
Je suis paralysée par la peur.
Je tatônne dans le noir, palpe leurs têtes aimés , cherche ma fille , l'accroche à mes pas, à ma vie encore en vie pour je ne sais combien de temps encore.
Je me courbe et monte en haut réveiller un jeune invité pour un soir retenu loin de ses parents par le couvre feu le malchanceux.
Bizarrement, ma voix ne tremble pas:
lève-toi mon fils, des snippers sont là autour de la maison dans une 407 deluxe.Il faut pas paniquer tu as de la malchance de vivre cela mais nous n'avons rien demandé c'est le destin...et vous les enfants,il n'est pas le temps à la vaillance ni à la panique, écoutez moi..la vie est devant vous les jeunes Nous ,on a eu notre chance vous devez vivre pour être notre mémoire pourqu'on ne nous lapide pas tous et qu'on MAQUILLE LA VERITE
pourqu'ils n'utilisent pas notre tuerie comme un crapule scénario de terroristes enfin abattus et mis hors de nuire en emplissant notre maison d fausses preuves et d'ignobles mensonges.
LEVEZ-VOUS METTEZ VOS BASKETS ET CACHEZ -VOUS et toi ma fille si notre mort t'insupporterai, les coups de feu insoutenable bouche-toi les oreilles et retiens ton souffle vous ne sortirez que lorsque tout sera fini et qu'ils seront repartis
Ma fille éclate en sanglot, le garçon les yeux rouges mais s'exècutent .
A l'exception de mon fils qui indomptable refuse de m'écouter.
Il est terrible ce garçon: MA PLAIE- Mon ARRET DE MORT SI JE LE PERDAIS ET MA FIERTE.
Il me pousse à me cacher et redescend avec les hommes se concerter.
Je ne le reconnais plus, LUI l'élève du lycée français : enfant pourri gâté toujours bien habillé aux goûts de luxe et hautain débat avec les clochards , le chômeur, l'intello et le petit voleur de quartier.
Sale, transpirant , poussierreux lui le petit blond toujours élégant,il a été brutalemment projeté dans le monde des hommes et a basculé vaillamment chez les géants.
Je ne m'exècute pas non plus et rejoins les hommes au rez de chaussée.
Je leur donne une bouteille d'eau qu'ils font passer.
Je leur chuchote calmement que cela va aller.
Ils me remercient ces hommes d'habitude machos qui normalement devaient nous défendre les femmes et enfants du quartier.
CEST QUE L'HEURE EST A LA LOI DU MOUSTIQUE DEVANT LE LION
LE NAIN DEVANT LE GEANT
L'ARME DEVANT LE SANS ARME qui n'a jamais connu les champs de guerre ou tenu la moindre arme réelle ou pas réelle.
L'heure n'est pas à la parodie mais très grave très très grave.
Je balbutie une stratégie dans mon esprit embrumé par la peur pour mes enfants , mon mari et ces gens autour de moi, prends le clavier ordonne un texte et vous écris pour que VOUS ET LA CEST VOTRE RESPONSABILITE teniez après nous le rôle de porte parole, de mèmoire, de vérité de preuve et ce n'est pas de la fiction que j'ai écrit moi une mère sans antécédent ni passé une civile apeurée tétanisée et en danger de mort
JE PANIQUE NE TROUVE PAS LES MOTS MES DOIGTS SONT GELES ET NE VEULENT PAS M'OBEIR
JE ME RAMASSE COMME TOUTES LES FOIS Où JE M'ENVASE ET PERDS PIED.
Le moment n'est pas à la peur mais à la raison et dans ce qui me reste de vie,je me raisonne et je vis.
Je fais l'inventaire de ceux que je peux appeler :la police ,les secours ,les militaires mais personne ne vient et si cela se trouve je n'ai plus confiance en personne.
TOUT EST AU DOUTE ET A LA CONFUSION
TOUT EST "NE FAIRE CONFIANCE A PERSONNE"
Je gigote et reprends mes esprits:j'appele mon frère, il est trois heures du matin.
Je le réveille lui raconte en deux mots notre boubier
Il panique ,grelotte et a plus peur que moi.
Je lui IMPOSE LE RESAISSISSEMENT, LE SILENCE SUR CE QUE JE LUI RACONTE,LE SANG FROID ET SURTOUT DETRE NOTRE MEMOIRE SI NOUS ETIONS TUES ET SURTOUT DALLER VOIR APRES NOUS DES GENS DE CONFIANCE ET LEUR RACONTER.
C'était tout ce que je pouvais faire et lui aussi ni médias tunisiennes ni rien dans le moment car il risquait de nous enfoncer.
Je redescends à côté des hommes pour voir.
Mon frère plus calme décide une stratègie.
El fejr soit l'appel à la prière est dans une heure.Les fidèles seront bientôt levès .Nous devons en faire nos alliès.
Il prend son téléphone et commence à appeler tous les voisins qu'il connaissait.
Voisin par voisin, famille par famille
Nous sommes peu nombreux dans ce quartier éloigné mais notre union reste notre seul moyen de lutte.Ils décident de sortir tous par la porte de derrière , mon fils en premier.
Je le retiens,il refuse.
Je le retiens, pose ma main en hâte sur sa tête et balbutie encore une fois :
je te confie à DIEU QUI NE PERD JAMAIS SES CONSIGNES
Il me regarde une dernère fois et souffle :
si je suis tué ne pleure pas je serai ton unique fils martyr
Mon coeur se fond.
je veux le retenir mais je ne sais ce qui me pousse à le laisser à son destin.
Je dois être folle parceque par deux fois,je ne le retiens pas , ne lui défends pas de sortir mais le laisse confiante partir sans hésiter l'exposant à ne plus me revenir...
Une heure encore se tire insupportable nous balafrant de crampes et d'effroi.
Je grelotte pour mon fils qui ne répond pas, pour mon frère , leur télèphones éteints .
Mille scénarios nous galvanisent, nous plombent deriière nos murs.
NOUS NE RESSONTONS PLUS RIEN NI LE FROID NI LA PEUR ET lorsque deux camions militaires blindés arrivent, nous rampions encore tétanisés.
Un des camions fait un brusque demi tour et ouvre les feux de ses phares sur ma maison.Nous sommes à terre plongés dans un plein jour.
Quelqu'un hurle un nom.
Un autre siffle, c'est mon frère.Ils le repère et arrive vers lui.
Nous nous embrassons, le ciel n'est plus que lumière:girophares, voitures de police sans compter, un vaet viens violent sans fin mon avenue.
Nous sommes sauvés.
Les suites se bousculent:mensonges ou vérités: un chien berger de police fraichement mort sur la plage, un passeport français retrouvé avec une tête de mercenaire qui n'a rien de français en guise de propriétaire, des rumeurs qui enflent, des doutes sur le retard de l'arrivée des secours et puis un balancier au bord de la rive sorti du ventre de la mer .
Une mer que je n'aime plus qui me terrorise et nous livre depuis des nuits aux méchands par ses portes ouvertes aux béances, aux usurpateurs, aux criminels et aux mercenaires qu'on soupçonne fortement d'arriver.

mardi 18 janvier 2011

une nuit de terreur dans le film d'horreur de ben ali

les snippers sont là dans mon quartier si vide et isolé .
quatres blindés de soldats sillonnent la rue
j'écris dans le noir sous la lumière d'écran avec mes yeux qui me font défaut
sinq hélicoptères écartèlent le ciel Ils rugissent fous furieux,leur infrarouge badigeonnent nos murs, creusent dans mon coeur qui bat cent à l"heure
Je m"écarte de la fenêtre car ils viennent de donner les consignes à mes hommes dehors de se plaquer contre les murs et d'éteindre les lumières
j'ai peur pour mon fils et mon mari dehors.La porte du jardin reste ouverte pour que les hommes s'(y jettent dedans pour se cacher.
Lzs hélico se croisent dans ce ciel sans étoile
La peur paralyse mes menbres mafille me colle dans le lit
la peur me traque, casse ma voix
je veuc m"occper l'esprit pour penser à autre chose mais en vain
je suis déroutée mal a l'aise et incapable de faire quoique ce soit et puis il n'ya rien à faire
il est plus d" une heure du mat
chaque soir nous ne dormons pas avant quatre cinq heures du matin
ils ont chassé la quiétude et le sommeil definitivement de nos coeurs
ce qui est terrible dans notre situation, c'est que tout s"est bousculé tellemnt vite
Que serait l"homme sans sa cupidité, son hargne et ses débordements
Un homme soutenu par sa femme cupide et opportuniste a tenu pendant plus de vingt trois ans son peuple par une manne de fer dévalisant aidé par sa belle famille yellement nombreuse les richesses de ce pays en appauvrissant et affamant son peuple
Et lorsqu'il est tombé,il continue de loin à nous persécuter et à nous nuire en commanditant à chaque heures des meutres sur les civils
U scénario hors paur aux extrêmes de la barbarie
Nous ne pouvons plus rien faire même plus manger ni regarder autre chose que les infos
iL A cassé notre foi dans le gouvernement et livrés à nous même nous sommes tirés chaque heure de part et d'auitres
chaque pays a des vues sur nous surtout la France et les Usa
Je ne sais qui encore pourrait nous utiliser
Le ciel semble se calmer et les hélico moins enragés
une pourchasse qui dure depuis plus de deux heures qui me ramène coeur, idées en tamponnade aux peurs d"Anne Franck dans leur appartement judicieuesemt mansardé par son père pour échapper à la gestapo
L'ere du reich semble loin et poutrtant des dictateurs comme ben ali conntinue à sévir , a torturer, brulerv et tuer
Les hommes sont encore dehors avec un froid qui taille dans le vif et par cette humidité qui monte du ventre d'une mer impie qui renie ses enfanst
tout semble hostile;la mer, la nuit, le jour aussi mais surtout nous les hommes qui sont capable des pires tragédie
celle de mon peuple est entrain d s'écrire de notre sang, nos nerfs et nos vies
qui sont ces snippers
comment peuvent-ils vivre et supporter de nous faire tout cela
hier un gamin de seize ans est tombé mort par un snipper qui tirait dans une folie sans précédent dans le quartier de ma mère
je suis scandalisée pire encoreje n'ai plus de mot

excusez mes fautes car je ne vois pus rien mais je tiens à evoyer le premier jet

lundi 17 janvier 2011

s'il vous plaît ,ne défigurez pas leur révolution

Je suis encore sous le choc.
Ils viennent d'annoncer la nouvelle répartition du gouvernement avec un ministre de l'intérieur qui donne sa première confèrence de presse.
Il était déjà ministre dans le régime précédent puis démis puis récemment repris par Ben Ali le président déchu et là il nous sort un discours fort fulminant.
Il pestifère avec beaucoup d'arrogance sur les rumeurs qui fermentent nos journées.
Il loue les agents de police pour leurs efforts pour contenir la foule et déclare légitime leurs actions le fameux jour du 14 janvier 2011 ce jour où il y a eu plus de quatorze morts dont un reporter français sous les tirs des policiers.
La manifestation a duré plus de quatre heures sans heurt ni violence juste main dans la main dans une même voix pour répondre "Non" aux discours de crocodile de la veille du président.
Il confirme ce soir que ses agents ont tiré pour disperser lorsqu'on a tenté de se hisser sur un balcon du ministère pour arracher le drapeau tunisien.
Il a omis de préciser que c'étaient des tirs de bombes lacrymogènes en "tir tendu" plutôt qu'un "tir en cloche" .
Les professionnels savent que ce sont des tirs dans un seul but de tuer et non de disperser.
Il a omis de signaler également que c'est pour le drapeau que ces innocents se sont offerts en martyr.
Il a omis de préciser également que la chasse aux sangliers dans mon pays touchait à sa fin et qu'en bons chasseurs,les européens arrêtés vaillamment il y a un jour par nos agents de l'orde: policiers , militaires ainsi que nos civils devaient certainement le savoir .
De plus, on ne vient pas chasser dans un pays en grave insurrection et lorsque nos vols aériens sont presque nuls et dangereux et que la plupart des pays sont entrain de rapatrier leurs ressortissants .
Il a omis également de signaler que les rumeurs que la population soit disant colportées n'étaient point par pure psychose ou mensongères mais parce que nos médias locaux les diffusaient en boucle le long de la journée pour nous prévenir du danger imminent.
Il a omis surtout de présenter ses excuses pour ce peuple valeureux, héroïque qu'il a tenté de duper plus d'une fois.
Il a omis de dire aussi et ça c'est le plus important que cette révolution n'est pas une révolte de la faim mais de la liberté et qu'il n'est pas en droit de la défigurer en marchant sur les pas de l'inspecteur Javert de HUGO et en ne s'arrêtant que sur les actes de vandalisme et de vols des biens de la famille présidentielle et point sur les autres civils.
Je ne défends pas ces actes ni ces dérives.
Si j'étais lui,je m'arrêterai surtout sur ces sippers qui ont ravi la joie du peuple en terrorisant la population de jour et de nuit pour tuer, piller, brûler, semer l'horreur le lendemain de la chute du dictateur et défigurer la sainte révolution.
Ils continuent à le faire jusqu'à ce soir encore.
Trop d'omissions.
Un trop plein de manquement, d'irrespect et surtout de perséverance dans le despotisme et le crime car il n'y a pas de pire crime que de tirer sur des civils non armés comme ces glorieux manifestants ou encore ce Lucas Dolega abattu villement lors de l'exercice de ses fonctions.
Monsieur le ministre de l'interieur, j'appelle à votre devoir de vous voir démissionner pour vous livrer à votre tour à la justtice car ces crimes ne peuvent rester dans l'impunité.
Vous avez à répondre monsieur le ministre de la vie de tous ces gens tués sous vos commandements.


Ps:je tiens à vous dire que je ne comprends malheureusement rien à la politique.
Je n'appelle pas non plus ni à l'anarchie ni au chaos.
Je n'aime pas la politique . Elle ne m'a jamais séduite et pourtant, je ne puis rester sourde , muette et aveugle aux cris de Bouazizi ou de Jan Palach et tant d'autres.

dimanche 16 janvier 2011

La révolution du jasmin ou plutôt la révolution de la dignité

Je suis tremblante d'excitation devant mon écran.
La nuit commence à gagner du terrain sur un jour où la folie s'est emparée des hommes.
On parle de vandalisme, de vols et de crise de panique générale.
De terribles rumeurs néanmoins aussi importantes que vraies.
Le pire est à décrire.
Ce matin,j'ai accompagné mon mari afin de nous ravitailler en quelques provisions élémentaires .
Des barrages faits de militaires noyés dans des barrages à chaque cent mètres ou même moins encore.Des barrages d'hommes aux visages cernés aux traits tirés, sales, fatigués par des nuits de veille interminablement stressantes mais magnifiquement héroïques.
Un peuple pacifique toujours recalé au plan de peuple tranquille presque effacé si on le compare aux autres pays voisins.
Un peuple magnifiquement héroîque qui s'est soulevé sans arme ni violence pour déchoir un dictatuer non pas sous la dictée de la faim et du pain mais juste pour la Liberté.
Un doux parfum cette liberté .
Elle a l'odeur du jasmin,du musc et de l'ambre mieux encore elle a un goût aux confins du sucré,un elexir qui ramène aux vieux leur jeunesse perdue sous le joug du silence forcé, des voix étouffées , d'un air comprimé infecté de compromis et de peu de dignité.
Une alchimie cette liberté, elle vous prend par les tripes, enflamme les esprits, secoue les derniers doutes,annhile les affres de la PEUR pour regorifier et rendre plus forts plus tenaces.
J'ai livré mon fils unique à ce soulèvement consentante et réconciliée avec moi même.
Mon fils :la prunelle de mes yeux,dhaw ayouni comme on dit et là je veux l'avouer fort et haut que la veille du soulèvement,je l'ai honteusement droguée par un tranquillisant de part ma profession pour qu'il ne se réveille pas et marche avec ses amis dans les manifestations.Il ne se rendit point compte culpabilisant pour un dépassement imposé à son insu.
Le lendemain soit Le 14 JANVIER 2011ce jour mémorable de notre Liberté,j'ai recommencé parceque j'ai inspecté à son insu son FACEBOOK aprés le fameux discours du président non encore déchu qui petit devant son peuple déclinait, baissait les prix et tentait de se racheter minaudant au point de me faire pleurer.
J'ai recommencé au petit matin parceque j'ai appris dans ma violation
de son courrier que le mot d'ordre était de se rassembler devant le ministère pour dire non.
Pour rien au monde,ils ne troqueraient la mort du premier martyr Bouazizi pour un semblant de liberté .
Ils la voulaient entière et sans compromis.
Ils la voulaient vierge, totale et sans aucune tâche.
Et lorsque son téléphone sonna,il se dressa hors du lit comme tétanisé , prit en hâte une douche ne pût rien avaler, m'embrasser sur le front et fit démarrer sa voiture.
Confuse,très petite devant mon enfant qui en une fraction de seconde évoluait en géant,je le rappelle ,mets ma main sur sa tête comme j'ai vu toujours mon défunt père faire,lui plasmodie quelques versets du Coran et lui dit texto:" je te livre à Dieu qui ne perd jamais ce qu'on lui consigne".
Vous pouvez en rire mais je le lâchais fière et consentante avec une intime conviction qu'il partait avec la possibilité de ne jamais me revenir.
Je l'offrais en martyr sans aucune appréhension.
La peur tronçonne dans la chair.
La peur baillonne, étouffe et vous garde en demi-vie.
La peur rend lâche,excrécable et petit.
Infiniment petite,je me suis tenue.
Infiniment lâche, je me suis comportée.
Infiniment aimante,je me suis rattrapée pour lui souffler :va , vis et deviens mon amour.
Et lorsqu'en boucle,les doutes se bousculaient,je ne doutai point.
Et lorsqu'en masse, les médias nous inondaient d'infos et d'images,je ne m'en fît point.
Et lorsqu'en héros, les manifestants étaient bombardés de lacrimogènes et de vraies balles tirées par les snippers, je ne pris point peur.
Et lorsque son père et ma mère fulminaient et m’assaillaient de lourds reproches et de permissivité, je me sentais légère.
Mon fils m'avait étrangement libérée, magnifiquement libérée.
Un sentiment nouveau ou plutôt neuf m'habite.
La peur est un honteux souvenir.
La peur est un lot perdant.
La peur est derrière moi.
La peur est derrière mon peuple qui en une fraction de seconde bascule dans la magie du militantisme et de l’héroïsme.
Je comprends soudainement mieux cette citation Je comprends soudainement cette citation
"Une société prête à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité
ne mérite ni l'une ni l'autre et finit par perdre les deux." Benjamin Franklin

C'est que mon fils et ses semblables ont refusé et m'ont appris à refuser le peu de sécurité.
AUCUN TROC N EST PLUS POSSIBLE.

Il m'amène avec tous les autres son rêve de liberté.
Ils le construisent ensemble sas grande préparation ni préavis.
J'ai essayé de le droguer pour sa sécurité.
Il m'a droguée par la Liberté.
Depuis j'y suis accro ainsi que plus de dix millions de tunisiens!
Ce rêve, nous le construisons dorénavant tous ensemble.
Nous naissons ensemble à ce vent de liberté
Dix millions depuis des soirs le construisent ensemble main dans la main sans peur, tête haute et poumons remplis d'un air neuf vivifiant nommé Liberté s'opposant vaillamment à chaque minute à des milices enragées , des snippers qui pillent, vandalisent et lapident dans toute traîtrise et lâcheté.
Ben Ali digérant mal son détrônnement continue du plus loin de sa fuite à commanditer des criminels qu'il a pendant longtemps et sous silence endoctrinés.Des tueurs d'élite dormants méconnus de tous.
Nous les affrontons à tombeau ouvert sans munition ni bombe armés de gourdins et des barrages fabriqués sur le tas dans une hilarité et solidarité sans précédent.
Oui ce qui est fabuleux dans cette révolution, c'est qu'elle a uni par un mot d'ordre général qui est l'immolation de son premier martyr une jeunesse partagée ne pensant qu'à s'amuser mais surtout un peuple désuni.
C'est ce qui rend fort et chacun à sa manière opère pour colmater, aider et surtout se relever.
La liberté est un chant, une fable, un conte de fée qui magiquement devient le sens de nos vies.
C'est pourquoi ce soir et tous les autres à venir, je mettrai sans hésitation mon fils et mon mari ainsi que toutes les autres dehors , face à un froid qui incise, un isolement précaire et sous le son des tirs meurtriers pour non pas nous barricader mais défendre notre LIBERTÉ.

samedi 15 janvier 2011

La peur est en haillon.
Je contemple mes hommes
Dans leurs uniformes de combat
Tenues chaudes
Fourches et bâtons
Massues et chaînons
Ferrailles et pierres
Poubelles et containers
Tout est bon pour des barrages d'occasion
Le silence est morsure
La terreur est complice
Assassins de nos enfants
Briseurs de nos rêves
Succeurs de sang
Groupes armés
Hommes cagoulés,
Milices et chacals aux abois
Pillent, saccagent et tirent à bout portant
Coupés du monde,seuls sans corps défendant
Orphelins du monde, battez-vous
Orphelins de votre patrie battez-vous
De votre soulèvement
De votre histoire,vous restez seuls scripts.

Mon pays est en sang et en feu.












Mon pays est en sang et en feu.
Le peuple a dégainé
Plus de ceinturon
Plus de muselière
Abat le pouvoir
Abat le dictateur
Le dictateur tombe
Joie, soulagement, euphorie..
Le jour ouvre une paupière, se ravise
La nuit est fourbe
Poumons emplis de scènes terribles
Chaînes et armes blanches
Bêtes aux abois
Crimes, saccages dans le noir de la nuit
Viols, infanticides
Mains noires et incendiaires
Sur des civils en terreur
Sur des prisonniers pris au piège
Crémation
Piétinement
Calcination de gens sans défense
Nazisme ou coup de folie
Je descends dans ma rue
Sidi bou Said est défiguré
Plus de manteau bleu et blanc
Bougainvilliers en pleurs
Jasmins en berne
Senteurs de haine de préméditation et des pires violences
Départs en hâte ,
Rafles et banditisme
Des groupes de jeunes se tiennent aux coins de rue
Un semblant de vie redémarre
Quelques marchands ambulants
Des Bouazizi en mode veille
Bruits de course
Voix libérées
Pays en guerre
Mafia présidentielle
Le ciel est chargé
De balles et de fumées
Bombes tirées pour tuer
Civils et désarmés
Tout le monde se joint aux manifestations
Voix libérées
Un Bouazizi tombe
Le peuple le ramasse et continue à avancer
Une femme lance des youyou pour accompagner l'enfant martyr à sa dernière demeure
Une autre avance ses quatre autres pour la juste cause
Un commandant de bord refuse d'embarquer les mafieux
Chacun est dans son poste un héros
Je tâtonne entre les gens
Nous circulons à tombeau ouvert
La peur était une panique
La peur était une honte
Nous ne paniquons plus
Nous n'avons plus honte
Nous ne reculerons plus
Nous arriverons encore à rire ,à faire l'amour et à manger
Nos jardins refleurirons
Nos femmes engrossées
Nos terres refertilisées
Un Bouazizi, Labidi, Daghechi, Hami ,Bettahar renaîtront
Le ciel n'est plus lourd
Il scintille de mille feux
La Tunisie rappelle ses enfants
Un à un sommes présents
Jusqu'au dernier souffle
Jusqu'à la dernière goutte de notre sang!